dimanche 29 novembre 2015
Nés quelques part : bof...
mardi 27 janvier 2015
On a enfin trouvé le parfait médiateur !
samedi 13 décembre 2014
Exhibit B, parce que l'exposition est un spectacle
Voir notre article à propos des spectacles prenant l'exposition comme forme.
dimanche 1 septembre 2013
Spectacle vivant hors du musée !
mardi 30 juillet 2013
In Secta
Le cabinet de curiosité que propose la Compagnie Des Femmes à barbe est bien intriguant. La compagnie ayant eu l'opportunité d'acheter une ancienne collection médicale à visée pédagogique la détourne comme il se doit pour s'inscrire dans une tradition foraine un peu oubliée. Cette collection rend pourtant compte de la frontière peu évidente entre les collections d'études et les présentations utilisées dans les expositions foraines pour jouer du sensationnel. Le film Venus noire, sur la Vénus Hottentote en rendait déjà compte, les collections ayant souvent transité d'un univers à l'autre. Nous avions rappelé, avec François Mairesse dans Expoland, la destinée de ces collections médicales, telle celles dévolues au musée forain du docteur Spitzner.
Il s'agit ici d'une collection que n'aurait pas dédaigné Krafft-Ebing pour écrire son Psychopathia Sexualis, car les cires prennent le sexe pour objet, sous toutes ces formes pathologiques. La compagnie les présente en jouant de la répulsion fascination que représente également les insectes pour induire une distance, et les accompagne également de lectures de lettres de confession... Entre 1925 et 1943 l'abbé Violet reçoit en effet des courriers particuliers, concernant la sexualité, correspondance dans laquelle la compagnie puise pour mettre en scène les cires anatomiques. N'en disons pas davantage, c'est une manière habile d'interroger les effets de la religion chrétienne sur la sexualité occidentale.
Voir quelques passages ici.
dimanche 21 octobre 2012
A votre bon coeur... brisé
mardi 4 août 2009
Des fouilles archéosoniques !
Une fois de plus la compagnie Décor Sonore aura su nous séduire en proposant un spectacle exigeant et cohérent, avec Les Chantiers archéophoniques de l’OREI. Cohérent, par son inscription dans une continuité avec les recherches conduites pas la compagnie depuis ses débuts sur le son, l’écoute et la sensibilisation à l’univers sonore. Exigeant, car vrai spectacle populaire accessible à tous, de 7 à 77 ans, drôle, il est aussi loin d’être futile et conduit le spectateur a s’interroger sur son rapport au monde, auditif ici. Si nous avons commis par le passé plusieurs articles sur d’autres spectacles de la compagnie, nous en parlons dans ce blog car le concept du spectacle repose moins sur une exposition du son, que sur sa recherche au travers d’un chantier archéologique. Il s’agit de découvrir les sons du passé, inscrits au profond de la matière et de ses capacités de réverbération de par les âges. Plusieurs stations ingénieuses sont prévus, mais nous n’en diront pas plus, laissons le plaisir de la découverte... Rendez-vous sur le site de la Compagnie, ici, pour les dates et lieux de représentations.
Pour regarder une bande annonce sur You-Tube : http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=wii6zyYkUd0
dimanche 14 décembre 2008
Musée haut musée bas, le film
Après la pièce de théâtre, le film. Si les lieux sont démultipliés et incarnent plus de véracité que lors de la représentation théâtrale, les dialogues eux sont fidèles au texte de la publication. Musée haut, musée bas, de Jean-Michel Ribes, est un pastiche de l’institution, et comme toute caricature, elle ne fait pas toujours dans la nuance ou dans l’exactitude, mais il ne s’agit pas de proposer un documentaire sur le musée. On appréciera l’humour qui sert un regard tendre mais sans complaisance sur l’institution. Quelques pointes décochées envers l’art contemporain doivent faire crisser les dents des intégristes du secteur, mais s’avèrent assez savoureuses. Le happening et le meurtre au musée comme œuvre d’art thérapeutique demeure le nec plus ultra qui reste à atteindre alors que tout à été déjà tenté et que l’idéal contemporain de la création n’est pas de parfaire mais d’innover.
La brochette d’acteurs qui sont invités à visiter les lieux est impressionnante, et sert à dresser une typologie des visiteurs qui fera sourire le spécialiste des publics. Le conservateur hanté par la dégradation et l’envahissement de ses collections par une nature qui entend reprendre ses droits est aux yeux de l’éternité assez juste, la volonté de conservation étant par essence contre-nature et au final assez vaine. Le raccourci qui est dressé par la mise en scène d’une fin du monde des musées fait frémir les amoureux des collections - ainsi cette petite danseuse de Degas chavirant au sol fait se raidir dans son fauteuil ! - mais à le mérite de rappeler notre incommensurable finitude, ce dont l’art traite toujours au final, pour évoquer la figure tutélaire de Malraux qui hante les débuts du film. Malgré certaines longueurs et quelques faiblesses, ce film grand public est assez plaisant à découvrir pour le muséologue !
lundi 21 juillet 2008
Des musées en spectacle
Nous avons proposé dans le numéro de janvier 2007 de La Lettre de l’OCIM un article sur les représentations du musée et des expositions dans les spectacles de théâtre de rue. Nous y avions recensé les propositions de visite d'expositions et musées fictifs. Comme chaque année, le festival de Chalon dans la rue a apporté son lot de nouvelles propositions.
Parmi elles, la compagnie OPUS (Office des Phabricants d’Univers Singuliers) invite à deux nouveaux spectacles, en restant dans la veine où elle excelle, celui des clins d’œil à l’art brut. Le premier, Le Collier de Nouilles, est une conférence exposition, présentée pour l’occasion dans les salles du musée Denon. Les petits tics des visites-conférences y sont délicieusement croqués. L’autre est une exposition commentée, petit cirque des curiosités initiées à la suite d’un voyage en Afrique de la compagnie et d’une rencontre entre artistes des deux continents. Tout en finesse, le jeu de regards croisés entre deux cultures se révèle au travers d’objets dadaïstes habilement racontés par le guide du Musée Bombana de Kokologo. Un moment d'anthologie.
Autre compagnie qui explore la même veine, La Muse de Jaracase propose la visite libre du Musée des oubliettes, dans un charme désuet et très branché à la fois de collage graphique, des petites expériences interactives digne du musée de sciences et techniques d’art brut ! De belles réalisations pour ce cabinet de curiosités peu ordinaire. (cf. ici les clichés de la compagnie).
Enfin Petits pains oubliés de Créatures compagnie serait plutôt un musée d’archéologie, amassant de bizarres collections, dont le guide fait jaillir le sens par l’interprétation qu’il nous propose de chaque objet exposé. Dans tous les cas, moments délicieux dans ces petites expositions non-prétentieuses qui ne pourront que ravir ceux et celles qui aiment les musées.
Des spectacles accessibles qui peuvent agréablement enrichir une programmation spectacle vivant dans un lieu d’exposition, et ainsi inviter à d’autres regards sur le musée, à sensibiliser autrement. Musée intéressé par une programmation en la matière en complément de vos expositions, n’hésitez pas à nous contacter, nous avons bien d'autres ressources à partager !




