Faut-il vraiment mettre du sexy partout pour vendre ? Et même s’il ne s’agit que de déclarer des fréquentations records puisque le lieu est d'accès gratuit aux expositions permanentes comme l'a voulu la mairie de Paris ? En effet cette temporaire est immiscée dans le permanent, comme il est de mode aujourd'hui. Alors ? Succès d'audience, faire parler de soi, en être, ne pas décrocher du haut des palmarès, demeurer sous les spots lights, voilà la morale de l'époque, l'importance de la fréquentation et de votre côte de popularité décidera de votre place dans la hiérarchie et l'estime sociale. Les photos de Demarchelier sont sans doute techniquement parfaites, même si elles sont toutes aussi niaises et fadasses les unes que les autres, puisqu'il est bien difficile d'en mémoriser une seule au bout du compte, mais c'est le principe de cette juxtaposition qui est étrange. Même si l'accrochage donne un visuel du plus bel effet, c'est un peu court pour convaincre, si ce n'est de dévoiler la vacuité du discours général : suffit-il de mettre des pin up en maillot de bain à côté d'une peinture de bord de mer pour tenir un propos ? C'est un peu au raz des pâquerettes, mais bon cela plaît, c'est la version bling bling de la muséographie.
jeudi 23 octobre 2008
De la pub entre les oeuvres au Petit Palais
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exposition
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01:36
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