L’Angleterre. Comme à Shanghai, où le pavillon nous avait séduit, Le Royaume-unis démontre sa capacité à problématiser une question, à savoir la tenir durant tout le pavillon, à délivrer des messages simples et percutants, et à gérer des flux dans les conditions exécrables d’une exposition universelle ! C’est le bâtiment qui porte le message, qui est le véritable médiateur, et qui conditionne la compréhension, bref qui fait sens et symbole. En axant sur la pollinisation et la survie des abeilles, c’est bien le système alimentaire mondial qui est en cause. Le visiteur le découvre dès la file d’attente, puis s’intéresse aux systèmes de communication des abeilles en expérimentant les vibrations, s’incarne même en abeille pour pénétrer dans une salle exiguë, - et l’on pardonne la chose quand on comprend que ce sont les visiteurs qui ainsi miment la ruche -, puis s’arrête sur une expérimentation mi-scientifique mi-artistique de rencontres avec les petites bêtes. Ajoutons à cela que le pavillon est en lui-même très beau, agréable et inventif. Certes pas aussi fort qu’il y a 5 ans, mais avec les mêmes recettes convaincantes.
vendredi 11 septembre 2015
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