Le monde feutré des musées, où sévissent des conservateurs le plus souvent très bien élevés (pas comme ces saltimbanques du spectacle vivant !!), n'est pas habitué des polémiques, des invectives, des prises à parti, encore moins des insultes. Dans cet ouvrage, l'auteur, Paul Werner, n'y va pas de main morte. Son expérience au Guggenheim de New-York semble l'avoir rendu cynique et adepte du vitriol. Mais tout le monde en prend pour son grade, le Metropolitan Museum comme les grands musées qui n'hésitent pas à se lancer dans l'exportation de leur marque à l'autre bout de la terre... Si le propos lapidaire est parfois un peu gratuit, il n'empêche que l'on s'amuse beaucoup à lire ces lignes et que le fond n'est sans doute pas à balayer d'un revers de main. La globalisation de la culture, pour reprendre le sous-titre, concerne aussi les musées. C'est salutaire de le rappeler. Si le livre n'a pas la portée théorique du Malaise dans les musées de Jean Clair, il complète sous un autre ton la critique.
samedi 6 février 2010
Faut que ça saigne
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publication muséologie
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02:37
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