Deux nouvelles expositions à Paris en ce début novembre qui décoiffent. Nous reviendrons plus tard, sur la seconde, surprise, c’est un bijou ! Entrons dans le jeu avec Epidemik à la Cité des Sciences. C’est gonflé d’expérimenter ainsi le plateau en espace de jeu et le visiteur en agent acteur de la transmission dans un jeu vidéo grandeur nature. Certes, Climax avait proposé aux visiteurs il y a quelques années de décider des suites du scénario et de la façon dont le monde pouvait changer en fonction des votes, sans collection et avec pour seul objet un traitement en images dynamiques, mais Epidémik va encore plus loin. Du point de vue technique tout n’est pas encore parfait, mais on demeure admiratif envers les concepteurs d’avoir osé une telle démarche, il ne fallait pas avoir froid aux yeux ! Comment anticiper les réactions du public, jusqu’où aller, quel rythme nécessaire ? On s’étonnera peut-être d’un discours style big brother, mais c’est tellement dans le ton ! Bon, les visiteurs doivent prendre le temps de comprendre des consignes trop complexes, et il ne faut pas hésiter à passer son tour trois, quatre, cinq fois s’il le faut, en regardant et en écoutant, et puis rentrer dans la danse. Car à vouloir aller trop vite, on risque d’être perdu si on n’est pas rompu à la maîtrise du jeu virtuel. Mais c’est un vrai délice que de regarder les interactions, d’écouter les commentaires, tout en constatant la concentration que le jeu suppose. Nous avons adoré cette jeune fille affirmant tout de go quand on l’interrogeait sur pourquoi elle amassait des dollars : “bah pour faire la teuf, de toute façon je suis contaminée !”. Ah le visiteur est toujours surprenant et c’est le plaisir de l’évaluation que de le redécouvrir sans cesse.
samedi 1 novembre 2008
Epidemik : Jouer avec votre vie
Libellés :
exposition,
nouvelles technologies et musée
à
12:16
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