Sensations à la galerie d’art de l’UQAM de Montréal où l’exposition de l'artiste belge Wim Delvoye présente sa nouvelle machine à fabriquer de la merde, Cloac n°5, comme une célèbre marque de parfum. La chose pourrait avoir toute sa place dans une exposition de sciences comme performance technique, mais c'est ici pleinement le caractère artistique qui est revendiqué. “Beau monde au vernissage qui vient acclamer la prouesse comme au lever du roi les courtisans admiraient le pot de chambre”, remarque avec malice un des convives un brin critique ! Subtile alchimie qui transforme de fins mets préparés savamment par de grands chefs en étrons plus ou moins bien digérés, et la bonne société de s’ébaudir en choeur. L'allégresse est générale, réveillant peut-être les pulsions les plus primaires de l’Homme. La conservatrice s’extasie après quelques temps de digestion : “ça y est la machine l’a faite !”, comme ces jeunes mères qui montrent les couches du dernier né avec fierté.
samedi 17 janvier 2009
Wim de cochonnailles en cochonneries
Libellés :
exposition
à
14:50
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