mercredi 29 mai 2013
Les musées de Montpellier
mardi 12 juin 2012
Curiosité angevine
dimanche 14 mars 2010
Qui inventera un musée d’ethnologie politiquement incorrect ?
C’est assez fatiguant tous ces musées d’ethnologie qui exaltent le temps passé. Comme si celui-ci était regrettable. Ces expositions entendent nous faire venir la larme à l’oeil. Bien sûr ils s’en défendent et prétendent oeuvrer pour la science et la mémoire. Mais qui osera faire un jour des expositions pour rappeler toutes les souffrances infligées, tous les rituels ridicules, toutes les injustices et les inégalités qu’endurèrent spécialement les femmes, les enfants ou encore les bêtes au nom des fameuses traditions ? Qui rappellera l’absolue bêtise proférée par monsieur le curé, l’aveugle croyance et les effets négatifs de toutes les superstitions ? Qui montrera l’affranchissement et l’émancipation que représentèrent l’éducation et la modernité ? L’abandon de tous ces outils, exposés avec gourmandises dans les présentations, fût souvent une formidable conquête de la liberté. Voilà les musées d’ethnologie qu’il nous faut, et qu’on arrête de nous montrer des collections empreintes de tout un discours nostalgique envers un temps qui n’est plus. Ce sont ces remarques qui me vinrent en visitant le musée du paysan roumain, temple d’une mémoire célébrant le temps passé. On y adore la beauté de la croix ! (voir cette photo d'un cartel...). L’identité nationale s’est forgée ici, à Bucarest, par ce musée fortement idéologique et dévolue à affermir le sentiment collectif. Le parti paysan y puisa sans doute ses forces et puis le parti communiste en fit son instrument de propagande. Il a connu depuis cent ans des phases passionnantes d’instrumentalisation comme beaucoup de semblables musées d’ethnologie. Il doit être rénové, ce serait merveilleux s’il pouvait enfin mettre en oeuvre une approche iconoclaste.
lundi 11 mai 2009
Des Centres d'interprétation au Portugal
Le Portugal a su se doter de multiples lieux d’exposition et s’inscrit pleinement dans la modernité. Ainsi dans la moindre petite ville et parfois dans les plus petits villages, existent des centres d’interprétations, des musées, des salles d’expositions temporaires... Développés par la manne européenne, les projets ont fleuri et ont su trouver un bon équilibre entre vocations touristiques et ambitions pédagogiques destinés à la population locale. Ainsi le centre d’interprétation de Moncorvo, au nord est du pays, est représentatif de ces multiples lieux rencontrés au cours de notre récente exploration. Il permet de relater le passé minier de la région, dont atteste encore les logements en cordeau, évocateurs de l’habitat minier traditionnel. De manière étonnante, on retrouve ici les mêmes logiques que celle prévalant ailleurs. Deux petites salles d’exposition, modestes, mais efficaces et un audiovisuel permettent de transmettre simplement et agréablement cette histoire. Sans céder au projet surdimensionné par rapport à la commune, le lieu permet de jouer pleinement son rôle de sensibilisation. Un exemple à suivre sans doute pour équiper les petites communes françaises de lieux rénovés et adaptés...
vendredi 8 mai 2009
Souris à l'art contemporain
Elles nous foutent la trouille toutes ces souris ! Non je ne parle pas des visiteuses des musées d’art contemporain, donc le public est, on le sait, plutôt féminin, mais des images courantes de l’artiste Peter Kogler exposées actuellement au musée d’art moderne et contemporain Berardo à Belem à côté de Lisbonne ! Car il y en a une, puis deux, puis trois, et la salle est bientôt envahie ! Phobique, s’abstenir ! Enfin, c’est un pur régal de voir les enfants courir après toutes ces souris virtuelles et l’on passe un bon moment, puisque c’est devenue semble-t-il à présent la finalité de la culture (pauvre Malraux !). Le lieu est une belle proposition architecturale, avec des ouvertures et des percées sur les salles plaisantes, avec un traitement de la lumière agréable. Le musée est lové dans le centre culturel de Belèm édifié au début des années 90 par les architectes Vittorio Gregotti et Manuel Salgado. On visite d’abord le lieu. Les oeuvres exposées retiennent parfois l’attention (notamment avec une collection qui couvre toutes les écoles artistiques du XXe et réunit des maîtres tels que Picasso, Miro, Magritte, Dali, Bacon, Warhol, Pollock, Lichtenstein ou encore Mondrian...) , et on n’en demande souvent guère plus à ces endroits où l’on va se promener, découvrir et partager des moments de sociabilité. Quand on tombe sur une salle pleine de souris, on s’esclaffe, cela nous détourne de l’ennui quotidien et la visite est réussie.
mercredi 15 avril 2009
De l'archéologie à Zamora
Très beau petit équipement, le musée archéologique de Zamora en Espagne est d’une qualité architecturale qui mérite attention. Le jeu avec les lumières naturelles, les ouvertures sur l’extérieur et le bâtiment, le parcours que suit le visiteur au gré du déroulé muséographique, tout cela est intelligent. On sent que les architectes (Tuñón et Mansilla) ont visité, et qu’ils font des clins d’oeil à d’autres lieux de référence. Inutile d’en aligner des tonnes, une visite efficace, qui en peu d’espaces et peu d’objets, apporte l’essentiel et propose une exploration dans le temps, de la préhistoire à la peinture contemporaine. Un défi ! Mais très bien relevé pour ce petit musée de ville qui remplit très bien son rôle dans la Cité et qui propose aux visiteurs de passage une initiation pertinente. Un peu l’écart des grands axes, une petite ville qui mérite du reste le détour, fort agréable, avec ses cigognes indifférentes à nos découvertes. Renseignements ici.
dimanche 5 avril 2009
Musée du Grand Curtius
Le musée du Grand Curtius vient d’ouvrir ses portes à Liège après des années de fermeture pour travaux, il regroupe plusieurs musées et collections jusque-là dispersés. Très belle réalisation architecturale, malgré quelques aménagements un peu étrange dans la cour notamment, la prouesse pour articuler plusieurs bâtiments et concevoir un parcours de visite est remarquable. Si la scénographie est également très réussie, avec de belles présentations et un design d’ensemble appréciable, il n’en est pas de même du graphisme des textes, la plupart du temps illisibles, en caractères trop petits, souvent trop longs par leurs contenus et édités ton sur ton. On s’étonne que de telles inepties puissent encore se faire malgré le nombre d’études et d’évaluations réalisées sur la question. Les collections de cartels sont également assez éprouvantes. Plus grave, le discours tenu est des plus classiques, voir demeure quasi inexistant, puisqu’il s’agit surtout de présenter des collections, au demeurant superbes. Mais la réalisation d’un musée peut-il encore se faire aujourd’hui avec le même paradigme que pour ceux ouverts au XIXème siècle, alors que depuis trente ans des réflexions notables ont eu lieu pour penser le musée autrement et dépasser le caractère fétichiste du musée gardien de trésors ? Conserver pour conserver, ou pour la seule contemplation, demeure un peu court alors que tant de choses devraient être dites sur l’histoire de la ville. Le plus étonnant est la collection d’un particulier qui prend au sein du musée une place assez déconcertante pour un établissement public. Que ces quelques critiques ne détournent pas malgré tout d’une visite qui mérite grandement d’être faite au moins pour le lieu et les collections. 
jeudi 5 mars 2009
Des musées de l’Holocauste...
Le musée de l’Holocauste de Washington est célèbre pour son parti pris scénographique, avec des ambiances et des installations évocatrices, tout en refusant la mise en spectacle que l’on aurait pu craindre. De même le passeport remis à l’entrée de l’expo peut d’abord mettre mal à l’aise, il n’est pourtant guère utile car non plébiscité ensuite dans le parcours, et c’est sans doute aussi bien comme ça. Si le musée juif de Berlin marque par l’architecture osée de Liebeskind, c’est la profondeur du discours muséographique que l’on retient du Centre commémoratif de l'Holocauste de Montréal. Car ce musée, certes modeste, est loin d’être dépourvu d’intérêt. Il faut saluer notamment le courage qui fait aborder des questions dérangeantes, notamment l’attitude du Québec pendant l’occupation, et le peu d’empressement à accueillir les réfugiés. Comme son grand frère de Washington, un discours peu complaisant est tenu à cet égard. On y apprend aussi que Montréal fut après guerre la deuxième place pour les survivants. Il est sans doute dommage que ce musée ne soit guère mis en avant et qu’il soit encore trop confiné, paraissant réservé à la seule communauté juive, alors qu’il est au contraire ouvert au plus grand nombre.
dimanche 22 février 2009
De Marquéze à Marquéze
L’écomusée de la Grande Lande de Marquèze figure parmi les lieux mythiques de l’écomuséologie, puisqu’il compte parmi les premiers sites (inauguré avant même l’invention du mot écomusée d’ailleurs !) dans la lignée des musées de plein air, et installé au coeur du parc naturel régional des Landes. Sur l’airial traditionnel, le village présente les maisons et les fonctions de celles-ci, les usages et comportements de leurs habitants. Lové au coeur de la forêt, l’attrait réside aussi pour les familles par le mode d’approche, puisque cela suppose une ballade préalable en forêt au moyen du petit train qui y conduit.
samedi 24 janvier 2009
Le MoMA nous relaxe
Belle et prestigieuse rénovation que celle du MoMA qui comme son voisin le New Museum invite le visiteur à venir faire une expérience architecturale. Sur les pas initié par le Guggenheim avec l’architecture de Frank Lloyd Wright inauguré en 1959, puis par Beaubourg plus tardivement, les musées du monde initient ainsi un nouveau rapport à l'institution. Il s’agit moins de se confronter à l’art dans un rapport de contemplation - délectation que de vivre intensément une expérience collective qui marie le spectaculaire au sensationnel. Ce n’est donc pas un lupanar géant que l’on peut voir ici, mais un vaste lit où les visiteurs allongés pourront se reposer et contempler à loisir un environnement en mouvement, surfant sur les vagues d’images qui invitent aux rêves, à la fusion où à une poésie d’une nouveau genre. Le film de The Donald B. and Catherine C. Marron est particulièrement évocateur. Le lieu est sans conteste magnifique, on passe un moment délicieux, malgré la foule qui s’y presse et s’il vous reste quelques temps, n’oubliez pas qu’il y a aussi des peintures fameuses à voir !
lundi 19 janvier 2009
Château des Ducs de Bretagne : musée d’histoire de Nantes
Belle réalisation nantaise, le musée d’histoire du Château des Ducs de Bretagne est certes assez classique dans ses formes scénographiques, signées par Jean-François Bodin, sobre et soigné, le lieu propose un parcours cohérent de l’Antiquité à la période contemporaine, en une trentaine de salles, démultipliant les techniques de médiation de manière efficace. Les bornes interactives, les cartes et dispositifs multimédia sont particulièrement pertinents. Le lieu est bien mis en valeur (notamment l'escalier évidé du bâtiment des Jacobins) dialoguant agréablement avec les expositions. La partie contemporaine sur le développement urbain, les chantiers navals, l’industrialisation et la métamorphose actuelle de la ville sont avantageusement traités. Nous avons beaucoup aimé l’installation de Pierrick Sorin, enfant du pays mais descendant surtout de Mélies, qui conclut le parcours, l'artiste proposant une lecture subjective de son histoire de Nantes. Art contemporain, témoignages ethnographiques et documents d’archives sont mariés efficacement pour conduire le visiteur dans sa découverte de la ville. Le lieu a reçu le label tourisme et handicap et propose un programme dense d’activités pédagogiques et d’ateliers pour les scolaires. Le site de Pierrick Sorin :http://www.pierricksorin.com/
mercredi 7 janvier 2009
Pélerinage à Anacostia !
Anacostia muséum fondé en 1967 par John Kinard fait figure de pionnier dans le monde de la muséologie communautaire. C'est un lieu culte pour ceux qui s'intéressent à la question. Musée de voisinage, pour reprendre l’expression consacrée, implanté dans la banlieue de Washington, il travaille avec les populations des communautés noires environnantes pour présenter l’histoire de ceux avaient jusque-là été trop souvent oubliés par les institutions culturelles. Le lieu a été rénové en 2002.
Toutefois, si l’exposition présente les différents aspects de la culture populaire, ce sont davantage les aspects historiques, et très peu les aspects contemporains, contrairement à un autre musée de la Smithsonian, ouvert récemment, le National Museum of the American Indian. Ce dernier donne une grande place à la présentation des peuples autochtones, par eux mêmes, avec des curators associés, et pour traiter des problématiques actuelles rencontrées par ces populations. Même si les aspects les moins lisses sont comme toujours évacués et que l’on ne s’apesantit pas sur les questions qui fâchent, donnant à voir un visage très consensuel et positif des communautés, il demeure que le musée participe ainsi de sa mission sociale, mais aussi culturelle en favorisant la tolérance et l’ouverture à l’altérité. Il ne s’agit pas seulement de nourir une fierté, mais par le musée d’être un lieu d’ouverture des esprits. Une très belle réalisation à ne pas manquer, un vrai musée d’ethnologie comme on aimerait en voir plus souvent...
samedi 27 septembre 2008
Voir le muséum de La Rochelle
Belle réalisation expographique, le muséum de la Rochelle est une heureuse surprise dans le paysage des muséums. Du reste le nouveau musée invite à une découverte des milieux et des espèces, avec le déploiement de discours modernes, mais tout en conservant l'esprit du muséum, tel qu'on se le représente généralement, avec ses accumulations, ses objets phares et ses monstres. La restauration du célèbre cabinet de curiosité Lafaille n'est pas la seule merveille du site. Le musée réserve aussi des surprises pour le grand public : ainsi une grande partie du lieu est consacrée à la mise en valeur de très belles collections ethnographiques, d'une richesse étonnante.
Les choix muséographiques sont pour l'ensemble du musée audacieux, ainsi la volonté de proximité et d'intimité avec les espèces présentés dans la partie d'histoire naturelle ne sont sans doute pas faciles à gérer avec les groupes, les animaux étant à portée de main, mais il est indéniable que la faible mise à distance apporte aussi convivialité et qualité de visite pour le passionné. Les multimédias sont certes encore en maintenance, peu de temps après l'ouverture, car il faut comme souvent un certain temps « de rôdage », on notera surtout leur qualité pour le contenu et l'intérêt qu'ils suscitent. Un lieu bien agréable, à l'image de la ville.
jeudi 14 août 2008
Cherry je t'adore ou Fougerolles et le goût de la cerise
Il fallait oser ! On avait aimé Morez, on admire Fougerolles ! Le résultat est superbe et donne a espérer pour les innombrables musées d'art et traditions populaires qui peuvent s'inspirer ici d'une approche originale dans le dessein de se renouveler.
Même si le projet s'est fait dans la douleur, avec des innombrables rebondissements, sans doute fallait-il ce temps long de maturation pour arriver à ce brillant résultat. Car s'opposaient ici deux visions, celle des traditionnalistes qui voulaient préserver un musée populaire à l'ancienne, un musée d'objet, mais qui paradoxalement ne fasse pas musée justement, et la conception moderniste de ceux qui prônaient une approche façon nouvelle muséologie. « L'exposition de discours » s'inscrit dans une rénovation architecturale impressionnante (de Vichard et Quirot, architectes que l'on savait par ailleurs excellent) et une intelligence scénographique à saluer (de Audrey Tenaillon). L'influence de l'art contemporain est manifeste et donne une sorte d'électrochoc dans ce territoire qui ne brille généralement pas par ses innovations. Si la théorie écomuséale en a pâtit quelques peu, il ne faut pas bouder son plaisir, car le résultat a sans doute un goût amer pour certains, qui se sont battus pour que rien ne change, mais la majeure partie des visiteurs apprécie très certainement cette transformation en visitant le nouveau lieu. On apprend tout de la cerise et de sa transformation en kirch, et on le fait en s'enthousiasmant visuellement de ce qui nous est donné à voir.
Nous attendons à présent avec impatience le nouveau musée de Salins, en cours de chantier de rénovation sous la patte muséographique de la même équipe des MTCC, réseau de sites de Franche-Comté.
mercredi 13 août 2008
Retour au Louvre
Agréable d'écouter tous les jours de l'été un petit morceau de l'Histoire du Louvre par Pierre Rosenberg sur France Culture. Variant entre histoire des lieux, des œuvres et des acquisitions ou encore des dispositifs pour la gestion de l'établissement. Le ton est agréable pour cette petite intrigue quotidienne. Emission à podcaster en attendant une sortie de l'intégrale peut être ?
mercredi 21 mai 2008
Du South Kensington Museum au Victoria et Albert Museum
Le choix de la galerie du temps du musée londonien est certes sujet à controverse, mais on ne peut nier son originalité. Des espaces spécifiques sont dédiés dans chaque partie à des approches pédagogiques et ludiques pour les enfants, les œuvres sont mises en contexte, et des audiovisuels complètent les discours écrits. Des petites manips modestes, mais efficaces font comprendre le propos. Sans conteste, une référence intéressante à voir et revoir.
dimanche 20 avril 2008
Musée Sir John Soane
Tous ceux qui s’intéressent à l’histoire des musées trouveront le musée de Sir John Soane de Londres merveilleux. Maison de collectionneur qui a transformé son domicile en musée, visité dès 1833, le lieu est à la fois maison d’hommes illustres, cabinet de curiosité, premier musée public et phénomène en soi.
En faisant don à la Couronne de son bien, le fondateur ordonna de tout préserver en l’état, ainsi pour son plus grand bonheur, le passionné de musée peut faire une excursion dans le XVIIIème siècle.
Sir John Soane, architecte célèbre se passionnait pour les antiques, mais aussi pour les œuvres d’art et les objets curieux. Ainsi, des tableaux des plus célèbres y figurent, notamment de William Hogarth, mais ce sont surtout les dispositifs inventés pour les présentations dans des espaces exigus qui, parce que muséographiquement ingénieux, sont fascinants. Des surprises attendent ainsi le visiteur. Jeux de volumes architecturaux, jeux de miroirs, jeux des présentations et des accumulations, le musée est riche par ses collections, mais surtout par ses dispositifs. Ajoutons que le visiteur y est reçu avec tact. Le lieu est des plus charmants, et comme le musée Arlaten participe d’une histoire essentielle pour la muséologie.
dimanche 6 avril 2008
Visite de musées suisses
Dernier et ultime voyage d’étude avec la promotion des étudiants en muséologie et patrimoine du Master 2 pour l’année 2007-2008.
Marc-Olivier Gonseth, directeur du MEN, musée d'Ethnographie de Neuchâtel, nous recevait pour visiter l’exposition actuelle : Retour d’Angola.
Puis nous avons visité l’exposition du muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel et sa toute dernière exposition Le Propre du singe, le musée et site archéologique du Laténium, et l’exposition actuelle Par Toutatis, la religion des Celtes, puis l’Alimentarium de Vevey et son exposition temporaire De la cuisine à l’usine.
Deux journées bien remplies avec des visites de sites, qui dans leur extrême différence, sont tous remarquables du point de vue muséographique.
samedi 8 mars 2008
Musée de la Lunette
Comme chaque année, fin février, la journée de conservation préventive s’est déroulée au sein du musée de la lunette de Morez dans le Jura, journée animée par sa directrice Tiphaine Le Foll. Belle occasion pour les étudiants de voir, et pour moi de revoir une nouvelle fois, ce musée attachant.
Ils ne sont pas si nombreux les musées qui mêlent les regards, allant de la présentation du patrimoine industriel aux explications techniques et scientifiques, de l’histoire locale aux dimensions artistiques, de l’ethnologie aux aspects économiques. Le bassin de Morez a, par son histoire particulière, vécu, et continue de vivre, de l’activité de production de la lunette.
Ce musée, inauguré en 2003 dans un bâtiment original, en rend compte. Les magnifiques collections de Pierre Marly-Essilor y trouvent un écrin, mais ce sont aussi les dispositifs audiovisuels qui retiennent le visiteur pour l’amener à s’interroger sur un objet que beaucoup juge trop vite incongru. Des surprises vous y attendent, pour le visiter : voir ici.

