Le véritable dessein d'une exposition de cinéma n'est-il pas de frustrer le visiteur et de le rendre insatisfait ? Ce faisant, mis en appétit de voir les films évoqués, il se précipitera dans les salles obscures et sur les collections de DVD en vente à la boutique. Car c'est bien ce que l'on ressent une fois encore, en visitant l'exposition Pasolini à la Cinémathèque. Certes, les documents classés par périodes chronologiques du cinéaste ne sont pas sans intérêt et l'on fait de belles trouvailles, mais malgré tout ce type d'exposition demeure d'un grand ennui. Il y manque de la fantaisie, que ni la scénographie d'une grande économie, ni le propos biographique ne suffit à insuffler. On ne perçoit aucune véritable thèse tenue par les concepteurs, ce qui est fréquent dans cette approche hagiographique. Il serait plaisant que la cinémathèque traite à l'avenir de sujets d'expositions de manière plus transversale, plutôt que de faire ce succéder des monographies de cinéastes, dont le propos est quelque peu attendu.
mercredi 1 janvier 2014
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