Quatre belles pages dans le journal Libération de ce week-end, avec un article signé de la muséologue et muséographe Martine Thomas-Bourgneuf sur l'exposition en cours au Musée d'Ethnographie de Neuchâtel, accompagné d'une interview de Marc-Olivier Gonseth, son directeur. Exposition renversante, nouveau défi de la part de l'équipe du MEN, un de plus !, qu'il est bien difficile de raconter, tant la démarche étourdissante peut laisser sans voix. C'est donc une prouesse que de commenter l'exposition, à l'image des étudiantes du Master Expo-Muséographie lors de notre visite de l'exposition en décembre, et davantage encore d'en écrire une critique dans un quotidien national. L'exercice n'est pas facile et l'auteure s'en tire fort bien. Il faut dire que le propos de l'exposition est aussi riche que complexe, nourrie de références, mais aussi d'humour et de dérision. La très belle scénographie donnant son relief au tissage conceptuel appréhende le hors-champ. L'exposition force, comme toujours au MEN, à s'interroger non seulement sur la discipline ethnologique, mais aussi sur la muséologie et sur le rapport au patrimoine en général. Nous sommes toujours étonnés que les professionnels du musée ne s'y précipitent pas dès l'ouverture, car les occasions de penser sur le métier ne sont pas si fréquentes. Que l'on n'aime ou non les propositions du MEN, on ne peut pas les ignorer tant elles sont la résultante d'une intense activité intellectuelle. Des expositions comme ça, ce sont des perles rares. Mais laissons la parole au bac à glaçons, la matrice du scénario de l'exposition !
dimanche 6 janvier 2013
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