Vous ne connaissez pas ou assez mal Antonioni ? Il serait logique de penser que vous allez combler ce manque en vous rendant à l'exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque française. Ce serait faire abstraction des réflexes de spécialistes qui président souvent à la conception des expositions. Encore un cas, où il manque visiblement un muséographe dans le projet. C'est fréquent à la Cinémathèque. Ainsi l'exposition, assez classique dans sa structuration, film par film, motivant 9 sections du parcours, propose à chaque fois un texte introductif. Celui-ci fait appel à une multitude de références qui n'éclaireront pas ceux qui n'en disposent pas. Et sans intermédiation, des objets sont alignés dans de belles vitrines, avec des cartels basiques pour toute aide. Bref, les spécialistes parlent aux spécialistes. Le caractère frustrant des extraits de films, comme il est souvent le cas dans les expositions de films, donne envie de voir les oeuvres, c'est déjà cela. On ressort de l'exposition en ayant compris surtout que le cinéaste avait un lien fort aux arts plastiques qui l'ont influencé et qu'il a même pratiqué. C'est bien.
samedi 2 mai 2015
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