Bah oui forcément, Bowie c'est beau ! Bon vous doutiez-vous que Bowie disposait d'un logement et même qu'il possédait un trousseau de clés ? Et bien vous pourrez aller admirer la relique bien vitrinifiée et accompagnée de son étiquette sacralisante. Etonnant tout de même ce que l'exposition parvient à faire ! Bon soyons juste l'exposition ne se résume pas à cela. Il y a aussi la vie et les multiples métamorphoses de l'artiste, ses explorations, ses rencontres, ses découvertes, ses audaces. L'exposition présentée dans le nouveau bâtiment de la Philharmonie de Paris après avoir été conçue et présentée au V&A de Londres ne désemplit pas et ne déçoit pas les aficionados. Nous sommes dans l'industrie culturelle dans tous les sens du terme, expo comprise. Même si le système de sonorisation est toujours aussi insupportable, empêchant tout mouvement non concordant avec ce que le concepteur à prévu que vous fassiez, même si on vous y interdit les photographies et si l'on voit au final assez peu d'extraits de concert. Le visiteur constate combien cet artiste a expérimenté, et combien il semble prendre du plaisir à le faire dans une course effrénée. Son désir de personnages est manifeste. La scénographie est intéressante sans être spectaculaire. Nous avons surtout aimé le tableau final à la manière du classement de Mendeleiev, une ingénieuse trouvaille des concepteurs.
samedi 9 mai 2015
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