Une exposition qui fait littéralement froid dans le dos. Christian Poveda avait choisi de relater la vie des maras, ces gangs de rues du Salvador prêts à tout pour survivre, vouant un culte à la mort et aux combats. Attaché à ces êtres étranges qui poussent le signe d'appartenance en signant et assignant leur corps à toutes les violences. Marquant l'autre, se désignant soi-même par des tatouages et des marques corporelles fascinantes, effrayantes. Assassiné le 2 septembre 2009, Christian Poveda y a laissé sa peau. Les musées de la cour d'or de Metz lui rendent hommage par une exposition de photographies fortes et troublantes. Son approche journalistique est plus qu'une galerie de portraits : reportage ethnographique à la Sanders ou à la Walker Evans des temps modernes ? La soixantaine de photographies et le film documentaire projeté, La Vida Loca, viennent témoigner d'un humanisme d'une grande intensité mais qui trouve ses limites par la fin tragique de leur auteur. La défonce, la violence, la mort, la vie à ses ultimes limites, une exposition qui dans ce lieu si beau et si paisible prend une dimension encore plus insoutenable.
mercredi 16 juin 2010
Hommage à Poveda
Libellés :
exposition
Jusqu'au 28 juin.
à
13:50
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