Le Musée Carnavalet propose une importante exposition sur Le Peuple de Paris au XIXè siècle, très belle proposition avec une recherche iconographique importante. Les visiteurs demeurent fascinés par les documents, les photographies en particulier des quartiers et souvent des taudis insalubres qui bordent alors Paris. Les Mystères de Paris sont évoqués et c'est bien sur de cette ambiance dont il s'agit. Une très belle salle Daumier et des documents de la Préfecture de Police retiennent particulièrement l'attention.
mercredi 26 octobre 2011
Le Peuple de Paris au XIXé siècle
samedi 22 octobre 2011
Le MEN fait toujours réagir... tant mieux !
Roland Recht a découvert le Musée d'Ethnographie de Neuchâtel ! Dans une chronique publiée dans le Journal des Arts du 21 octobre, il narre sa visite et rapporte combien il est offusqué des modes d'exposition des objets. Outre le fait qu'il fait d'énormes contresens dans l'interprétation des propos tenus, - mais on ne peut tenir rigueur à un visiteur de ne pas tout comprendre, cela peut arriver à tout le monde, et même à un professeur du collège de France de dire des bêtises, preuve en est... C'est le charme des expositions que de nous faire réagir, et c'est bien là où excelle le MEN depuis plus de trente ans. Non, ce qui semble plus grave c'est que Roland Recht paraisse découvrir des propos tenus par Jacques Hainard et Marc-Olivier Gonseth, il y a maintenant vingt ans et qui appartiennent désormais à l'histoire de la muséologie. Comme quoi on peut être conservateur, et même faire de très belles expositions, comme a pu en proposer Roland Recht et être inculte en muséologie. Ceci est assez déplorable, car cela manifeste évidemment un manque de réflexion et de connaissance des remises en cause opérées envers le caractère fétichiste et sacralisant que l'on a pu faire tenir à des objets, notamment dans les musées d'ethnologie. Cela explique assez largement la manière dont le Quai Branly peut être perçu et aussi influencer les esprits, une esthétisation aveugle qui occulte la réflexion davantage qu'elle ne la suscite.
jeudi 20 octobre 2011
Dickens The Inimitable
Belle exposition autour des objets et de la vie de Charles Dickens et de son attachement pour la région du boulonnais où il se rendait parait-il pour quelques frivolités. Le Château d'Hardelot, propriété du Conseil Général du Pas de Calais, abrite le Centre Culturel de l'Entente Cordiale, et présente des expositions chaque année sur les relations avec nos amis de la perfide Albion ! Après une exposition sur Blériot, voici l'oeuvre et la vie de Charles Dickens scrutée dans tous ses aspects. Certes, il y a trop d'objets, et les textes sont trop vite jetées en pâture, on sent bien que la commissaire de l'exposition, spécialiste du personnage, était plus intéressée par le catalogue et de se faire un nom à cette occasion, que de communiquer avec le public de l'exposition. Ainsi frise-t-on l'exposition fétichiste qui se plaît à contempler des objets, ici essentiellement des manuscrits. On apprend cependant beaucoup sur la vie et l'oeuvre de l'auteur, auteur qui nous semble fort peu lu de nos jours et que l'exposition fait ainsi ressortir de l'oubli, ceci avant les commémorations de 2012 qui le mettront à l'honneur dans son pays natal.
mardi 18 octobre 2011
Une terrible beauté est née
En effet, elle est assez terrible la beauté quand elle prend ce visage là, car on ne peut pas dire qu'il y ait grand chose de très attachant ou d'émouvant parmi les oeuvres présentées dans le cadre de cette 11ème biennale de Lyon. Quand elles n'invitent pas au désintérêt, la plupart des oeuvres au demeurant fort mal accrochées dans le bâtiment de la Sucrière laissent perplexes, alors qu'elles donnent carrément mal au coeur et à la tête en ce qui concernent celles sur le site du Musée d'art contemporain. Retenons les toiles de Lynette Yiadom-Boakye qui ont une certaine force, la vidéo de Julien Discrit, l'installation de Robert Kusmirowski et oublions vite les autres. La volonté de Laura Lima de déplacer les murs laisse pour le moins songeur. Au Mac, on oscille entre l'amusant émouvant avec Eva Kotatkova ou Fernando Bryce, le prenant avec Alexander Schellow et le dégeuli avec Diego Bianchi ou encore les farces et attrapes avec Cildo Meireles. Bref, une édition en demi teinte où nous avons surtout été frappé par l'entassement peu habituel des oeuvres, souvent à leur plus grand détriment. Les actions culturelles conduites avec la population dans le cadre de Vedutta par Abdelkader Damani, déployées à la marge de cette opération de renommée internationale, sont sans doute les réalisations qui demeurent les plus intéressantes.
mercredi 12 octobre 2011
Dessiner Tracer c'est parti !
dimanche 9 octobre 2011
Paris Delhy Bombay
Dans l'exposition Paris Delhy Bombay, qui vient de s'achever, le centre Beaubourg propose une vision de l'art contemporain en relation avec l'Inde, d'artistes indiens, mais aussi d'artistes internationaux y ayant séjournés, ou que l'Inde inspire. La commande s'est aussi tournée vers des artistes qui se sont alors intéressés à l'Inde pour la première fois, sans la connaître. Cette manière de ne pas cloisonner dans un étiquetage nationaliste est plaisant. Il faut souligner son intérêt pour donner de nouvelles visions d'un pays. Surtout l'exposition propose de décrypter aussi un pays avec une contextualisation qui dépasse de loin la compréhension des oeuvres, mais qui permet de s'initier à l'histoire, à la sociologie et à la politique de l'Inde d'aujourd'hui. Ainsi, un forum circulaire, centre de l'exposition privilégie la compréhension du pays, ses religions, son système politique, familial, son urbanisme... avant que de pénétrer dans des espaces adjacents où l'on peut découvrir alors les propositions artistiques. Toutes les oeuvres n'emportent pas l'adhésion, et beaucoup trahissent que le kitsch n'est pas un vain mot pour caractériser les goûts où la vision du pays. Mais peu importe, ce qui est à souligner c'est cette tendance fort intéressante de Beaubourg d'ouvrir la perception et de faire des liens pour mieux inscrire l'art produit et présenté dans la société contemporaine. Les commissaires Sophie Duplaix et Fabrice Bousteau ont ainsi explorés une voie intéressante.
samedi 8 octobre 2011
Zaha Hadid, une architecture
L'Institut du Monde Arabe a fait une très belle opération en recevant en dépôt de longue durée le pavillon que l'architecte Zaha Hadid avait conçu comme pavillon itinérant pour Chanel. Architecture originale, à défaut d'être complètement fonctionnelle pour des expositions itinérantes, le pavillon se visite déjà pour lui-même et c'est donc en toute logique que la première exposition présentée est consacrée aux travaux de l'architecte elle-même. Exposition fort intéressante, où l'on comprend ce qui anime l'architecte, ce qui l'inspire et ce vers quoi elle veut tendre. De magnifiques maquettes, des projections, des explications, certes un peu longues et parfois répétitives, sont données par un système sonore d'audioguide. Le tout est d'une bonne mesure et très agréable. Il est peut-être regrettable et c'est la critique que nous pourrions faire que le propos paraisse conçu par l'agence de l'architecte et confine parfois à la promotion. Même si cela n'est pas insistant, on peut se questionner sur le rôle de l'institution IMA dans cette démarche. Mais c'était peut être un passage obligé avant que le pavillon ne serve ensuite à présenter l'art contemporain produit dans le monde arabe. A voir avant le 30 octobre.
vendredi 7 octobre 2011
Le Louvre est-il dans le ton ?
Si le groupe Communauté Louvre a déclaré forfait faute de combattants, et c'est bien dommage car ce projet pilote était prometteur, ce n'est pas pour autant que le Louvre se retire des réseaux sociaux et des initiatives visant à renouveler l'image du lieu. Dernière trouvaille, mettre la peinture en chanson, autre forme d'interprétation, il fallait y penser ! Avec Kararocke, chantez ce que vous inspire telle ou telle oeuvre ! Conjuguant le narcissisme, propre au Karaoke, ou chacun rêve de mettre en scène son égo, invité ici à tutoyer les grandes oeuvres de l'humanité ! et les envies de s'approprier le musée autrement, de l'ouvrir sur de nouveaux modes de partage, l'initiative est tout simplement drôle. Elle permet de dédramatiser et de dissoudre la posture nécessairement solennelle qu'il conviendrait de tenir dès que l'on entre dans le saint lieu. Après tout, si les musées sont des lieux de vie, alors il faut les appréhender comme tel. Et puis cela pourrait réserver de belles surprises. Claire Diterzi a proposé un superbe album, inspiré des oeuvres, dont certaines, comme Le Verrou de Fragonard sont conservées au Louvre. C'est une invitation à ce qu'on imite la démarche, interpréter, mais pourquoi pas créer demain des textes originaux... Accompagné d'un groupe de rock, montez sur la scène de l'auditorium !
mercredi 5 octobre 2011
Promesse de musées...
Alors qu'Eva Joly signait dans Le Monde du 22 septembre dernier une tribune plaidant pour la création d'un grand musée de Révolution à Paris, une façon de démontrer s'il était besoin aux yeux des Français son enthousiasme républicain, quand on l'accuse de ne pas aimer les réjouissances militaires du 14 Juillet, voilà que l'UMP ne trouve rien de mieux dans son programme pour la culture que de proposer une antenne d'Orsay en Région (voilà qui est original !) et une annexe de Beaubourg en banlieue parisienne. Ceci en plus de la Maison de l'Histoire de France, nouveau lieu fédérateur des musées d'histoire. Bon, décidément les musées ont le vent en poupe, et l'on pourrait presque s'en inquiéter. Est-il vraiment raisonnable de créer encore et toujours de nouvelles institutions alors que celles existantes ont bien du mal à boucler les budgets ? Est-ce vraiment ce dont on a besoin pour l'avenir ? De nouveaux lieux, de nouveaux murs, de nouvelles institutions ? Ne serait-il pas temps d'inventer par le renouvellement ? De donner des moyens, d'insuffler de nouvelles dynamiques, plutôt que de vouloir inaugurer toujours et encore, réflexe bien français... Bref, on pourra se réjouir que les musées soient ainsi prisés, il est vrai que parmi les lieux culturels, ils demeurent très attractifs. On ne le rappellera jamais assez.
lundi 3 octobre 2011
Une bien belle nuit !
Pour cette dixième édition de Nuit Blanche à Paris, de nombreux sites ont présenté des oeuvres vidéos, dont celle de Mircea Cantor, artiste roumain, présentée au Théâtre visuel, fort intéressante. Même si la captation donne le mal de mer, le sujet est ingénieux. Manifestants brandissant des miroirs en guide de pancartes qui reflètent ainsi des parcelles de ville et recomposent autrement la vision de l'urbain. D'autres propositions fort belles, comme celle de Zelvinas Campinas, dont nous avions déjà parlé sur ce blog, lors de la très belle exposition présentée au Grand Café à St Nazaire. En revanche, pour ne pas être méchant, aucun commentaire à faire sur la proposition de Fabrice Hyber au parc des Batignolles, nous préférions les recherches de l'artiste quand il résidait jadis à la Briquetterie de Ciry le Noble... Les barbelés de cristaux de sel de Sigalit Landau sont troublants, même si les aspects trop kitsch de l'installation rabaissent l'exigence de l'oeuvre. En revanche, le public riait de bon coeur en regardant la vidéo de Tomas Espina et applaudissait même au Théâtre des Abbesses, ce qui est assez rare pour l'art vidéo !
jeudi 29 septembre 2011
Musée Ethique ?
Un ami me fait remarquer ce jour un article paru dans Le Devoir, journal d'information du Québec, constatant la réalisation d'une exposition financée par quelques entreprises sponsors, développant un argumentaire en faveur de l'exploitation des sables de schistes bitumineux. Cette activité est florissante, et très polluante au Canada. C'est en toute "objectivité" par conséquent que le musée des sciences et de la technologie d'Ottawa déploie une telle exposition grâce aux fonds des lobbies du secteur. Il faudrait quand même un jour s'interroger sur les financements dans les musées de science, dont l'impact n'est guère comparable avec ceux des musées d'art. Les effets induits sur les discours y sont plus directs et plus problématiques. Quand Total finance la restauration de la galerie Apollon au Louvre et quand l'entreprise finance l'exposition Pétrole à la Cité des Sciences, ce n'est pas pareil. Si toutes les expositions ne pêchent pas par des discours aussi tendancieux que semble le faire celle d'Ottawa (que nous n'avons pas vu), il faut malgré tout s'interroger sur le phénomène. Nous avions cru mourir de rire, il y a quelque temps, quand le concepteur d'une exposition sur le nucléaire, à l'Académie François Bourdon, nous expliquait sérieusement qu'obtenir des financements d'Areva, de Framatome et d'EDF n'était pas un problème et que cela n'avait aucune incidence sur les contenus. Ne serait-il pas temps de parler d'éthique ?
samedi 24 septembre 2011
Zollverein
A proximité du Folkwang Muséum dans la Ruhr se trouve une des plus belles réalisations que nous ayons eu l'occasion de visiter ces dernières années : le musée de Zollverein. Installé dans l'ancien lavoir à charbon, le musée s'intègre parfaitement dans le bâtiment, la scénographie jouant des formes ingénieusement pour présenter, non l'histoire de la mine comme on pourrait s'y attendre, mais plus largement une épopée de l'histoire de l'Allemagne, depuis l'antiquité à nos jours et de ses relations aux autres. En trois parties équilibrées, le visiteur est invité à la réflexion sur le territoire, sur le monde, sur l'Allemagne... Impressionnante réalisation, qui marie intelligence des contenus et perfection de la réalisation. La scénographie est ingénieuse, d'une rare beauté, originale tout en demeurant classique et soignée. Un lieu rare qui vient trouver sa place dans un site époustouflant, voisinant les réhabilitations de bâtiments à destination de nouvelles start'up, d'un musée du design, ou encore d'un bâtiment des arts pour l'université à l'architecture marquante, signée Sanaa, du plus bel effet. Il faut prévoir plusieurs jours de présence si l'on veut profiter pleinement de toutes les propositions, y compris du bar piscine installé dans les anciens hauts fourneaux ! Cette région encore industrielle sait marier les époques, et intégrer le patrimoine à l'intérieur d'une région certes en reconversion, mais encore en plein développement d'activités.
dimanche 11 septembre 2011
Nouveau visage pour le Folkwang museum
Le Folwang Museum de Essen dans la Ruhr est une institution dont la naissance est importante dans l'histoire de la muséologie (implantée dans un premier temps dans la ville voisine de Hagen avant la fusion des collections de deux fondateurs, Osthaus et Gosebruch). La mise en exposition choisie à l'origine de l'établissement est à ce point novateur que le premier directeur du Museum of Modern Art de New-York, Alfred H. Barr Jr. fait alors le déplacement et déclare en 1934 que c'est un haut lieu de la muséologie européenne. En effet, le choix de faire se côtoyer les collections d'art moderne et les collections extra-occidentales est des plus novateurs.
jeudi 8 septembre 2011
L'Art de la lumière
Si vous voulez plus de lumière, c'est à Unna qu'il faut aller ! Dans ce lieu d'exposition atypique, vous pourrez découvrir des artistes qui exposent leur travail avec ce qui fut longtemps considéré comme la parole divine. Thématique originale évidemment, traitée de manière singulière, dans cette ancienne brasserie que l'on visite avec un guide qui commente les oeuvres une à une. Ce point n'est pas des plus agréables du reste, puisque si beaucoup de lieux contemporains négligent la mission didactique, c'est l'inverse ici : impossible de prendre le temps de s'imprégner des créations lentement avant de chercher à comprendre. Le discours, fut-il intéressant, vous est asséné comme à l'ensemble du groupe avec lequel vous êtes obligés de vous déplacer. Bon, hormis cette médiation forcée contestable, il est possible de voir entre autre, avec une pièce pour chaque oeuvre, les démarches de Christian Boltanski, Olafur Eliasson, Rebecca Horn, Joseph Kosuth, Christina Kubisch... Enfin le bâtiment appareil photo de James Thurrell qui permet d'admirer les nuages au sol est d'une extraordinaire ingéniosité et beauté.
dimanche 4 septembre 2011
Les Nomimés au LAM
Exposition intéressante présentant quatre jeunes artistes, Damien Cabanes, Mircea Cantor, Guillaume Leblon et Samuel Rousseau, nominés 2011 du Prix Marcel Duchamp. Ce prix créé en 2000 par l'ADIAF (Association pour la Diffusion internationale de l'Art Français) vise à soutenir le rayonnement international de la scène française. C'est sans hésitation le travail de Samuel Rousseau qui nous a le plus intéressé, ces petites installations sont d'une belle intelligence pour évoquer la ville et ses problématiques.
vendredi 2 septembre 2011
Felix Nussbaum Hauss
Nous avions vu l'exposition sur Felix Nussbaum Haus au MAHJ, Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme l'hiver dernier, et nous avions entendu parler de ce nouveau musée en construction dévolu à ces oeuvres. Inauguré ce printemps dans la charmante petite ville de Osnabrück dans le nord de l'Allemagne, la réalisation de Daniel Libeskind fait évidemment un peu trop penser au musée juif de Berlin, mais le geste est malgré tout tellement fort que l'on ne peut qu'être impressionné. Geste trop présent diront les critiques, au point que l'architecte cède aux tendances si courantes de s'exposer lui-même avant que de servir les oeuvres. Malgré tout, c'est d'une belle audace et l'articulation à l'ancien bâtiment parfaitement réussie. Car les oeuvres sont fortes et prenantes, et prennent la parole face à l'architecture à laquelle elles répondent intelligemment. Nous les avions vu dans de mauvaises conditions, lors d'un jour d'une trop forte affluence. Au point que, pour dire vraie, nous avions oublié cette exposition (d'autant qu'il était interdit de faire des photographies pour en conserver la mémoire...). En les revoyant dans ce bel écrin, nous avons pu les apprécier de manière incomparable, comme quoi le cadre est déterminant. Un musée à ne pas louper lorsque vous passerez vos vacances en Allemagne, ce que l'on vous recommande : il y a tant de musées à voir !
samedi 27 août 2011
Le M Muséum de Louvain
Nous n'avons pas eu l'occasion d'insister sur la grande qualité architecturale de la rénovation du nouveau musée de Louvain, le M van Muséum, inauguré depuis quelque temps déjà (en septembre 2009). La ville s'attache ainsi un bel établissement, clair et spacieux qui met admirablement bien en valeur ses collections originales. Conçu par l'architecte belge Stephane Beel, le lieu réuni deux bâtiments existants par une nouvelle relation très bien intégrée au site. Plus de 6000 m2 d'exposition en son sein surprend le primovisiteur par la densité et la diversité des propositions. Mêlant des intérêts pour l'art ancien comme pour l'art contemporain, il permet une mise en dialogue et un renouvellement des regards dans une ambiance très sereine. Il doit être bien agréable de travailler au sein de ces espaces. Un lieu qui mérite le détour lors d'un prochain séjour dans la capitale belge, Leuven étant à deux pas.
samedi 20 août 2011
Art plastique et danse
Parfait exemple de l'art relationnel, intitulée Move, Art and Dance Since the 60s, l'exposition temporaire en cours au K20, centre d'art contemporain de Düsseldorf est impressionnante d'inventivité. Les oeuvres sont à expérimenter, avec des visiteurs sollicités par des danseuses, des animateurs, et amenés à vivre les oeuvres en les habitant. Moitié art du cirque, plateau de danse ou art plastique, le corps est pris à parti et personne ne reste indifférent, donnant lieu à nombre d'interactions entre visiteurs. Ajoutons que les archives présentées sur des postes multimédias à la très belle interface proposent une banque de données sur la danse assez captivante. Des oeuvres de plasticiens sont présentées sur un plateau, tels Robert Morris, Dan Graham, Lygia Clark ou de chorégraphes sur une autre partie du bâtiment. Ainsi l'installation de Mike Kelley est-elle particulièrement appréciée et colonisée par les enfants. La traversée proposée par William Forsythe trouve également bien des adeptes dont peu réussissent intégralement le parcours ! Dommage que cette exposition présentée jusqu'au 25 septembre prochain, après l'avoir été à Munich et Londres en début d'année, ne vienne pas en France.
jeudi 11 août 2011
Paysages au PASS
Nouvelle exposition au PASS à Mons sur le paysage du bassin minier. Le paysage dans tous ses états, que l'on peut anticiper dans ses évolutions, au travers des visions d'artistes, d'urbanistes, de géographes, de plasticiens ou d'habitants... Paysages à écouter, paysages futuristes... Il ne s'agit pas de s'attarder de façon nostalgique sur un paysage passé, mais de comprendre comment les mutations vont venir modeler et transformer le paysage de demain. Ce n'est pas si fréquent qu'une exposition ose faire dans la prospective et parler du contemporain. Les étudiants de Valenciennes ont travaillé sous l'égide de Pascal Payeur pour proposer une scénographie originale, qui illustre comment le paysage est fabriqué, construit, mais aussi lu et approprié par les hommes qui y vivent. Un discours tonique au travers de textes et de vidéos bien calibrées.
dimanche 7 août 2011
Terra-Botanica : l'expérience du ludique végétal
Comment mieux illustrer l'ouvrage Expoland, nouvelle publication que nous présentions récemment, que de visiter le tout nouveau parc du végétal aux portes d'Angers, Terra Botanica ? Le visiteur peut faire la découverte de plantes et d'une approche de la botanique fort intéressante, mais dans une ambiance de parcs d'attractions assez étrange. On y découvre des portraits de grands botanistes peu connus, des plantes insoupçonnées et quelques restitutions de climats. Les éléments scénographiques pour mettre en scène les contenus muséographiques ne sont pas à la pointe, et paraissent même parfois un brin miteux, en revanche le traitement paysager est impressionnant. L'énergie mobilisée pour aménager un tel site est assez époustouflante. Des contenus sont convoqués, mais sans que l'on sache toujours vraiment s'ils ne sont pas des alibis. Les jeux ne sont pourtant pas omniprésents, c'est surtout la ballade dans un cadre d'exception qui importe. Certes, sous prétexte d'aborder la canopée, vous pourrez faire un petit tour de manège en coquille de noix volante. Les spectacles demeurent assez modestes et ne rivalisent pas avec les propositions des grands parcs, mais le tout est plutôt bien fait pour occuper agréablement les enfants. De là à aménager de tels lieux avec des fonds publics, est-ce bien défendable ? ...
vendredi 5 août 2011
Remixer le musée
Le musée de demain sera de plus en plus participatif, il invitera le visiteur à s'impliquer et à co-construire non seulement l'expérience de visite, mais l'exposition elle-même. Des lieux d'exposition innovent actuellement et découvrent ce qui sera sans doute assez commun dans quelques années. Il est fascinant et stimulant de vivre en direct ces nouvelles tendances et d'avoir pleinement conscience de vivre une mutation en cours. Métamorphose du visiteur en constructeur ? Pour participer et inviter à s'engager dans cette direction les animateurs du site Muséomix initient trois jours d'expérimentation du 11 au 13 novembre prochain et invitent les musées à jouer le jeu. Pour tout savoir voir le site : http://www.museomix.com/
mardi 26 juillet 2011
Soyez les bienvenus ?
Exposition d'Art Point M, compagnie d'arts de rue lors du Festival Chalon dans la rue 2011. Exposition généreuse sur les migrants et les demandeurs d'asile, exposition pleine de bonnes intentions, un peu trop, et qui évite ainsi de poser les questions qui fâchent. Exposition qui en se dénommant "Soyez les bienvenus" se trouve être en complète contradiction avec le propos même de certains protagonistes interviewés dans les vidéos qui, eux, dénoncent le mythe que représente la venue en Europe. Ainsi avec raison, une personne réclame d'ailleurs que l'on aille en Afrique pour dissuader ceux qui rêvent d'une Europe accueillante où le travail est facile. L'exposition malgré les critiques de bonne conscience que l'on peut lui adresser est utile, mais à quoi cela rime t-il de mettre un droit d'entrée dans un festival où la gratuité est de mise ? Si la scénographie est très belle, très originale, le reste est assez inconséquent. Les entretiens sont assez pauvres et les informations quelque peu lacunaires. Est-ce légitime de ne pas laisser le public s'exprimer et de lui imposer pour seul commentaire possible un tampon reproduisant le titre de l'expo, sorte d'unique parole autorisée ? Tout cela est bien regrettable, alors qu'il est si rare de voir une exposition s'attacher à un sujet aussi important et difficile.
mercredi 20 juillet 2011
Béthune 2011
Capitale régionale, Béthune 2011 présente plusieurs expositions remarquables qui méritent attention. Le musée d'ethnographie à la Chapelle St Pry avec 200 objets revisités, et surtout des expositions d'art contemporain notamment dans l'ancienne banque de France Lab-Labanque, dont la salle des coffres accueille des vidéos et des performances selon L'Esprit du lieu. Les étudiants de Valenciennes en design investissent l'ancien appartement du directeur en colocation virtuelle pour pousser la réflexion sur les formes utopiques de l'habiter. Le Garage présente des expositions photographiques du centre régional de la photographie Nord Pas de Calais, et le 360 de curieuses installations de Richard Castelli qui met en scène trois artistes dans Transformer, avec des oeuvres interactives. Des propositions qui donnent à la ville un air très branché. Les environs invitent à la balade avec des propositions de huit artistes A ciel ouvert dans les anciens sites miniers. Belle programmation pour impulser de nouvelles dynamiques sur le territoire. A déguster jusqu'à fin août pour la saison 2, en attendant la saison 3.
dimanche 10 juillet 2011
Dogon au MQB
vendredi 8 juillet 2011
Expoland, Du musée au parc d'attractions...
Sous le titre, Expoland, Ce que le parc fait au musée, Ambivalence des formes de l'exposition, l'ouvrage, qui vient de paraitre aux éditions Complicités, regroupe les contributions de François Mairesse, Claire Casedas, André Gob, Noëmie Drouguet, Michèle Antoine, Jean-Michel Tobelem, Paul Werner, et un hommage de Joëlle le Marec à Jean-Paul Natali. Ce recueil issu d'une journée de séminaire de recherche tenue à la Cité des Sciences cherche à analyser les rapports que les musées entretiennent avec les parcs d'attraction. Nous avions déjà proposé une première exploration sur ce sujet en 2005 dans la revue Culture et Musées (n°5), nous poursuivons collectivement la réflexion avec ce nouveau livre.
dimanche 3 juillet 2011
Immersion au coeur de Montréal
Présentation multimédia de troisième génération, le nouveau spectacle d'ouverture du musée de Pointe-à-Callières se découvre en introduction de la visite du célèbre musée montréalais, institution archéologique du vieux port. Evidemment, le spectacle est là, avec de beaux effets visuels et des reconstitutions pour susciter chez le visiteur l'attachement envers une ville fière d'elle-même. Cependant, trop d'émotions tue parfois l'émotion, car plus encore que dans les deux spectacles précédents, la mièvrerie d'une vision trop positive et un peu kitsch parvient à énerver un peu. Le ton toujours enjoué et enthousiaste que l'on se plait à mettre dans tous les audiovisuels dès qu'il s'agit de s'adresser aux touristes est curieux. Pourquoi toujours parler aux visiteurs comme à des enfants de 8 ans ? Est-ce la recette marketing du cinéma hollywoodien qui sévit jusque dans les musées ? Hormis cette réserve, on apprécie évidemment tellement le lieu et la découverte de l'histoire de la ville que cela a peu d'importance. Attendons avec impatience l'extension du musée qui devrait largement amplifier ses surfaces actuelles.
vendredi 24 juin 2011
La ville fertile
Très belle exposition sur la ville durable à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, l'exposition La Ville fertile présente des projets réalisés ou en cours dans les différentes citées du monde. La place de la nature dans la ville y est abordée de manière concrète et captivante.
mardi 21 juin 2011
De culture scientifique
Au Vaisseau à Strasbourg les enfants peuvent s'initier aux sciences et aux techniques en s'amusant. Comme à la Cité des enfants, prototype qui a servi de modèle pour le lieu, les enfants accompagnés d'un adulte peuvent découvrir et s'enchanter. Ici le temps n'est pas compté et les enfants pourront demeurer le temps qu'ils désirent. Des animations sont proposées, des ateliers et des expositions temporaires complètent l'endroit où l'on peut aussi pique-niquer en été et profiter des espaces extérieurs.
dimanche 12 juin 2011
L'Hiver de la culture
Etonnant Jean Clair qui ne peut se départir d'une nostalgie bien compréhensible envers les formes passées de la culture, qui la sacralise tout en critiquant Malraux, et s'interroge une nouvelle fois sur le rapport aux images, et plus globalement aux oeuvres et aux musées dans notre société. Lire Jean Clair, c'est un peu comme quand nous lisions le dernier livre de Jean Baudrillard, c'est toujours délicieux, profondément énervant, par les raccourcis un peu stéréotypés, et en même temps dense de trouvailles et de saisissantes intelligences. On aurait tord de se débarrasser un peu vite de Jean Clair en le rangeant du côté de ces penseurs réactionnaires qui méprisent le peuple des visiteurs à l'égal des combines de l'art contemporain. S'il y a de cela, il y a bien autre chose, et notamment des intuitions géniales sur les transformations en cours auxquels l'auteur refuse de se résigner. Et puis ce serait oublier que Jean Clair est l'auteur d'expositions qui sont à nos yeux les plus progressistes en muséologie. Des expositions qui ne se contentent pas d'exposer de belles oeuvres, mais qui tiennent un discours et une thèse et qui invitent le visiteur à réfléchir.
samedi 11 juin 2011
Focale sur Anish Kapoor
Installation époustouflante Leviathan d’Anish Kapoor présentée au Grand Palais à Paris en mai juin 2011 dans le cadre de Monumenta figure ce monstre marin biblique qui avalait les âmes et qui ici avale et recrache le public dans ses entrailles, énorme baleine de Jonas gonflée jusqu’à la nef du Palais. Mais le public est libre aussi de s’inventer mille et une autres histoires, de passer de l’intérieur à l’extérieur, du sacré au profane, du ventre de la bête à la matrice, de la déshumanisation mondialisée aux images de science-fiction... Comme dans toute oeuvre forte, l’interprétation se démultiplie, et se conjugue ici à l’expérience faite par le visiteur du souffle et la pulsation, de l’étrangeté de la lumière, de la rougeur et de la noirceur. Les sens sont en éveil et invite le cerveau aux stimulations neuronales pour se forger des clés de lecture. Ainsi réflexion, sensation, et émotion se rejoignent dans une interprétation personnalisée et démultipliée.
Signalons la rencontre autour de la photographie au musée, que le Grand Palais encourage, tandis que d'autres institutions se campent sur leurs interdits dans une attitude souvent incompréhensible. Le Groupe OrsayCommons propose de débattre, samedi 11 juin à 14h30, après avoir pris la bête sous tous les angles !
http://www.facebook.com/event.php?eid=114421408646123
ORSAYCOMMONS MONUMENTA
Voir Regarder Photographier
Venez le samedi 11 juin, 14h15, pour un OrsayCommons exceptionnel à Monumenta, au Grand Palais.
vendredi 3 juin 2011
Louvre-Lens : ça avance !
En préparation de la mise en place de la formation MME sur la conception des expositions à l'université d'Artois, les contacts se multiplient. Nous avons eu le plaisir d'accueillir il y a peu Philippe Dubé, responsable de la formation de muséologie de l'université Laval à Québec, et André Gob et Noëmie Drouguet, tous deux responsables de la formation de muséologie à l'université de Liège. Nous avons pu ensemble aller à la Maison du Projet Louvre Lens et visiter le site en présence d'Arnaud Debève qui nous a expliqué l'état d'avancement du chantier.
lundi 30 mai 2011
Un musée de l'économie
Le Monde donne brièvement, dans son édition du 27 mai, des nouvelles de la Cité de l'économie prévue par la Banque de France dans un hôtel particulier du 17ème arrondissement. Ce projet n'est pas sans intérêt puisqu'il s'agit de mieux faire comprendre aux citoyens les règles de l'économie. Espérons que ce n'est pas pour former les futurs traders des beaux quartiers, mais pour apprendre aux enfants des cités à déjouer les pièges du capitalisme... Si nous savons peu de choses du projet, l'article du Monde laisse cependant assez dubitatif. L'architecte Yves Lion à qui est confié le projet est entouré de François Confino, auquel la journaliste attribue la muséographie. Le problème est sans doute là, car si François Confino est sans conteste scénographe, la question de la définition des contenus demeure assez floue. L'important est "d'éviter le musée poussiéreux" (!!) et pour cela de permettre au public de jouer avec des zapettes... Espérons que le ludique ne l'emporte pas sur un véritable propos tant il y a à dire sur un pareil sujet, éminemment sensible.
dimanche 29 mai 2011
2011, l'Odyssée Kubrick
L'exposition Kubrick à la Cinémathèque de Paris est symptomatique d'une manière de penser et de faire des expositions. Très loin de la très belle exposition Jacques Tati ou même de celle concernant Almodovar, ou encore de l'exposition Renoir, certes moins originale au niveau de la scénographie que les deux premières, mais très audacieuse sur le propos et l'expérience comparative. Pour Kubrick, la scénographie est des plus terne, sans aucune surprise, et la muséographie est scolaire et dépourvue de toute imagination. C'est fâcheux pour présenter un tel cinéaste, à moins que ce soit une façon de se faire modeste et invisible ? En tous les cas, c'est assez ennuyeux, et seul l'intérêt pour Kubrick conduit à s'intéresser au propos.
samedi 21 mai 2011
Dictionnaire de muséologie

Ca y est ! Il est arrivé ! Le Dictionnaire encyclopédique de muséologie est paru. Attendu depuis vingt-cinq ans au moins au sein de l'ICOM, c'est grâce au travail acharné d'André Desvallées et François Mairesse que l'entreprise a pu être menée à bout. Belle réussite à laquelle nous sommes fiers d'avoir participé, avec Yves Bergeron, Bernard Deloche, Jean Davallon, Noëmie Drouguet, Raymond Montpetit, et Martin Scharer. 21 articles de fond et une partie rubriques de 500 mots définis, le tout forme un ensemble cohérent complété de 3 cahiers iconographiques. L'ouvrage sera très certainement indispensable aux étudiants de la discipline et nous l'espérons utile aux professionnels et chercheurs.
vendredi 20 mai 2011
Dieu(x) Mode d'emploi
Heureusement, il y a le texte de Gilles Courtemanche qui apporte un peu d'esprit critique à une exposition qui serait sans cela très belle et apaisante, mais d'une platitude déconcertante. Le Musée de la civilisation de Québec accueille cette exposition de Tempora présentée d'abord à Bruxelles. Si le propos de Courtemanche a semble-t-il fait débat au Québec, c'est celui d'Elie Barnavi qui nous parait pour notre part sujet à discussion, puisqu'il affirme tout de go que l'on a davantage tué au nom de la Nation, de la classe ou de la race que durant toute l'histoire l'ensemble des religions... Ce n'est pas un concours, mais on peut quand même être dubitatif. Cette séquence Conflits et coexistence a le mérite avec ces deux textes de faire débat. Rituel, passage, lieux, cultes, au-delà, divinités, corps sont les autres séquences qui ponctuent l'exposition, rien de bien révolutionnaire. Le discours est consensuel et ne questionne guère l'obscurantisme des traditions religieuses. Comme dans un monde enchanté, les religions seraient de simples croyances ne perturbant pas la société contemporaine. Si l'intention de faire connaitre la religion de l'autre pour aspirer à plus de tolérance est louable, on pourrait aussi proposer un dépassement de celles-ci pour construire un vivre ensemble qui ne repose pas sur des croyances vieilles de deux mille ans à l'heure où nous avons les moyens de comprendre le monde avec plus de rationalité. Plutôt que de contribuer à légitimer le fait religieux, le musée ne devrait-il pas éveiller les consciences et combattre les sources d'obscurantisme ?
jeudi 19 mai 2011
Connaitre les coulisses du muséum de Nancy
Pour connaitre un brin d'histoire du muséum-aquarium de Nancy, mais pour comprendre aussi ses collections, le travail conduit par les différents professionnels qui y oeuvrent, il faut se reporter au petit ouvrage Autour des collections publié par l'institution. Le grand public peut ainsi découvrir la politique d'acquisition, la gestion des collections et la conservation. Ce sont aussi les services de médiation et le travail avec les publics, la recherche, les relations conduites avec les universitaires, mais également avec les artistes. En quelques pages à chaque fois, les différents domaines sont ainsi expliqués. Richement illustrée, cette publication de qualité est évidemment une très belle introduction au monde muséal.
mercredi 18 mai 2011
Brassens pour tous
samedi 7 mai 2011
La Maison de l'Histoire de France
dimanche 1 mai 2011
oMusée, l'app des expos
Belle petite application pour votre Iphone évidemment, application qui plus est gratuite. oMusée présente l'actualité des expositions (essentiellement parisiennes pour le moment) et des sites français à visiter avec toutes les informations pratiques. Pour le moment un brin limité, il faut espérer que tous les sites y figurent à terme pour qu'elle devienne vraiment pertinente. L'application est bien faite, il est seulement dommage que l'on ne puisse pas interagir pour laisser des commentaires et apporter des témoignages, autrement que via Facebook.




