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Master MEM

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vendredi 3 février 2017

L'Eau Textile à la Manufacture des flandres

Le groupe projet du master MEM qui a élaboré l’exposition L’Eau textile actuellement présentée à La Manufacture des flandres , musée de la mémoire et de la création textile, à Roubaix, a eu l’intelligence de problématiser l’exposition autour de la question de l’eau dans la création textile. L’appel à artistes et les oeuvres présentées ne sont de ce fait pas décontextualisées mais prennent tout leur sens, en plein dialogue avec un propos parfaitement ciselé. Collant parfaitement aux enjeux techniques de fabrication, mais aussi à l’identité de la ville de Roubaix, l’exposition invite à l’exploration du thème en plusieurs volets, à la fois patrimoniaux, avec des images d’archives, mais aussi sociologiques avec la production industrielle actuelle en Asie, environnementales avec la gestion de l’eau et de ses effets, les nouveaux textiles innovants moins gourmands en eau, etc. Exemple assez rare d’exposition de création contemporaine qui s’inscrit dans une véritable vision de musée de société. Ainsi l’art contemporain est accessible, intelligent et interpellant. 22 artistes ont participé, avec de véritables perles. Des appels et invitations sont faites dans cinq autres lieux de la ville qui sont partenaires : les Archives du monde du travail, le musée de la Piscine, l’Office de tourisme, la médiathèque, les quais en extérieurs… 

jeudi 26 janvier 2017

Antarctica à Confluences

Comment peut-on proposer une exposition sur les pôles et ne pas parler de réchauffement climatique ? On en reste sans voix ! On savait que l’approche environnementale n’était pas le fort de Confluences jusque-là, mais quand même. Comment penser aux mondes polaires sans penser à ce qui devrait nous obséder tous, tant la question est un enjeu crucial pour la planète ? Les concepteurs proposent à la place de très belles images immersives pour contempler des paysages et de gentils pingouins et autres volatiles. On confine au scandale ! Ceci dit le graphisme de l'expo est intéressant. 

mardi 10 janvier 2017

Dessiner au CNAM

Très belle exposition sur le dessin, produite après une résidence de Schuiten au CNAM. Evidemment la complicité entre l'artiste et l'institution existe de longue date, et cela se sent dans l'exposition qui en résulte. L'exposition Machines à dessiner de Schuiten & Peteers met en scène de belles mécaniques, de très beaux objets, parfois énigmatiques pour le néophyte, mais ce sont surtout des prétextes à montrer les sources de l'inspiration artistique. La dernière salle est une proposition participative avec des tables à dessiner où petits et grands peuvent proposer leur interprétation. Cela marche et c'est très impressionnant de voir les personnes restées de longues heures à dessiner et à jouer vraiment le jeu, avec des visiteurs de tous âges. Cette dimension de l'expo n'est pas la moins intéressante, loin de là, elle témoigne des évolutions actuelles des institutions. Devant son succès, l'exposition est prolongée jusqu'au 25 mars.

dimanche 25 décembre 2016

Espèce d'ours... toi même

Courrez au Muséum national d'histoire naturelle pour tout savoir sur les ours, les différentes espèces, les ours dans l'histoire, les particularités morphologiques et biologiques, les habitudes de vie, les représentations sociales, et les rapports ambivalents de l'homme à son encontre... Evidemment, les problématiques actuelles y figurent également, mais comme souvent abordées en fin d'exposition. Une exposition bien conçue au parcours agréable. Les films sont, comme souvent, les éléments qui captent immanquablement l'attention de tous, des plus petits aux plus grands des visiteurs. Toutefois, le muséum expose aussi ses plus beaux spécimens, dont certains sont des plus impressionnants, et d'autres des plus étonnants. Une exposition pour l'hiver, pendant qu'ils hivernent, puisque nous avons appris qu'il ne fallait pas parler d'hibernation mais d'hivernation !

mercredi 14 décembre 2016

La Corée vue par Françoise Huguier

Etonnante exposition de photographies de Françoise Huguier sur la Séoul contemporaine au Carré de Baudoin, ce bel espace culturel de la mairie de Paris. La photographe avait connu Séoul en 1982, et s'étonne des transformations qu'elle constate lorsqu'elle y retourne en 2014. En effet, la Corée est incroyable, la mutation en une trentaine d'années donne le vertige, comme le mettait en scène également une exposition de clichés historiques présentée dans le Pavillon de la Corée à l'exposition universelle de Milan. L'exposition présentée à Paris découvre des univers où le kitsch et l'extravagance sont omniprésents. Françoise Huguier s'adresse aux visiteurs et lui raconte ses expériences, aussi les textes qui accompagnent les clichés sont longs, mais se lisent pourtant très bien, car ce sont des récits subjectifs qui interpellent. La séquence sur l'apprentissage de la mort est entre autre extraordinaire. Mais nous présenterons ici l'exposition du nounours, en clin d'oeil à l'expo du muséum !

samedi 3 décembre 2016

Plongée au coeur de l'archéologie sous-marine à Marseille

Le Musée d'histoire de Marseille propose jusqu'en mai prochain une très belle et très riche exposition sur les découvertes sous-marines. On y apprend d'abord que c'est l'expédition menée par un certain commandant Cousteau qui fut pionnier en la matière. L'exposition présente des explorations sous-marines étonnantes et le visiteur y découvre des objets magnifiques. Co-produite avec Columbia river et avec des mécènes Aqualung et la Compagnie du Ponant à l'occasion du cinquantième anniversaire des Recherches archéologiques sous-marines mis en place par le ministère Malraux. Issus de 117 sites sous-marins, les 424 objets sont présentés dans un écrin scénographique. Dix films sont présentés, ainsi que des maquettes permettant aux visiteurs de s'immerger littéralement dans le sujet à défaut de plonger sous les eaux !

mercredi 16 novembre 2016

Le FRAC Franche-Comté a reçu du courrier

Etranges expositions au FRAC Franche-Comté sur l'art sonore avec les installations de Max Neuhaus qui ont certes été intéressantes en leur temps, mais dont on ne saisit pas bien l'intérêt à être présentée aujourd'hui dans ces conditions. Bien des performances du spectacle vivant existe, comme le Land art ou les installations et nous n'avons pas nécessairement besoin de les sanctifier en présentant des traces et des documents préparatoires bien souvent insignifiants. L'événement a vécu dans tout son intérêt, faut-il pour autant en faire des expositions trente ans plus tard ? Dans l'exposition Max Feed, un autre artiste, Dominique Blais, choisit d'envoyer durant 30 jours du courrier à la directrice du lieu, pour interpréter les cycles de la lune. Le FRAC a décidé consciencieusement de ne surtout pas ouvrir les enveloppes sacrées, et le mystère demeure donc entier sur ce que contiennent les dites enveloppes. Bon oui, amusant peut-être, et après ?

mercredi 9 novembre 2016

Folles machines calaisiennes !

On connait François Delarozière depuis que l'Ile de Nantes a ouvert son parc récréatif avec l'éléphant, le carrousel des mondes marins et que l'on peut visiter les ateliers du créateur. Celui qui est resté longtemps dans l'ombre de Royal de Luxe connait désormais la reconnaissance méritée. Ainsi le Musée des beaux arts de Calais propose une exposition de ces machines loufoques et décalées, et consacre cet attachement de Delarozière à Calais, quinze ans après qu'une première exposition des machines fut présentée au Channel. Exposition courageuse montée par une équipe dynamique et motivée qui démontre que les musées bougent et veulent dialoguer avec leur époque, surprendre et même amuser leur public.

samedi 5 novembre 2016

Le Ruban c'est la mode

Le Musée d'art et d'industrie de St Etienne présente Le Ruban, c'est la mode, exposition conçue en partenariat avec le très beau musée du chapeau de Chazelles sur Lyon. Les chapeaux y ont été présentées et le musée d'art et d'industrie présente de son côté les rubans, dans cette double exposition classée d'intérêt national. L'exposition, où le master MEM a plaisir de réaliser une évaluation, présente l'histoire du ruban, spécialité de St Etienne, les productions, les techniques, les dynasties industrielles, mais aussi les usages contemporains du ruban sous toutes ses formes. Des très belles robes en rubans sont aussi présentées en fin d'exposition pour le plus grand plaisir des visiteurs.

samedi 29 octobre 2016

Italiens et Espagnols à Buenos Aires

On connait sans doute trop peu l'Argentine, aussi la surprise est grande de découvrir que l'immigration italienne fut plus importante que l'immigration espagnole en Argentine et on sent cette culture italienne si agréable dans toutes les rues de Buenos Aires. L'exposition temporaire présentée au musée de l'immigration de la ville, dans le lieu même du débarquement des nouveaux arrivants, rappelle les quartiers d'installation, celui de la Boca, notamment, les habitudes et coutumes des primo-arrivants. Belle exposition, agréablement scénographiée, et l'on y reconnait que l'immigration obéit toujours aux mêmes règles partout de par le monde.

jeudi 20 octobre 2016

Le Préhistomuseum

Pour sa rénovation et son extension, le Préhistomuseum de Ramioul à côté de Liège, poursuit sa route et emporte une nouvelle fois l'adhésion. Nous seulement le projet d'ensemble de l'établissement est formidable car parfaitement maitrisé, conceptualisé et intelligemment mené par une équipe dynamique et soudée autour d'une aventure partagée, mais les nouveaux espaces sont d'une grande qualité. Pascal Payeur qui a scénographié l'espace de ressources a conduit un travail d'une belle qualité en se conformant aux principes directeurs structurant l'ensemble du site. Si le centre du lieu regroupe les collections et les fonctions de recherche, ce sont bien les fonctions de médiation et de travail pour les publics que le site met partout en avant et en valeur. Nombreuses réflexions sont conduites, en n'évitant pas les incessantes remises en question. Jusqu'au restaurant, le lieu est thématisé pour offrir une expérience aux visiteurs. Un lieu remarquable à découvrir en priorité !

dimanche 2 octobre 2016

Poliphile nous emporte dans sa nuit

Encore une belle édition de Nuits Blanches cette année à Paris sous la direction artistique de Jean de Loisy, avec l'idée de scénariser le parcours sur le thème romanesque de Poliphile. Prétexte difficile à suivre dans la réalité, car le parcours est nécessairement tributaire des aléas d'une telle manifestation populaire, mais peu importe certaines propositions valaient le déplacement à elles seules. En premier lieu, l'oeuvre d'Erwin Olaf qui provoque L'Eveil sur la façade arrière de l'hôtel de ville, avec un mapping d'une belle précision et d'une grande beauté. L'oeuvre de Christian Rizzo à l'Hôtel Dieu, ou  encore celle de l'église St Mery étaient toutes les deux marquantes. Géraldine Py et Roberto Verde ont tenté quelque-chose d'original au BHV, imparfait, mais plus enthousiaste  que La Fabrique des coeurs brisés sur le pont d'Arcole qui pour drôle ne marquait pas le cheminement de cette exploration nocturne. Bien d'autres propositions seraient à mentionner pour les imprimer dans notre mémoire. Il reste le programme, très beau, mais qui n'était pas des plus pratique à consulter sur portable. Surtout, on regrette que l'événement ne dura pas 15 nuits pour nous laisser le temps de plus amples explorations, mais la frustration fait partie du jeu !

mardi 27 septembre 2016

Profusion d'expositions au Port-Musée !

Outre les bateaux à visiter et les espaces d'expositions permanentes du musée, le Port-Musée de Douarnenez présente plusieurs expositions temporaires pour compléter l'offre d'un site déjà très dense. Les expositions y sont présentées pour un temps assez long, ce qui est assez habile, plutôt que de faire se succéder les expositions, de pouvoir ainsi les conserver plus longtemps simultanément. Evidement, il faut pour cela les espaces suffisants. Avec l'exposition Naviguez la tête dans les étoiles, c'est une belle exposition sur l'art de la navigation à travers les âges et les civilisations qui est proposée. Le propos est parfois complexe, mais le visiteur peut s'initier ainsi aux différents modes de repères pour imaginer comment des hommes ont pu traverser les océans alors que les connaissances et les techniques étaient encore rudimentaires. La scénographie produite en interne, bien que modeste, est de belle qualité pour mettre en valeur le propos. L'exposition est à voir jusqu'en novembre 2017.

mardi 6 septembre 2016

Commémoration 14/18 à Souchez

Nous n'avons jamais rendu compte du nouveau lieu de commémoration, fort émouvant de Souchez, qui mêle les noms de tous les morts de 14-18 en Nord Pas de calais, quelque soit leur nationalité. Le bâtiment cercle conçu par Pierre Louis Faloci sur demande du Conseil Régional, ainsi que le centre d'interprétation Lens 14/18 dans le village de Souchez, sont bien intégrés et permettent de compléter utilement le circuit de mémoire de la région. Certes, pour le centre d'interprétation le travail d'un muséographe aurait permis d'aller plus loin dans la mise en communication du sujet car on sent que c'est avant tout un historien passionné qui a nourri en documentation l'exposition, mais le tout est fort bien fait, et s'avère une excellente introduction à un aspect douloureux du territoire.

vendredi 2 septembre 2016

Bonne fortune et mauvais sort

Comme chaque année, l'Abbaye de Daoulas propose une très belle exposition. Pour une fois centrée sur une approche française et non pas internationale comme à l'accoutumée, mais comme toujours avec une approche discursive qui donne du sens aux collections, avec des allers-retours entre le passé et le présent, et une mise en valeur par une scénographie de qualité, signée cette année par l'Agence Guliver. La question des croyances, et notamment des superstitions, plus particulièrement de la magie blanche et de la magie noire, mais aussi de la voyance et de toutes les pratiques divinatoires, est évidemment immense à traiter, raison pour laquelle cette exposition co-produite avec le Mucem se limite à l'espace hexagonal. On émettra une réserve sur le texte d'introduction qui confond la science et le scientisme (croire en la science, ce n'est pas faire oeuvre de science...), et sur une approche un peu trop compréhensive à notre goût (mais c'est dans l'ère du temps...), la commissaire scientifique, ethnologue, Marie-Christine Pouchelle se défendant de tous jugements s'interdit également toutes explications, sous prétexte de ne faire qu'observer et décrire. Cela demeure une belle exposition comme on aimerait en voir dans d'autres lieux. Notons que l'on pourra sans doute voir l'exposition en itinérance l'année prochaine, notamment au musée de Bretagne, on ne peut que s'en réjouir.

lundi 22 août 2016

Ronan et Erwan Bouroullec à l'honneur à Rennes

Dans cet étrange bâtiment étonnant trop massif d'Odile Decq du FRAC Bretagne, sont présentés deux volets des expositions rennaises consacrées aux deux designers Ronan et Erwan Bouroullec. Des quatre expositions, celle sur le design est plus classique, mais comporte néanmoins de très belles propositions, alors que celle sur les installations urbaines est curieuse. Si nous n'avons pas pu voir la maison présentée au Parlement de Bretagne, en revanche l'exposition de micro-architectures présentée aux Champs Libres est très étonnante également. Les deux designers présentent les résultats inachevés de leur recherche, et s'amusent des matériaux et des formes, créent des ambiances, invitent à la rêverie urbaine. A voir jusqu'au 28 aout.

jeudi 18 août 2016

Destination vacances : les Iles de la Seine !

Le Pavillon de l'Arsenal présente souvent de forts intéressantes expositions, c'est encore le cas avec celle en cours, qui s'intéresse aux iles de la Seine. Curieux sujet à priori, mais qui s'avère passionnant tant la diversité est au rendez-vous. Les iles, selon leur nature, ont durant leur histoire servi de lieux de résidences aux moines, aux détenus, aux malades en quarantaine, aux vacanciers... Elles ont été convertis en résidence royale, en usines, en lieux de villégiatures ou d'expérimentation, en réserves naturelles, et même en camp naturiste, ce qui n'est pas la partie la moins drôle de l'exposition. Belle promenade très variée et agréable à faire dans une exposition qui invite à poursuivre ensuite sur le terrain.

On en profitera pour voir la petite exposition sur une autre ile, celle de Lampedusa et sur la question migratoire, au rez de chaussée.

lundi 15 août 2016

Les collections de A à Z au musée de Bretagne

Le musée de Bretagne revient sur sa politique d'acquisition depuis dix ans en présentant ses collections autrement, en forme d'abécédaire. Le visiteur peut découvrir la diversité des collections, et des acquisitions, mais aussi les métiers du musée et s'initier en quelque-sorte à la muséologie. Il est un peu dommage que ceci prenne le pas sur d'autres motifs, à savoir les raisons pour lesquelles tel objet est choisi plutôt qu'un autre, ce qui guide et motive à collecter ceci plutôt que cela, en quoi cela témoigne d'une société à un temps donné, et tout ce que l'on pourrait dire de la biographie de l'objet. Car s'il est bien précisé que l'on doit documenter l'objet avant de l'entrer en collection, on n'en voit pas ensuite beaucoup la trace au sein de l'exposition : qui étaient les propriétaires, pourquoi l'avaient-ils acquis, pourquoi s'en sont-ils séparés, quelles émotions ont-ils ressentis de le voir en vitrine ? Autant de questions qui pourraient être le propos de l'exposition et qui demeurent en suspens. Mais cela n'enlève rien à l'intérêt de l'ensemble, dans une scénographie simple, mais attentive à mettre en valeur les pièces montrées.

vendredi 12 août 2016

Mais comment tout cela tient ? Wow !

Non ce n'est pas le titre de l'exposition d'architecture dont vous nous parlions il y a quelques années, mais la remarque que l'on ne peut s'empêcher de se faire en visitant la récente exposition présentée au Muséum d'histoire naturelle de Bruxelles, l'Institut Royal des sciences naturelles de Belgique. Justement nommé WoW, car c'est bien de cet effet qu'il s'agit, on se dit que le taxidermiste de cette exposition est fou tellement il est talentueux ! La naturalisation aboutit à de véritables oeuvres d'art. Les tigres, les lions et même des troupeaux de proies flottent littéralement dans l'espace, comme par magie. On reste assez médusé, et du coup on s'intéresse assez peu au contenu de l'exposition, à savoir les animaux en chasse. L'impression visuelle suffit souvent à notre contentement. C'est comme un arrêt sur image, sauf que ce sont de vraies images en 3D ! La publicité du musée dit même que l'on peut y faire des selfies incroyables ! 

mercredi 10 août 2016

Habiter le campement

Très beau sujet traité par la Cité de l'architecture et du patrimoine avec Habiter le campement, Nomades, Exilés, Voyageurs, Contestataires, Infortunés, Conquérants. En s'interrogeant sur les différents modes de campements éphémères, déployés pour des raisons fort différentes, le risque était d'amalgamer des sujets de manière périlleuse, mais l'écueil est évité car au final l'exposition est convaincante. Il s'agit de comprendre comment cette architecture élémentaire permet de dresser une typologie des formes et de mieux comprendre l'ordre urbain se réorganise à chaque fois avec ses propres logiques. En scrutant ces formes marginales, l'exposition entend interroger la norme. Si le contenu de l'exposition est original, il faut reconnaitre que l'exposition ne serait pas davantage qu'une exposition panneaux sans l'intervention scénographique qui rend l'ensemble attrayant. Le collectif 1024 signe du reste son travail comme une installation artistique cinétique et non comme une scénographie !