mercredi 27 juin 2012
Saint d'Esprit des lieux
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exposition
Au Louvre, Marie-Laure Bernadac poursuit l'imbrication des histoires, s'ingéniant à croiser la création contemporaine et les oeuvres consacrées. Pour cette fois c'est surtout le cadre qui est investit, dans le département des objets d'arts, au coeur des appartements cossus que Wim Delvoye le grand provocateur officie. Le maitre de cérémonies, puisque nous sommes semble-t-il en Grandes loges, y tatoue ses cochons, entortille les christs et rejoue le baiser de Rodin à la façon anamorphose. Les ciboires et autres calices environnent les maquettes écorchées de cathédrales, sans que l'on sache si on est plus proche de l'architecture, de la prouesse d'un compagnon du tour de France où de la démence kitschounette de l'art brut. Et c'est justement cette indistinction qui est intéressante, troublante, amusante, envoutante. Les églises s'enroulent comme des guimauves, des clochers poussent au ciel, et des vitraux hantent le paysage. Beaucoup d'oeuvres présentées l'an passé à Bruxelles, et bien d'autres, sont ici rassemblées où produites pour l'occasion. Pour communier, il manque Cloaca, mais quand même, pour le Louvre, la coupe est pleine. Il faut la boire jusqu'à la lie. C'est un pur bonheur, puisque Delvoye raffole des paradoxes.
à
12:50
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