mercredi 26 juin 2013
Art contemporain africain : 10 ans d'actions
Libellés :
exposition
Etonnant endroit que cette Fondation Blachère, nichée au coeur d'une entreprise de luminaires, en pleine zone industrielle de Apt, à deux pas d'Avignon, et qui propose à la population, aux touristes, comme aux personnels intéressés de l'entreprise de découvrir des artistes africains contemporains. Pour ses dix années d'activités dans le secteur, la Fondation propose une exposition en deux volets, la première au printemps découvre les artistes que la Fondation a exposé tour à tour. Un second volet se poursuivra à l'automne. Lieu d'expositions, mais aussi d'acquisitions, car la Fondation possède des collections de première ordre, c'est aussi un lieu de résidence et de création. Ainsi, on aura pu apprécier des artistes aussi différents que Andries Botha, Soly Cissé, Ousmane Ndiaye Dago, Ousmane Sow, Siriki Ky, Chérie Benga, Samuel Fosso, sur près de 150 artistes présents en collection ! Modèle de développement culturel d'initiative privée qui, au vu des moyens consentis, doit évidemment faire rêver beaucoup d'institutions publiques. Des actions ont été conduites avec le MRAC de Tervuren ou avec les biennales du Sénégal, du Mali, d'Ethiopie... Notons le très bel ouvrage présentant la collection 2003/2013.
lundi 24 juin 2013
Paris la Nuit !
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exposition
Le Pavillon de l'Arsenal propose une exposition au titre alléchant : Paris la Nuit, celle-ci invite à des ballades nocturnes dans un Paris comme on le voit peu souvent présenté. Avec plus de 500 documents de toutes périodes, on se plonge dans l'histoire d'un urbanisme qui inquiète ou crée au contraire les conditions du vivre ensemble. Intéressante manière de s'intéresser aux aménagements urbains, mais l'exposition perd un peu son visiteur à trop vouloir le conduire dans les espaces les plus reculés. Car le thème est foisonnant et l'exposition peut rassasier les plus curieux, mais aussi étouffer les plus courageux. Le visiteur peut y picorer de toute manière quelques documents passionnants s'il n'a pas le goût de tous les observer. Car la recherche considérable qu'on conduit les concepteurs de l'exposition, et notamment la recherche iconographique, est ici un peu noyée dans la masse considérable de données placées côte à côte. Soulignons l'originalité de cette exposition destinée à inviter à la réflexion sur l'urbanisme.
samedi 22 juin 2013
20 ans de Culture et Musées
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publication muséologie
Le 13 juin dernier se fêtait en Avignon les 20 ans de la Revue Publics et Musées devenue après ses dix premières années Culture et Musées. Nombre d'auteur.e.s de la revue étaient présents, malgré la grève des trains et des avions !, pour se réjouir de la pérennité d'une revue de recherche en muséologie, il est vrai si peu nombreuses dans le monde francophone. A cette occasion, un numéro hors série, intitulé La Muséologie : 20 ans de recherches, sous la direction des deux fondateurs et animateurs Hana Gottesdiener et Jean Davallon. L'éditeur Actes Sud était bien évidemment présent, ainsi que les principaux financeurs de la revue, la Direction Générale des Patrimoines du ministère de la culture et la région PACA, bien évidemment aussi l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse. Outre le sommaire des anciens numéros (que l'on peut en partie télécharger sur Persée, le portail des Revues scientifiques), ce hors-série regroupe les contributions d'une vingtaine d'auteurs que l'on prend toujours plaisir à lire.
samedi 15 juin 2013
Brandon Ballengée à Chamarande
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exposition
Non seulement très belle, mais très forte par le message porté, l'exposition Augures d'innocence présentée au domaine de Chamarande pour sa programmation estivale Milieux, accueille l'artiste Brandon Ballengée. Poursuivant son dialogue entre art - création contemporaine et développement durable, Chamarande trouve avec cette programmation une belle cohérence. Les oeuvres commandées dans le parc ne manque pas d'intriguer le visiteur promeneur. On retiendra Le Bruit du frigo et ses étranges baignoires, Gilles Bruni ou encore Liliana Motta. L'exposition au Château est plus explicite par ses messages. L'artiste Brandon Ballengée y présente une série de travaux sur les grenouilles qui font froid dans le dos. Les malformations dues aux pollutions diverses sur la surface de la planète prend un tour étonnant en s'esthétisant transformées en superbes oeuvres, notamment en clichés photographiques. C'est très beau et très angoissant à la fois. Si l'hommage à Charles Darwin est plastiquement hypnotisant, l'installation Prelude to the Collapse of the North Atlantic, "qui est consacrée à l’effondrement de la chaîne alimentaire et des écosystèmes marins des côtes atlantiques françaises", est d'une magnifique présence. Les oeuvres sont chargées de sens, ce qui ne fait pas de mal au sein d'une création contemporaine trop souvent insipide politiquement. Bravo à toute l'équipe qui a permis cette proposition aussi engagée qu'esthétique.
lundi 10 juin 2013
Un lieu d'exposition Place Taksim
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à propos de...
L'exposition ne devrait-elle pas être d'abord un lieu d'expression ? Un lieu de rencontres et de dialogues ? Non pas seulement une parole descendante adressée à un public réceptif plus ou moins passif, mais un outil de mise en partage, de discussion et de négociation ? C'est ce qui parait dans les formes spontanées. En mai 68, un festival d'affiches surgissait, produites par l'Atelier de l'Ecole des Beaux-arts.
Place Taksim aujourd'hui à Istambul, on peut visiter un pavillon de chantier reconvertit, et de ce fait une part de l'espace public investi par les manifestants qui viennent témoigner et même comprendre les méthodes de la police. A en croire ce reportage posté sur Dailymotion, exposer ses idées, même de façon précaire, demeure l'expression fondamentale, et peut-être avant tout symbolique, de la liberté. L'exposition est moins réalisée dans une visée instrumentale (transmettre, enseigner...) qu'elle n'est une manifestation symbolique de l'expression publique, de la capacité de création collective réappropriée. Un symbole du musée, lieu de vie, pour et par tous ?
voir le petit reportage : http://www.dailymotion.com/video/x10n2wt_visite-au-musee-de-la-revolution-place-taksim-a_news
Place Taksim aujourd'hui à Istambul, on peut visiter un pavillon de chantier reconvertit, et de ce fait une part de l'espace public investi par les manifestants qui viennent témoigner et même comprendre les méthodes de la police. A en croire ce reportage posté sur Dailymotion, exposer ses idées, même de façon précaire, demeure l'expression fondamentale, et peut-être avant tout symbolique, de la liberté. L'exposition est moins réalisée dans une visée instrumentale (transmettre, enseigner...) qu'elle n'est une manifestation symbolique de l'expression publique, de la capacité de création collective réappropriée. Un symbole du musée, lieu de vie, pour et par tous ?
voir le petit reportage : http://www.dailymotion.com/video/x10n2wt_visite-au-musee-de-la-revolution-place-taksim-a_news
dimanche 9 juin 2013
Traits de génie à Lille
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exposition
Il est de bon ton de se moquer, dans certains milieux autosuffisants de l'art contemporain, du goût trop facile et populaire qui s'enthousiasme devant les oeuvres d'Ernest Pignon-Ernest. N'en déplaise aux mondains, l'exposition présentée au musée des beaux-arts de Lille est magnifique. Non seulement parce que le travail de l'artiste est remarquable, notamment celui conduit à Naples, et ici revisité, mis en perspective par le rappel de la présentation dans la rue, les dessins préparatoires... Non seulement parce que la scénographie d'Ernest Pignon-Ernest est d'une intelligence soignée, mais aussi parce que le dialogue avec les dessins du legs Wicar est envoutante. Notons également le choix des médiations individuelles en salle, avec des intervenants remarquables qui donnent un plaisir supplémentaire à la visite.
A voir également Les Extases au musée de l'Hospice comtesse.
A voir également Les Extases au musée de l'Hospice comtesse.
vendredi 7 juin 2013
Ricciotti Architecte
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exposition
Exposition minimaliste à la Cité de l'architecture pour rendre hommage à celui qui connait la gloire sur le port de Marseille avec l'inauguration du MUCEM. L'exposition sur les créations architecturales de Rudy Ricciotti se résume à de grandes projections murales de ses réalisations, certes fort belles, à quelques matériaux négligemment posés au sol, auxquels on ne prête guère intérêt et à une table multimédia pour en savoir plus. Enfin, une interview du Maître permet de le découvrir sympathique quand il parle matériaux, bétons, et chantiers. Son franc parler, ses incertitudes, ses coups de gueule en font un architecte atypique, mais que l'on suivra moins dans ses envolées régionalistes et identitaires. Son lien charnel à la matière se ressent dans sa manière de modeler le béton, de lui faire prendre le soleil par des résilles et des ouvertures étranges. Sans nul doute son travail comptera et restera car il est marqué par une incontestable originalité. Ses prouesses feront-t-elles école ? L'avenir le dira.
Notons, qu'il est regrettable que les expositions d'architecture confondent toujours réalisations et projets dans les documents présentés, car pour le public non avertit la distinction n'est pas toujours claire, ainsi cette femme repartant convaincue que Ricciotti a signé le Quai Branly...
Notons, qu'il est regrettable que les expositions d'architecture confondent toujours réalisations et projets dans les documents présentés, car pour le public non avertit la distinction n'est pas toujours claire, ainsi cette femme repartant convaincue que Ricciotti a signé le Quai Branly...
mercredi 5 juin 2013
De l'importance de la scénographie...
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à propos de...,
humeur
Etonnant article, au très beau titre : Scènes de musée, paru dans le Cahier spécial Cultures et Idées du Monde du samedi 1er juin à propos de la scénographie d'exposition. On croit rêver en le lisant ! D'abord confusion totale entre le métier de muséographe et celui de scénographe, la journaliste Roxana Azimi passant de l'un à l'autre sans distinction. Il faut dire que le Louvre lui-même ne semble pas encore comprendre la différence... Les métiers ont pourtant évolué depuis les années 50 et les cours de George Henri Rivière, et il serait quand même bon que les musées de beaux arts en prennent acte.
Mais surtout le fond de l'article est très réactionnaire. Cela commence par les propos de Rudi Ricciotti, à l'honneur cette semaine avec l'inauguration du MUCEM, qui prétend d'entrée de jeu que la scénographie est une démarche impéraliste qui colonise l'architecture. D'autres conservateurs estiment que cela parasite les oeuvres. Nous avions entendu de semblables propos lors de la construction du Quai Branly... L'article appuie sa démonstration très manichéenne sur de mauvaises expositions, notamment Bohèmes, et ce n'est pas Robert Carsen, son scénographe, qui se trouve être le meilleur avocat. Révoltante pourtant la manière d'ignorer l'importance de la scénographie, et sa signification profonde pour le discours de l'exposition. L'exposition n'est plus la simple addition des oeuvres et des discours tenus dessus, et si elle est autre chose, c'est par sa formulation spatiale et expérientielle. Le développement de la scénographie est un des grands apports de ces 30 dernières années, il semble que certains ne s'en sont pas encore aperçus, ou que cela les irrite... Heureusement, l'association des Scénographes dispose d'un site pour mieux expliquer le métier, et un collectif sort prochainement un Guide de conception des expositions, qui revient sur ces distinctions. Nous le présenterons sous peu.
Mais surtout le fond de l'article est très réactionnaire. Cela commence par les propos de Rudi Ricciotti, à l'honneur cette semaine avec l'inauguration du MUCEM, qui prétend d'entrée de jeu que la scénographie est une démarche impéraliste qui colonise l'architecture. D'autres conservateurs estiment que cela parasite les oeuvres. Nous avions entendu de semblables propos lors de la construction du Quai Branly... L'article appuie sa démonstration très manichéenne sur de mauvaises expositions, notamment Bohèmes, et ce n'est pas Robert Carsen, son scénographe, qui se trouve être le meilleur avocat. Révoltante pourtant la manière d'ignorer l'importance de la scénographie, et sa signification profonde pour le discours de l'exposition. L'exposition n'est plus la simple addition des oeuvres et des discours tenus dessus, et si elle est autre chose, c'est par sa formulation spatiale et expérientielle. Le développement de la scénographie est un des grands apports de ces 30 dernières années, il semble que certains ne s'en sont pas encore aperçus, ou que cela les irrite... Heureusement, l'association des Scénographes dispose d'un site pour mieux expliquer le métier, et un collectif sort prochainement un Guide de conception des expositions, qui revient sur ces distinctions. Nous le présenterons sous peu.
mardi 4 juin 2013
Philippe Favier à la Maison Européenne de la Photographie
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exposition
Plusieurs expositions intéressantes à la MEP, la Maison Europenne de la Photographie à Paris, notamment celle de Claude Levêque, avec quelques clichés humoristiques ou formant de belles compositions dans Un Instant de rêve. Mais c'est surtout le travail de Philippe Favier qui est assez étonnant. Orfèvre de l'image, Philippe Favier compose à partir de photographies, découpe, couds et intervient avec la délicatesse de la brodeuse. Travail très délicat, c'est aussi souvent drôle, voir émouvant. Cela tient aussi de l'entomologiste qui avec méthode épingle ses insectes en composant de mystérieuses généalogies. Cela fait penser également au travail de la compagnie OPUS qui dans les arts de la rue déploie de semblables univers.
dimanche 2 juin 2013
Une odyssée gauloise mais pas scénographique !
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exposition
L'exposition proposée au musée d'archéologie de Lattes Henri Prades, LATARA, était pourtant prometteuse... Elle s'attachait à compléter semble-t-il l'exposition Gaulois, une exposition renversante présentée à la Cité des sciences ! En effet, c'était la Gauloise qu'on devait paraît-il découvrir dans Une Odyssée gauloise. Parures de femmes à l'origine des premiers échanges entre la Grèce et la Gaule. Mais le propos promis est assez vite oublié et le parcours s'étiole et s'évapore en habituelles considérations. Surtout la scénographie confine au catastrophique ! Pour une exposition classée d'intérêt national la proposition est assez décevante.
Par ailleurs, le musée étant en montage d'exposition, la moitié du permanent, déjà peu important, était inaccessible au moment de notre passage, est-il alors raisonnable de faire honorer un droit d'entrée au visiteur, même modeste, dans ces conditions ?
vendredi 31 mai 2013
Le Carré d'art invite Foster
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Pour ses vingt ans _ et oui 20 ans déjà, "mon Dieu hier encore elle était si petite..." ! _ Il y a 20 ans en effet, la Petite Maison carré de Nîmes a accouché d'une sœur jumelle... Enfin, ça c'était le concept, car dans la réalité le Carré d'art a davantage vieilli que la demeure antique. Et l'on espère que le futur Musée de la Romanité que construisent Hélène et Christian de Portzamparc sera plus concluante. Car franchement, avec le recul le Carré d'art cela ressemble à un quelconque centre commercial de province. Ce n'est pas que cela soit particulièrement moche, c'est juste quelconque et sans grand intérêt. Pour ses 20 ans donc, le musée d'art contemporain à confié l'exposition anniversaire à son architecte... Lord Norman Foster pour en être le commissaire. Cela donne une exposition qui n'est pas particulièrement intéressante tant elle est disparate, sans aucun fil logique si ce n'est l'intérêt de Foster pour les œuvres choisies (certes, ok, mais en quoi cela ne nous concerne t-il ?). Il ne faudra pas compter sur le service culturel pour expliquer les motivations et les raisons de la sélection (au fait existe-t-il un service chargé de la médiation dans ce musée ? ) Pour toutes aides à la visite, le visiteur ne comptera que sur une feuille A4, s'il la trouve lui-même à l'entrée. De l'ensemble hétéroclite présenté, retenons les œuvres vidéos de Miguel Angel Rios, de Jonathas de Andrade, de Michal Rovner et les propositions de Thomas Saraceno avec des pièces architecturales évoquant la nature constructrice. Enfin, l'œuvre de Christian Boltanski, toujours prenante, même si sa mise en exposition est peu probante.
jeudi 30 mai 2013
Les habitants de Ron Mueck
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exposition
Impressionnantes les sculptures de Ron Mueck. Nous en avions déjà vu à la Fondation il y a quelques années, où nous l'avions découvert avant de le revoir ailleurs, notamment à Washington où il était permis - là-bas - de faire des photographies... La Fondation Cartier promet une exposition épurée et délicieuse à voir en nocturne, quand on se retrouve quasiment seul en tête à tête avec les curieuses créatures ! Il faut donc profiter des nouveaux horaires, puisque le lieu est ouvert jusqu'à 21 heures et même 22 heures le mardi. Ces sculptures réalistes déstabilisent non seulement par la variabilité des tailles qui ne manquent pas de troubler, mais aussi parce que la perfection du détail, la texture du grain de la peau des sujets est visuellement perceptible. Le travail n'est pas sans évoquer un univers bien différent, celui d'Elisabeth Daynes, qui dans l'univers des musées de science conduit aussi à des représentations étonnantes. Mais ici c'est en totalité l'imaginaire de l'artiste qui se déploie dans l'espace et qui nous atteint avec sa pleine évidence.
mercredi 29 mai 2013
Les musées de Montpellier
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musée
On ne sait ce que donnera la future Cité du corps humain voulue par Mme la Maire de Montpellier, ni si le musée de l'œuvre coloniale en Algérie (sic) voulu par l'inénarrable et défunt Georges Frèches se fera un jour, même rebaptisé (musée de la présence française en Algérie ?). Disons simplement que si Montpellier est une ville toujours séduisante et agréable, encore plus belle depuis que le tramway à chassé beaucoup de voitures du centre ville, devenu vraiment piétonnier, il reste heureusement que le musée Fabre demeure un joyau toujours aussi agréable à revoir. C'est un musée superbe, où les très belles collections sont bien mises en valeur dans ce cadre architectural soigné. L'écrin réalisé par l'agence Brochet, Lajus, Pueyo de Bordeaux, associés à l'atelier Nebout, propose sur 9200m2, un parcours agréable et intelligent. Les notices accompagnant les œuvres sont bien pensées. On ne peut pas en dire autant des autres musées de la ville !
dimanche 19 mai 2013
Debord, un art de la simulation
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exposition
Crime de lèse majesté que d'oser critiquer Debord évidemment, mais quand même, il faut bien avouer que l'exposition de la BNF, loin de rendre seulement hommage au grand homme, dévoile sans en avoir l'air le visage d'un chef de groupe, certes révolutionnaire et sympathique, mais qui rivalise néanmoins avec les mouvements les plus sectaires et ésotériques, et qui derrière une apparence de refus des codes bourgeois cultive en réalité le culte de la personnalité. Le tableau des appartenances et des exclusions présenté dans l'exposition est à cet égard fabuleux. Car au final le mouvement finit par s'enfermer et lorsque des jeunes tentent de destituer le gouverneur, selon le rituel instauré, ils se font exclure ! La dérision du début à ses limites. Tout comme l'auto-organisation fédéraliste libertaire bientôt abandonnée au profit d'un bon centralisme des décisions, digne du comité central ! Comme bien des mouvements de l'époque, les situationnistes répondent aux mêmes réflexes un brin totalitaire. Passons sur les théories qui sont souvent fantaisistes pour ne pas dire foutaisistes. L'internationale lettriste puis situationniste, ne serait-ce donc que de petits groupes de fanatiques qui s'autocongratulent ? L'exposition laisse un drôle de goût si l'on n'arrive pas à priori en décidant de parcourir l'exposition en se prosternant. C'est quoi au final, le véritable apport de Debord ? C'est tellement intense, que cela parait indicible ou inintelligible ! Quand fera-t-on la lecture critique d'une époque qui n'a pas dédaigné participer du système tout en prenant la pause de ceux qui le refusent avec radicalité ? Ainsi la publication des ouvrages savamment calculée ! Quel génie du marketing ce Debord !
L'exposition, que l'on ne peut pas photographier (c'est bien la peine d'avoir acheté aussi cher ces archives !!), est malgré tout fort belle. Mais l'on peut aussi critiquer la manière dont l'institution BNF en intitulant l'exposition Guy Debord. Un art de la guerre, alors qu'il s'agit d'abord d'un mouvement collectif, travestie à la fois l'esprit et participe de la célébration trompeuse en nourrissant un individualisme peu en phase avec le sujet.
L'exposition, que l'on ne peut pas photographier (c'est bien la peine d'avoir acheté aussi cher ces archives !!), est malgré tout fort belle. Mais l'on peut aussi critiquer la manière dont l'institution BNF en intitulant l'exposition Guy Debord. Un art de la guerre, alors qu'il s'agit d'abord d'un mouvement collectif, travestie à la fois l'esprit et participe de la célébration trompeuse en nourrissant un individualisme peu en phase avec le sujet.
lundi 22 avril 2013
Chapeau au graphiste !
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exposition
L'exposition de préfiguration de la future Cité de l'Economie à Paris, voulue par la Banque de France, est présentée en ce moment à la Cité des Sciences et de l'Industrie sous le titre L'Economie, Krack, boom, mue. Exposition originale, et complexe à appréhender pour le visiteur comme pour le muséographe, car le sujet n'est à priori par facile. Bravo aux muséographes qui ont oeuvré à rendre le sujet attractif. Si le propos demeure un brin trop classique et orthodoxe - on ne cherchera pas des discours révolutionnaires -, déroulant un fil un brin scolaire, en trois phases (Qui fait l'économie ? Comment ça marche ? Quel est l'état du monde ?) , malgré tout, il faut dire combien on se laisse prendre dans ce propos bien construit. Car l'exposition non seulement développe des manips et des interactifs efficaces, ce dont la Cité des Sciences a le secret, mais s'appuie aussi sur un travail de graphiste remarquable, sous la houlette de Fabien Hahusseau, travail qui contribue à rendre l'exposition plaisante et lisible. Les exemples développés sont probants, ainsi l'illustration pratique de la mondialisation qui invite à scanner des produits communs pour comprendre, ou encore les vidéos ou les données pertinentes. On pourra prolonger ou devancer la visite en se rendant sur le site internet de l'exposition, lui aussi très documenté et également remarquable. A visiter jusqu'en janvier 2014.
vendredi 19 avril 2013
Anticorps au BAL
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exposition
Etonnant accrochage, d'une série intitulée Anticorps composée des photographies d'Antoine d'Agata, qui vient de s'achever au Bal à Paris. Jouant complètement sur le processus immersif, l'exposition conduit le visiteur à plonger dans la matière, en la démultipliant comme en des jeux de miroirs infinis. Telle série rebondit comme par ricochet sur telle autre, et ainsi de suite. Choisissant dans des milliers d'images, les commissaires de l'exposition Fannie Escoulen et Bernard Marcadé n'ont pas hésité à coller et faire se téléscoper et même se recouvrir les clichés comme pour faire ressortir l'aspect massif et totalisant de la matière. La mort, l'obscène, le sexe y sont omniprésents comme pour traduire la pulsion qui anime le photographe qui assurément ne démérite pas de Georges Bataille. Ce lieu d'exposition fort sympathique poursuit ainsi ses propositions fortes et originales. La prochaine exposition qui ouvre ses portes le 24 avril promet d'être également originale, avec une carte blanche PMU, intitulée Fouilles d'Olivier Cablat qui partagera sa vision des jeux.
vendredi 12 avril 2013
Sous influences
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exposition
Sous influences, artistes et psychotropes, sous ce titre prometteur La Maison rouge nous promet des voyages intérieurs insoupçonnés. Etonnement peu d'expositions abordant la question de l'influence des drogues sur les processus de création n'avaient jusque-là été montées en France, c'est chose faite. Toutefois, il ne suffit pas de prendre des drogues pour être inspiré, et l'exposition aurait plutôt tendance à démontrer de leurs effets néfastes, car il y a peu d'oeuvres convaincantes. Beaucoup se résument à des gribouillis informes devant lesquels on passe en courant. L'exposition embrasse peut-être trop large aussi, en voulant aborder des univers d'artistes trop éloignés par le style et les motivations, le visiteur finit par perdre pied. De Jean-Martin Charcot à Damien Hirst en passant par Jean-Michel Basquiat ou Larry Clark, l'exposition entend tellement montrer qu'elle finit par créer un Gloubi-Boulga, avec presque 250 oeuvres d'horizons très éloignés. Prouesse que de rassembler toutes ces oeuvres et de donner un premier aperçu de l'étendue du sujet, mais au risque de mettre en lumière tous les absents. Evidemment, l'oeuvre immersive de Yayoi Kusama ne laisse pas indifférent et génère l'effet recherché, des troubles de la perception et des hallucinations visuelles qui rendent compte des substances. Beaucoup d'autres oeuvres sont davantage des productions sous influences, sans chercher à mettre le visiteur dans un état second. C'est l'ambiguité et la force de cette exposition que de jouer sur les deux tableaux. Mention spéciale pour la proposition des amis de La Maison Rouge qui avec Système adéquat de Vincent Mauger crée un bel effet.
samedi 6 avril 2013
Présentation de l'Objectif en Coulisses
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voyage d'étude formation muséologie
Voir l'extrait de l'émission de Télé Gohelle qui présente l'exposition :
http://www.dailymotion.com/video/xyijjm_journal-du-vendredi-22-mars-2013-tele-gohelle_news&start=1711
Lire aussi ici la critique d'Isabelle Roussel-Gillet sur ce blog.
jeudi 4 avril 2013
The Museum of everything
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exposition,
humeur
Fin d'exposition pour ce musée très étrange, présenté cet hiver boulevard Raspail à Paris, avant de partir pour Londres, Moscou et ailleurs... L'exposition semble une bonne affaire, puisque l'on se presse pour voir des oeuvres d'art brut, peu innovante au fond, puisque beaucoup d'artistes sont déjà bien connus, mais "révélé" dans une ambiance trash pour faire plus vrai... Si vous aviez aimé le Palais de Tokyo, et sa friche d'attraction culturelle, puisqu'il s'agit en quelque-sorte d'un parc mimant l'univers alternatif, il est certain que vous trouverez le Muséum of Everything à votre goût. C'est juste un cran au-dessus dans la commercialisation de l'alternatif. Le parcours n'est pas soumis à l'accessibilité handicapé, semble-t-il, les musées privées peuvent ainsi s'émanciper des règles sévissant dans le public ? Et il est permis de mettre en scène avec trois francs six sous des collections produites par des marginaux et de remplir le tiroir caisse. Et comme il n'est pas de petit profit, la prise de photo est soumise à une amende de 1000 euros ! Transgression s'abstenir !
vendredi 29 mars 2013
Départs en stage !
Les étudiants et étudiantes du Master Expographie-Muséographie de l'Université d'Artois sont partis en stage en ce début avril... Impliqués pour la plupart dans des stages de 4 à 6 mois, les champs d'intérêts, ancrés en muséologie, sont multiples, ce dont la diversité des missions et des structures témoignent. Musées, agences, communautés de communes, centre d'arts... les lieux d'accueil sont aussi répartis dans toutes les régions et à l'étranger. Parmi les 35 étudiants (15 en master 1 et 20 en master 2), six effectuent leur stage à l'étranger : 2 en Suisse, 2 au Québec, 2 en Belgique. 10 étudiant.e.s font un stage en Nord Pas de Calais, et 25 sont à l'extérieur de la Région. Parmi les lieux d'accueil, citons par exemple le Musée de la Civilisation à Québec, le musée du Louvre, le Musée d'Ethnographie de Neuchâtel, la Friche Belle de mai à Marseille, le domaine de Chamarande, le FRAC Nord Pas de Calais, l'Adresse, musée de la Poste, l'Atelier-musée du papier à Angoulême, le musée de la Céramique de Dieulefit, le musée du jouet à Moirans, les musées Royaux de Bruxelles, le musée du Docteur Guislain à Gand, le musée archéologique de St Romain en Gal, le musée d'Art et d'Histoire de La Rochelle, la Ferme musée du Cotentin, le musée de l'Ailleurs à Yverdon, le Festival de l'Affiche à Chaumont, le Pôle Numérique, la Photothèque de Douai, La Piscine à Roubaix, le centre historique des soeurs de St Anne à Montréal, le musée de St Amand, le Centre d'Histoire Local de Tourcoing, etc, mais aussi une Fondation et quatre agences en muséographie-scénographie. En espérant que les partenariats avec les lieux d'accueil iront en se démultipliant. Bon stage !
mercredi 13 mars 2013
Les musées d'ethnologie
Libellés :
publication muséologie
Les Musées d'ethnologie. Culture, politique et changement institutionnel. Cet ouvrage collectif, sous la direction de Camille Mazé, Frédéric Poulard et Christelle Ventura, regroupe les contributions d'une dizaine de chercheur.e.s. Comme le mentionne l'introduction de l'ouvrage, les musées d'ethnologie connaissent des crises multiples et les auteurs tentent d'en rendre compte et d'esquisser des voix pour l'avenir. Plusieurs auteur.e.s reviennent d'abord sur l'histoire des institutions, le musée de l'Homme évidemment, mais aussi le Palais de la Porte Dorée, le Musée National des Arts et Traditions Populaires et d'autres sur leur devenir, le musée du Quai Branly, la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration, et naturellement le MUCEM qui ouvrira prochainement ses portes. Mais d'autres contributeurs se penchent aussi sur des sites moins emblématiques et moins connus, mais qui forment également des études de cas représentatives de la diversité des musées d'ethnographie : musées du patrimoine industriel en Nord-Pas de Calais, musées de la ruralité en Picardie, écomusée de Saint-Nazaire pour l'activité portuaire.
Sommaire :
Fabrice Grognet : La réinvention du musée de l’Homme au regard des métamorphoses passées du Trocadéro
Christelle Ventura : Les « polyphonies » du musée du quai Branly ou l’art d’acclimater les discours
Anne Monjaret et Mélanie Roustan : La repatrimonialisation du Palais de la porte dorée : du musée des Colonies à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration
Des musées pour représenter la France
Richard Dupuis : De l’agriculture dans les musées aux musées d’agriculture de 1920 à 1980
Martine Segalen : L’impossible musée des cultures de la France. Le cas du musée national des Arts et Traditions populaires
Camille Mazé : Du MNATP au(x) MuCEM. Les vicissitudes du musée français d’ethnologie nationale
Des musées au service et à l’épreuve des territoires
Helène Melin : Le rôle des musées de patrimoine industriel dans les reconversions territoriales. Le cas de la Région Nord-Pas-de-Calais
Anne Hertzog : Les musées d’ethnologie au défi des recompositions territoriales. Le cas des musées consacrés à la ruralité en Picardie
Serge Chaumier : Écomusées : structures porteuses de ressources pour l’avenir. L’exemple de l’écomusée de Saint-Nazaire
Sommaire :
Camille Mazé, Frédéric Poulard et Christelle Ventura : Démantèlements, reconversions, créations. Contribution à l’analyse du changement institutionnel.
Des musées pour penser l’altéritéFabrice Grognet : La réinvention du musée de l’Homme au regard des métamorphoses passées du Trocadéro
Christelle Ventura : Les « polyphonies » du musée du quai Branly ou l’art d’acclimater les discours
Anne Monjaret et Mélanie Roustan : La repatrimonialisation du Palais de la porte dorée : du musée des Colonies à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration
Des musées pour représenter la France
Richard Dupuis : De l’agriculture dans les musées aux musées d’agriculture de 1920 à 1980
Martine Segalen : L’impossible musée des cultures de la France. Le cas du musée national des Arts et Traditions populaires
Camille Mazé : Du MNATP au(x) MuCEM. Les vicissitudes du musée français d’ethnologie nationale
Des musées au service et à l’épreuve des territoires
Helène Melin : Le rôle des musées de patrimoine industriel dans les reconversions territoriales. Le cas de la Région Nord-Pas-de-Calais
Anne Hertzog : Les musées d’ethnologie au défi des recompositions territoriales. Le cas des musées consacrés à la ruralité en Picardie
Serge Chaumier : Écomusées : structures porteuses de ressources pour l’avenir. L’exemple de l’écomusée de Saint-Nazaire
lundi 11 mars 2013
Images à conviction
Libellés :
exposition
Conjonction de calendrier et pour poursuivre dans la légèreté, il se trouve que Liège commémore cette année la mémoire la Shoah et témoigne de la politique envers les juifs durant la seconde guerre mondiale, un mémorial et une exposition retrace l'histoire peu glorieuse de Liège durant cette période. Démarche courageuse.
samedi 9 mars 2013
Visiteurs photographes au musée
Libellés :
publication muséologie
Vient de paraitre Visiteurs photographes au musée, sous la direction de Serge Chaumier, Anne Krebs et Mélanie Roustan et rassemblant les contributions d'une trentaines de chercheurs, mais aussi de photographes.
Interdire, autoriser ou encourager la pratique photographique des visiteurs ? Quelle
vision d’eux-mêmes et de leurs missions les musées livrent-ils à travers les choix
qu’ils opèrent ? La photographie amateur, apparue dans les musées au xixe siècle,
s’est généralisée avec la démocratisation de son usage privé, le développement
du tourisme et le renouvellement des technologies. Elle fait aujourd’hui l’objet
d’une controverse concernant les biens relevant du domaine public.
Cet ouvrage pluridisciplinaire fait d’abord le point sur les ressorts juridiques du débat et dévoile des enjeux de légitimité plutôt que de légalité. Puis, l’attention se porte sur l’expérience des visiteurs et sur la pluralité des usages de la photographie dans les musées : instrument de travail, support d’apprentissage et de formation du regard, mémoire de la visite ou source d’expression. Plusieurs études de cas s’intéressent aux formes d’appropriation des images numériques et explorent des pistes quant à leur intégration à une politique des publics ouverte au partage des savoirs ou à la créativité. Des interludes photographiques ponctuent les textes et portent un autre regard sur cette question.
Cet ouvrage pluridisciplinaire fait d’abord le point sur les ressorts juridiques du débat et dévoile des enjeux de légitimité plutôt que de légalité. Puis, l’attention se porte sur l’expérience des visiteurs et sur la pluralité des usages de la photographie dans les musées : instrument de travail, support d’apprentissage et de formation du regard, mémoire de la visite ou source d’expression. Plusieurs études de cas s’intéressent aux formes d’appropriation des images numériques et explorent des pistes quant à leur intégration à une politique des publics ouverte au partage des savoirs ou à la créativité. Des interludes photographiques ponctuent les textes et portent un autre regard sur cette question.
Contributions
Michaël Bourgatte
Nathalie Casemajor Loustau
Serge Chaumier Sylvaine Conord Noémie Couillard Mélanie Dulong de Rosnay
Jacqueline Eidelman Émilie Flon Séverine Giordan André Gunthert
Bernard Hasquenoph
Annie Héritier Irène Jonas Anne Krebs
Pierre Lannoy
Gaëlle Lesaffre
Valentina Marziali
Susanna Muston
Martine Regourd
Chloé Roubert
Mélanie Roustan
Géraldine Salord
Jean-Michel Tobelem
Dominique Trouche
Hécate Vergopoulos
Interludes
photographiques
Robert Baronet
Hilli Hassemer
Gérald Ritter et ses élèves
Gérald Ritter et ses élèves
Corinne Vionnet
vendredi 8 mars 2013
Journée d'étude sur la photographie au musée
Vendredi se déroulait au Louvre-Lens une journée d'étude co-organisée par le master Expo-Muséographie de l'université d'Artois, le Louvre Lens, le musée du Louvre et la direction des patrimoines du ministère de la culture et de la communication. 115 participants, dont un tiers d'étudiants, doctorants et deux tiers de professionnels des musées et de chercheurs, ont participé à cinq ateliers thématiques sur :
Ces cinq ateliers, dont les étudiantes du master ont proposés les comptes rendus donneront lieu à des synthèses. Des professionnels du musée du Louvre, du Centre Pompidou, de Versailles, de la BNF, du musée d'Orsay, du MAHJ, du musée d'Hazebrouck, du réseau PROSITEC, du Forum de Bavay, de l'association des conservateurs Nord Pas de Calais, du Conseil Général Pas de Calais, du Centre des monuments nationaux, du musée des Beaux arts de Lille et de Valenciennes, le service de la conservation du diocèse de Cambrai, le LAM, le musée de la Céramique de Desvres, du musée de la dentelle de Calais, la Piscine de Roubaix, l'Espace 36, la Fédération des amis de musées, Universciences, le Forum des sciences, des musées universitaires de Bruxelles... mais aussi de Clic France, de Who Art You, de Culture Visuelle, du Louvre pour tous et des journalistes étaient également présents, ainsi que plusieurs universités au travers de la présence d'une quinzaine de chercheurs, du ministère, et de la Réunion des musées nationaux.
- les usages et comportements des visiteurs photographes dans les expositions
- les aspects juridiques attachés à la photographie dans les musées
- l'usage sur internet et sur les réseaux sociaux
- les actions culturelles conduites avec l'usage de photographie
- les enjeux et effets de la photographie sur les institutions et les métiers
Ces cinq ateliers, dont les étudiantes du master ont proposés les comptes rendus donneront lieu à des synthèses. Des professionnels du musée du Louvre, du Centre Pompidou, de Versailles, de la BNF, du musée d'Orsay, du MAHJ, du musée d'Hazebrouck, du réseau PROSITEC, du Forum de Bavay, de l'association des conservateurs Nord Pas de Calais, du Conseil Général Pas de Calais, du Centre des monuments nationaux, du musée des Beaux arts de Lille et de Valenciennes, le service de la conservation du diocèse de Cambrai, le LAM, le musée de la Céramique de Desvres, du musée de la dentelle de Calais, la Piscine de Roubaix, l'Espace 36, la Fédération des amis de musées, Universciences, le Forum des sciences, des musées universitaires de Bruxelles... mais aussi de Clic France, de Who Art You, de Culture Visuelle, du Louvre pour tous et des journalistes étaient également présents, ainsi que plusieurs universités au travers de la présence d'une quinzaine de chercheurs, du ministère, et de la Réunion des musées nationaux.
mercredi 27 février 2013
Chapeau au musée de la vie wallonne !
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actualités des musées,
exposition
Coup de chapeau au musée de la vie wallonne, non seulement pour le très beau colloque sur les musées d'ethnographie qu'il vient d'organiser durant deux jours, et aussi pour la très belle rénovation du site conduite il y a quelques années. L'endroit au coeur du Liège historique est très agréable : on vient visiter, mais aussi prendre un café, déjeuner ou se reposer au calme de son cloitre avec plaisir. C'est un vrai lieu de vie. Le musée de la vie wallonne a repensé entièrement son propos et sa muséographie, offrant un parcours agréable et bien calibré. Appliquant les approches des musées de société, il donne à voir un visage historique de la Wallonie traditionnelle, mais il sait aussi aborder par quelques touches les aspects des évolutions contemporaines, évoquant par exemple la loi sur l'euthanasie ou les salles pour accompagner les personnes en proie aux drogues, chose que la France est encore incapable de penser ouvertement. Le musée montre donc aussi un peu de cette Belgique actuelle et moderne, au-delà des clichés, même s'ils sont bien vivants dans un pays de carnavals, de fêtes, de bière et de pecquet.
Coup de chapeau au musée évidemment aussi pour son exposition sur le chapeau justement ! Une vie de Chapeau : un chapeau pour chaque tête ? Belle scénographie ingénieuse et agréable pour présenter les divers aspects sociologiques du chapeau, ce que le porter veut dire, comment il se fabrique et comment il évolue. Bien sûr les collections et le savoir-faire du musée de Chazelles sur Lyon ont été mises à contribution pour l'occasion, offrant un beau partenariat entre les deux structures.
samedi 23 février 2013
Photographie et Cinéma : je t'aime, moi non plus
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exposition
Le musée Nicéphore Niépce propose une exposition sur les relations entre photographie et cinéma avec une belle réflexion de leurs rapports ambivalents, sous le commissariat de François Cheval. Sous le titre, Les arts associés, la photographie au service du cinéma, l'exposition déploie les multiples visages en autant de clins d'oeil. D'abord évidemment moyen d'information, de propagande et de conviction en direction d'un public à conquérir, la photographie n'est pas seulement un moyen de dévoiler et de fabriquer des stars, c'est aussi un outil de travail. Même si le regard condescendant du cinéma envers la photographie, cette image fixe, la réduisait trop souvent à être une antiquité, un archaïsme au regard des techniques plus élaborées de l'image animée. Eisenstein comparait les « belles » photographies de film « à un fatras décousu de jolies phrases » ! rappelle François Cheval. Pourtant la photographie permet de voir autrement, de dévoiler ce que l'on ne voit pas à l'écran dans l'enchainement et la fuite en avant de la bobine. La salle obscure crée une fascination et un éblouissement, en cela elle empêche de voir en concentrant les regards sur l'intrigue ; la photographie, au contraire, permet de restituer le temps long et le choix du regardeur à scruter, à détailler, à s'arrêter. Nulle opposition intestine, mais une complémentarité que l'exposition interroge.
jeudi 21 février 2013
Mondes éléctriques
Libellés :
exposition
Belle exposition à l'Espace Electra sur La Fée électricité et sa fabuleuse histoire. En revenant à ses fondamentaux, la Fondation EDF n'oublie pas pour autant les questions de développement durable, qui demeurent bien présents dans l'exposition. Surtout, elle permet de découvrir la relation que l'homme entretient à l'électricité, et surtout les espoirs et les craintes que cette énergie miraculeuse a générées à ses débuts. Ainsi, c'est le pan médical et les espoirs d'électrothérapie qui sont les moments les plus savoureux. Il en reste des traces et à ce sujet le documentaire sur les croyances actuelles en Asie relatives à la guérison espérée en s'allongeant entre deux rails de chemin de fer est du point de vue ethnographique extraordinaire. Les affiches de campagne électorale de François Mitterrand devant des cheminées d'usines et des réacteurs sont également étonnantes ! Mais il y a aussi les films des premiers âges du cinéma qui rendent compte des représentations de l'époque et qui sont des ravissements pour le visiteur. On retrouve également, La Jamais contente, présentée dans l'exposition Des Transports et des hommes à la Cité des Sciences, une des premières voitures, d'emblée électrique, et qui dépasse les 100 km heure. On se demande pourquoi tout ce temps perdu depuis un siècle... Une belle exposition, intelligemment scénographié sur un propos bien construit par Alain Beltran, commissaire de l'exposition.
mardi 19 février 2013
Des réalisations signées MEM
Libellés :
voyage d'étude formation muséologie
C'est ainsi que nous concevons la formation professionnelle en muséologie : au travers de mise en pratique, d'expériences de terrain, d'analyse de visites, de rencontres, de cas pratiques...
C'est ainsi que nous concevons l'exposition : non pas comme une réserve patrimoniale plus ou ou moins bien présentée et documentée, mais comme un véritable travail d'écriture et comme une création collective en vue d'une interprétation pour laquelle le patrimoine et les collections peuvent éventuellement être convoqués.
Pour cette raison, nous sommes très heureux des réalisations que les étudiantes du master expo-muséographie proposent.
Nous ne pouvons signaler ici les autres actions conduites : évaluation d'expositions, réalisations d'étude, voyages sur sites et rencontres, journées d'étude... ainsi se déroule la formation dès lors que l'université laisse un peu de marge de manoeuvre pour innover et sortir de la classique compilation de cours à laquelle s'ajoute un stage ; résumé de bien des formations...
C'est ainsi que nous concevons l'exposition : non pas comme une réserve patrimoniale plus ou ou moins bien présentée et documentée, mais comme un véritable travail d'écriture et comme une création collective en vue d'une interprétation pour laquelle le patrimoine et les collections peuvent éventuellement être convoqués.
Pour cette raison, nous sommes très heureux des réalisations que les étudiantes du master expo-muséographie proposent.
- Un premier groupe a travaillé sur une exposition L'Objectif en coulisses, afin de présenter le travail artistique de Robert Baronet, photographe québecois que les étudiantes ont accompagné dans son exploration en Nord-Pas de Calais. L'exposition inaugurée à l'Office culturel d'Arras début février poursuivra sa route avec une inauguration début mars à Lens.
- Un second groupe présente une exposition sur les mythes et préjugés relatifs à l'épilepsie au musée d'ethnographie de Béthune. Très belle exposition également qui aborde le sujet en le construisant rigoureusement et avec une approche transversale art science et société. Des interviews donnent une approche sensible et humaine du sujet. Ce qui prime ici est l'approche interprétative et réflexive...
- D'autres projets, dont nous reparlerons, sont en cours de concrétisation...
- Profitons en pour signaler également les critiques proposées sur le blog de la formation, L'Art de muser, les étudiant.e.s de master 1 et 2 y publient des papiers argumentés régulièrement.
Nous ne pouvons signaler ici les autres actions conduites : évaluation d'expositions, réalisations d'étude, voyages sur sites et rencontres, journées d'étude... ainsi se déroule la formation dès lors que l'université laisse un peu de marge de manoeuvre pour innover et sortir de la classique compilation de cours à laquelle s'ajoute un stage ; résumé de bien des formations...
jeudi 14 février 2013
Ecriture d’exposition : pour un traité d’expologie ?
Libellés :
publication muséologie
Il est dans nos convictions que l’exposition ne sert pas seulement à montrer mais à démontrer. Que celle-ci sert à communiquer du sens, à tenir des propos si possible signifiant pour les visiteurs, à rendre intelligible le vécu de chacun, par la mise en avant d’idées, de sensations, d’émotions, de ravissements... C’est pour cela que nous visitons les expositions et apprécions leur diversité, cherchant à cerner leur efficacité et leur à propos. C’est ainsi que nous entendons sensibiliser les étudiants qui suivent une formation en muséologie.
Pour parvenir à mieux comprendre les initiatives des concepteurs, nous proposons dans cet ouvrage une réflexion sur la mise en exposition et tentons un classement des démarches. En s’appuyant sur les différentes approches en muséologie, il s’agit de passer en revue les concepts et de sérier les évolutions. Car les modes de conception, mais aussi les raisons de concevoir et surtout de visiter les expositions se transforment. Aussi il faut tenter de voir plus clair en mettant à plat cette magnifique diversité au travers d’une analyse comparative. Nous proposons dans cet ouvrage une première tentative de classement des écritures de l’exposition, étape d’un cheminement réflexif que chacun pourra alimenter, nous l’espérons, par ses propres exemples et par ses propres visites.
lundi 4 février 2013
De mémoires de pères
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exposition
Courageuse démarche que d’appréhender l’histoire de la seconde guerre mondiale au travers des albums de famille et des photos reléguées au grenier des mémoires familliales. Le musée de Graz, Universalmuseum Joanneum, propose une exposition faite de photographies collectées auprès de la population locale. Des duplicatas d’albums sont proposés en consultation pour suivre des vies au travers de ces captations éphémères. Emouvante traversée biographique que l’on se prend à reconstituer en regardant ces soldats de l’armée allemande sur les différents théâtres des opérations militaires et même dans les camps de détenus... Etrange sentiment quand les albums dévoilent ces clichés de soldats semblant faire du tourisme de Bretagne en Flandres, de Paris à Budapest, et même jusqu’au Maghreb... Et puis d’autres apparitions de fuites, de prisonniers, de villes dévastées, de vies brisées. Photos émouvantes comme cette femme envoyée en cobaye pour traverser une rivière afin de constater que celle-ci n’est pas minée. Appréhender ainsi un passé et avoir le courage d’y faire face, même s’il n’est guère avantageux. On attend de semblables courages dans les musées français pour appréhender les guerres coloniales jusqu’à celle d’Algérie.
samedi 2 février 2013
Lu dans la presse...
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actualités des musées
- Nous n'arrêterons pas d'être surpris par les musées ! Nous apprenions avant hier qu'il fallait ne pas sentir mauvais pour contempler les oeuvres (voir ici et aussi Médiapart). Ainsi le musée d'Orsay (toujours lui !) se fait remarquer en expulsant manu militari une famille de SDF venue visiter, accompagnée d'ADT Quart Monde, sous prétexte que cela sent trop fort. Cela rappelle les petites odeurs de sinistre mémoire ! A quand l'installation de cabines de douches à l'entrée des musées comme dans les piscines ? Outre le traumatisme pour la famille en question, on pourrait en rire si cela n'en disait pas long sur la manière dont ce musée envisage le lieu et ses utilisateurs légitimes. Sans doute peut-on s'interroger aussi sur la sous-traitance de la sécurité à des sociétés extérieures (mais prennent-elles vraiment l'initiative d'expulser des visiteurs sans en informer la direction du musée, comme Orsay tente de le faire croire ?). C'est quoi déjà la magnifique phrase de Clemenceau ? : "Laissez rêver les pauvres...".
- Autre information étonnante dans Le Monde du 30 janvier, dans un tout autre registre : la demande de la Belgique au musée des beaux-arts de Nantes, de restitution d'un Rubens à la cathédrale de Tournai, prélevé en 1794 par notre amoureux des arts, l'emporté Napoléon pour son musée universel des arts ! La logique de la restitution, théorisée depuis quelques décennies, entre enfin dans sa logique concrète. Le vers est dans le fruit ! On n'a pas fini de s'amuser si on poursuit ainsi, on va bientôt restituer tous les biens spoliés. C'est Quatremère de Quincy qui va être content. Mais jusqu'à quand faudra-t-il remonter ? Au vu du délabrement de toutes les valeurs de la Révolution et de l'héritage des Lumières, la réhabilitation de l'Ancien Régime se profile. Ainsi, les agités de Civitas vont sans doute un jour s'emparer du dossier pour plaider la restitution des biens nationaux au clergé et espérer ainsi repeupler les églises, puisque ces objets de culte attirent dans les musées ! On va remettre les choses en ordre et un jour replacer toutes les oeuvres à leur place dans leurs pays d'origine, niant par la même l'histoire et la circulation inéluctable de par le monde. Et du même coup la volonté de faire des musées pour permettre au Peuple d'avoir accès à un bien artistique universel, en neutralisant ses usages, en toute laïcité.
samedi 26 janvier 2013
Fermeture du Bioscope
Cela est passé inaperçu dans la communauté muséo me semble t-il, mais j’apprend en lisant Terra Eco (et oui !) que le Bioscope, ce parc d’attraction culturel que les collectivités avaient eu l’idée de susciter à deux pas de l’Ecomusée d’Alsace a fermé ses portes après sa saison 2012 (voir aussi l'Alsace). Cela mériterait un examen approfondi, car c’est emblématique des rêves qui tournent en cauchemar ! Avec 90 000 visiteurs l'an passé au lieu des 300 000 espérés, le parc ne dépasse pas sa septième année d'exploitation. Rappelons 30 millions d'investissement et des déficits d'environ 4 millions par année d'exploitation (voir ici). Que va devenir le site ? Les idées sont à l'étude. Espérons que les effets ne seront pas trop négatifs pour l'Ecomusée d'Alsace qui avait été lié à cette aventure.
Les élus envisagent des "Futuroscopes" sur leur territoire pour impulser avant tout des dynamiques économiques et n’hésitent pas à financer des investissements très lourds pour des équipements gérés le plus souvent ensuite par le privé (ici la Compagnie des Alpes). Le Bioscope a connu un premier échec et a du revoir son projet au bout d’une saison, puis a consenti de nouveaux investissements pour s’orienter vers des propositions plus ludiques encore sur le thème du développement durable ! La réussite s’est fait attendre... Le pari réussira t-il mieux ailleurs ? Eana, à l'abbaye du Valasse à également fermé ses portes cet hiver... D'autres lieux tel Terra-Botanica le parc du végétal à Angers, trouveront-ils leur rythme à l’image de Vulcania qui a également eu des débuts difficiles, de Micropolis ou de la Cité de l’Espace à Toulouse ? La mairesse de Montpellier ambitionne de développer, dit-on, un projet autour du corps humain, sera t-il plus probant ?
lundi 21 janvier 2013
En plein dans le mille
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exposition
Le thème est à priori étrange : exposer des oeuvres peintes, sorte de tableaux populaires prises pour cibles de tir. La tradition croate fait mieux comprendre ce pays de violence exacerbée où de belles jeunes femmes sont soigneusement peintes pour être dégommées à vue. Car ce ne sont pas seulement, et même rarement des animaux, comme on pourrait s'y attendre, qui figure comme sujets des cibles, mais des expressions de la vie quotidienne, des figures dont on ne sait pas si elles représentent des personnages réels. Le tout est très beau et très cruel. Mais au final, n'est-ce pas aussi que le chasseur exacerbe là un lien passionnel avec l'objet de ses désirs mortifères ? Il était donc à propos de demander à Annie Le Brun de se pencher sur la question dans le très beau catalogue qui accompagne l'exposition. Car de la mort, du désir et de la cruauté, s'entremêlent les fils de la passion. Le musée de la chasse et de la nature, une fois de plus, nous épate en proposant un parcours sensible, au gré de ses collections permanentes, mêlant avec joie les approches, entre art ancien, réflexion anthropologique, art contemporain. Voilà des oeuvres qui prennent ainsi tout leur sens. Nous avons été surpris de ne pas y retrouver Valère Novarina qui tirait sur ses toiles à peine peintes, mais il y a Niki de Saint-Phalle qui s'inscrit dans la même tradition. Une exposition pour un très grand plaisir car comme toujours dans ce lieu la muséographie est tout aussi irréprochable que la scénographie.
à lire aussi cette critique de Libération : http://www.liberation.fr/culture/2013/01/11/cibles-pan-de-l-art-meconnu_873426
et celle sur Lunettes rouges : http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2013/01/19/on-ne-tire-que-sur-ce-quon-aime/
à lire aussi cette critique de Libération : http://www.liberation.fr/culture/2013/01/11/cibles-pan-de-l-art-meconnu_873426
et celle sur Lunettes rouges : http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2013/01/19/on-ne-tire-que-sur-ce-quon-aime/
samedi 19 janvier 2013
Chantier autorisé
Libellés :
exposition
Voici une exposition qui n’est ni pour les enfants, ni pour les adolescents, ni pour les adultes, mais pour les trois à la fois ! En articulant intelligemment les niveaux de lecture, il ne s’agit pas de proposer un même contenu selon trois angles de complexités, mais de disposer sur un même thème des contenus complémentaires que les trois publics pourront partager. Car l’idée est bien de permettre une communication entre les générations, chacune d’entre elles ayant quelque-chose de spécifique à faire partager aux trois autres. L’idée peut paraitre en soi assez simple et évidente, mais elle est toutefois originale car au final peu courante. Elle permet d’éviter les cloisonnements des publics et de mettre en oeuvre une co-éducation de tous avec tous. L’enfant découvre des choses qu’il peut également partager avec l’adulte, et réciproquement. Le pari est d’autant plus intéressant que l’exposition ne cherche pas à couvrir un sujet facile et populaire, mais à expliquer les démarches de l’archéologie contemporaine, des chantiers de fouille et des métiers concernés. Cette exposition du Latenium de Neuchâtel conjugue les discours et donc les niveaux de vitrines déclinées systématiquement à trois niveaux de hauteur. Une exposition qui pourrait très certainement utilement circuler dans les musées d’archéologie.
samedi 12 janvier 2013
L’Imaginarium : à inventer ensemble
Libellés :
exposition,
nouvelles technologies et musée
Nouveaux lieux dédiés aux cultures numériques de l’agglomération lilloise, à proximité du Fresnoy à Tourcoing, au coeur d’un nouvel espace alliant entreprises, centres de ressources, lieux de formation, espace patrimonial et culturel, l’Imaginarium a ouvert ses portes récemment sous la férule de Pascale Debrock et avec la direction artistique de Pierre Giner. Même si le lieu propose une exposition Do It Yourself cherchant à allier science art et bricolage inventif pour en montrer les liens de convergence, c’est moins un lieu institutionnel d’expositions qu’un lieu de créations et d’innovations, un co-working space, ouvert aux surgissements de propositions. Dans la tradition du Fab Lab anglo-saxon, l’Imaginarium réserve des espaces pour accueillir, inventer avec et impulser des initiatives. Le pari est que cet espace trouve à l’avenir son usage par ses usagers. La prochaine exposition dédiée aux jeux vidéos qui devrait ouvrir ce printemps sera sans doute l’occasion d’associer les passionnés et amateurs du domaine.
mercredi 9 janvier 2013
Exposer des photos dans le noir
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exposition
La photographie est l’art de la révélation. C’est sans doute de ce fait d’évidence que le FRAC Lorraine s’est inspiré pour proposer au dernier étage du Centre Pompidou Metz une exposition FRAC Forever de sa collection de photographies que l’on visite et découvre à la lampe de poche, plongé dans une obscurité déconcertante. L’affaire est amusante et parait novatrice, et il est dommage qu’aucun texte ne mentionne l’histoire de la chose, alors que les surréalistes avaient inventés cela dans les années 30, avec Man Ray distribuant des lampes à l’entrée de l’exposition tandis que Duchamp éteignait les lumières. L’idée était évidemment d’accroitre la vision en la stimulant. Aujourd’hui, au règne de l’expérientiel, l’affaire est ludique et vise à exciter le visiteur. Il faut bien reconnaitre qu’au-delà de l’étonnement premier la chose est assez vite lassante car à savoir toutes ces magnifiques photos présentes et malgré tout très peu visibles, le visiteur est saisit surtout de frustration. Bref, si l’exposition était de taille plus modeste, elle serait agréable, mais à occuper tout un plateau du centre, elle devient énervante. Le visiteur filera donc assez vite et ce n’est pas l’exposition Sol LeWitt au second qui le retiendra, tant les très belles perspectives dégagées peuvent malgré tout être traversées en courant. Reste l’exposition sur le rideau de scène du ballet Parade au rez-de-chaussée. Mais une fois avoir contemplé l’objet en question, pour le reste, mieux vaut pour le visiteur intéressé lire un catalogue confortablement installé dans son fauteuil. Est-il vraiment nécessaire de faire des expositions pour proposer ça ? D’un côté l’hyper expérience, de l’autre l’absence totale d’expérience, le visiteur pourra dans tous les cas passer son chemin.
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