A son habitude le Musée d’Ethnographie de Neuchâtel mets les pieds dans le plat, mais pas là où on l’attend. En s’attaquant au débat sur l’identité nationale, version helvétique, il ne se demande pas s’il faut où non élever des minarets sur les montagnes pour permettre aux croyants de se rapprocher des cieux, ni d’épiloguer sur la façon d’être Suisse dans un univers mondialisé. C’est la notion de culture elle-même qui est passée au crible, dans une fête foraine iconoclaste et joyeuse. Télescopant culture légitime et populaire, interrogeant les usages sociaux, mais aussi économiques, l’exposition désarçonne et prend le visiteur à contre-pied. Et si l’on s’amusait de toutes ces questions sérieuses ? Et si ces questions n’étaient pas aussi graves qu’on le prétend ? Le visiteur se grattera la tête en sortant, l’exercice est trop déroutant pour nos besoins de catalogages. Le pied de nez, à ce sujet, envers les experts en conseils et marketing culturels transformés en fin d’exposition en Madame Irma, est à ce sujet des plus savoureux. Il est vrai que l’on peut dans certains secteurs, et notamment celui des musées et du patrimoine, parler du syndrome de l’étudionnite comme on parle ailleurs de réunionnite ! A visiter d’urgence jusqu’au 16 mai 2010.
jeudi 19 novembre 2009
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