Comme aucun artiste ne semble encore avoir osé, un romancier l'a fait non sans malice. Dans un autre temps, on a connu à Beaubourg une exposition de femmes pour dénoncer la femme objet. Il s'agit ici d'autre chose. Proposer d'exposer « des chômeurs en fin de droits », voilà la performance que cet artiste en art contemporain n'hésite pas à conceptualiser savamment , mais comme cela demeurerait insipide, il leur donne un savant coup de marteau sur un des ongles du pied pour que celui-ci noircisse, se détache et finisse par tomber. Lorsque les dix ongles des dix figurants sont tombés, l'exposition est terminée. Une façon de remettre en cause les barrières du temps ! Est-ce une exposition, une installation, un spectacle, un happening ? Comme souvent en art contemporain les frontières se brouillent, et la façon dont le romancier aborde la question, par trois regards distanciés est souvent savoureux. Une manière d'interroger les limites possibles de l'art et de l'exposition.
mardi 19 août 2008
Tryptique de l'ongle, de Bernard Comment
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publication muséologie,
roman et musée
à
03:18
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