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La Formation en muséologie :

Vous êtes intéressés par une formation initiale ou par la formation continue en muséologie et muséographie ? La formation MEM : Master Expo-Muséographie, en conception des expositions de l'Université d'Artois est faite pour vous !

Voir les renseignements :

ou sur le site de l'Université : (document à télécharger colonne de droite) ou sur ce lien.

Master MEM

mercredi 27 février 2013

Chapeau au musée de la vie wallonne !


Coup de chapeau au musée de la vie wallonne, non seulement pour le très beau colloque sur les musées d'ethnographie qu'il vient d'organiser durant deux jours, et aussi pour la très belle rénovation du site conduite il y a quelques années. L'endroit au coeur du Liège historique est très agréable : on vient visiter, mais aussi prendre un café, déjeuner ou se reposer au calme de son cloitre avec plaisir. C'est un vrai lieu de vie. Le musée de la vie wallonne a repensé entièrement son propos et sa muséographie, offrant un parcours agréable et bien calibré. Appliquant les approches des musées de société, il donne à voir un visage historique de la Wallonie traditionnelle, mais il sait aussi aborder par quelques touches les aspects des évolutions contemporaines, évoquant par exemple la loi sur l'euthanasie ou les salles pour accompagner les personnes en proie aux drogues, chose que la France est encore incapable de penser ouvertement. Le musée montre donc aussi un peu de cette Belgique actuelle et moderne, au-delà des clichés, même s'ils sont bien vivants dans un pays de carnavals, de fêtes, de bière et de pecquet. 
Coup de chapeau au musée évidemment aussi pour son exposition sur le chapeau justement ! Une vie de Chapeau : un chapeau pour chaque tête ? Belle scénographie ingénieuse et agréable pour présenter les divers aspects sociologiques du chapeau, ce que le porter veut dire, comment il se fabrique et comment il évolue. Bien sûr les collections et le savoir-faire du musée de Chazelles sur Lyon ont été mises à contribution pour l'occasion, offrant un beau partenariat entre les deux structures.

samedi 23 février 2013

Photographie et Cinéma : je t'aime, moi non plus

Le musée Nicéphore Niépce propose une exposition sur les relations entre photographie et cinéma avec une belle réflexion de leurs rapports ambivalents, sous le commissariat de François Cheval. Sous le titre, Les arts associés, la photographie au service du cinéma, l'exposition déploie les multiples visages en autant de clins d'oeil. D'abord évidemment moyen d'information, de propagande et de conviction en direction d'un public à conquérir, la photographie n'est pas seulement un moyen de dévoiler et de fabriquer des stars, c'est aussi un outil de travail. Même si le regard condescendant du cinéma envers la photographie, cette image fixe, la réduisait trop souvent à être une antiquité, un archaïsme au regard des techniques plus élaborées de l'image animée. Eisenstein comparait les « belles » photographies de film « à un fatras décousu de jolies phrases  » !  rappelle François Cheval. Pourtant la photographie permet de voir autrement, de dévoiler ce que l'on ne voit pas à l'écran dans l'enchainement et la fuite en avant de la bobine. La salle obscure crée une fascination et un éblouissement, en cela elle empêche de voir en concentrant les regards sur l'intrigue ; la photographie, au contraire, permet de restituer le temps long et le choix du regardeur à scruter, à détailler, à s'arrêter. Nulle opposition intestine, mais une complémentarité que l'exposition interroge.

jeudi 21 février 2013

Mondes éléctriques

Belle exposition à l'Espace Electra sur La Fée électricité et sa fabuleuse histoire. En revenant à ses fondamentaux, la Fondation EDF n'oublie pas pour autant les questions de développement durable, qui demeurent bien présents dans l'exposition. Surtout, elle permet de découvrir la relation que l'homme entretient à l'électricité, et surtout les espoirs et les craintes que cette énergie miraculeuse a générées à ses débuts. Ainsi, c'est le pan médical et les espoirs d'électrothérapie qui sont les moments les plus savoureux. Il en reste des traces et à ce sujet le documentaire sur les croyances actuelles en Asie relatives à la guérison espérée en s'allongeant entre deux rails de chemin de fer est du point de vue ethnographique extraordinaire. Les affiches de campagne électorale de François Mitterrand devant des cheminées d'usines et des réacteurs sont également étonnantes ! Mais il y a aussi les films des premiers âges du cinéma qui rendent compte des représentations de l'époque et qui sont des ravissements pour le visiteur. On retrouve également, La Jamais contente, présentée dans l'exposition Des Transports et des hommes à la Cité des Sciences, une des premières voitures, d'emblée électrique, et qui dépasse les 100 km heure. On se demande pourquoi tout ce temps perdu depuis un siècle... Une belle exposition, intelligemment scénographié sur un propos bien construit par Alain Beltran, commissaire de l'exposition.

mardi 19 février 2013

Des réalisations signées MEM

C'est ainsi que nous concevons la formation professionnelle en muséologie : au travers de mise en pratique, d'expériences de terrain, d'analyse de visites, de rencontres, de cas pratiques...
C'est ainsi que nous concevons l'exposition : non pas comme une réserve patrimoniale plus ou ou moins bien présentée et documentée, mais comme un véritable travail d'écriture et comme une création collective en vue d'une interprétation pour laquelle le patrimoine et les collections peuvent éventuellement être convoqués.
Pour cette raison, nous sommes très heureux des réalisations que les étudiantes du master expo-muséographie proposent.

  • Un premier groupe a travaillé sur une exposition L'Objectif en coulisses, afin de présenter le travail artistique de Robert Baronet, photographe québecois que les étudiantes ont accompagné dans son exploration en Nord-Pas de Calais. L'exposition inaugurée à l'Office culturel d'Arras début février poursuivra sa route avec une inauguration début mars à Lens. 
  • Un second groupe présente une exposition sur les mythes et préjugés relatifs à l'épilepsie au musée d'ethnographie de Béthune. Très belle exposition également qui aborde le sujet en le construisant rigoureusement et avec une approche transversale art science et société. Des interviews donnent une approche sensible et humaine du sujet. Ce qui prime ici est l'approche interprétative et réflexive...
  • D'autres projets, dont nous reparlerons, sont en cours de concrétisation...
  • Profitons en pour signaler également les critiques proposées sur le blog de la formation, L'Art de muser, les étudiant.e.s de master 1 et 2 y publient des papiers argumentés régulièrement. 

Nous ne pouvons signaler ici les autres actions conduites : évaluation d'expositions, réalisations d'étude, voyages sur sites et rencontres, journées d'étude... ainsi se déroule la formation dès lors que l'université laisse un peu de marge de manoeuvre pour innover et sortir de la classique compilation de cours à laquelle s'ajoute un stage ; résumé de bien des formations...

jeudi 14 février 2013

Ecriture d’exposition : pour un traité d’expologie ?


Il est dans nos convictions que l’exposition ne sert pas seulement à montrer mais à démontrer. Que celle-ci sert à communiquer du sens, à tenir des propos si possible signifiant pour les visiteurs, à rendre intelligible le vécu de chacun, par la mise en avant d’idées, de sensations, d’émotions, de ravissements... C’est pour cela que nous visitons les expositions et apprécions leur diversité, cherchant à cerner leur efficacité et leur à propos. C’est ainsi que nous entendons sensibiliser les étudiants qui suivent une formation en muséologie. 
Pour parvenir à mieux comprendre les initiatives des concepteurs, nous proposons dans cet ouvrage une réflexion sur la mise en exposition et tentons un classement des démarches. En s’appuyant sur les différentes approches en muséologie, il s’agit de passer en revue les concepts et de sérier les évolutions. Car les modes de conception, mais aussi les raisons de concevoir et surtout de visiter les expositions se transforment. Aussi il faut tenter de voir plus clair en mettant à plat cette magnifique diversité au travers d’une analyse comparative. Nous proposons dans cet ouvrage une première tentative de classement des écritures de l’exposition, étape d’un cheminement réflexif que chacun pourra alimenter, nous l’espérons, par ses propres exemples et par ses propres visites.

lundi 4 février 2013

De mémoires de pères

Courageuse démarche que d’appréhender l’histoire de la seconde guerre mondiale au travers des albums de famille et des photos reléguées au grenier des mémoires familliales. Le musée de Graz, Universalmuseum Joanneum,  propose une exposition faite de photographies collectées auprès de la population locale. Des duplicatas d’albums sont proposés en consultation pour suivre des vies au travers de ces captations éphémères. Emouvante traversée biographique que l’on se prend à reconstituer en regardant ces soldats de l’armée allemande sur les différents théâtres des opérations militaires et même dans les camps de détenus... Etrange sentiment quand les albums dévoilent ces clichés de soldats semblant faire du tourisme de Bretagne en Flandres, de Paris à Budapest, et même jusqu’au Maghreb... Et puis d’autres apparitions de fuites, de prisonniers, de villes dévastées, de vies brisées. Photos émouvantes comme cette femme envoyée en cobaye pour traverser une rivière afin de constater que celle-ci n’est pas minée. Appréhender ainsi un passé et avoir le courage d’y faire face, même s’il n’est guère avantageux. On attend de semblables courages dans les musées français pour appréhender les guerres coloniales jusqu’à celle d’Algérie. 

samedi 2 février 2013

Lu dans la presse...


  • Nous n'arrêterons pas d'être surpris par les musées ! Nous apprenions avant hier qu'il fallait ne pas sentir mauvais pour contempler les oeuvres (voir ici et aussi Médiapart). Ainsi le musée d'Orsay (toujours lui !) se fait remarquer en expulsant manu militari une famille de SDF venue visiter, accompagnée d'ADT Quart Monde, sous prétexte que cela sent trop fort. Cela rappelle les petites odeurs de sinistre mémoire ! A quand l'installation de cabines de douches à l'entrée des musées comme dans les piscines ? Outre le traumatisme pour la famille en question, on pourrait en rire si cela n'en disait pas long sur la manière dont ce musée envisage le lieu et ses utilisateurs légitimes. Sans doute peut-on s'interroger aussi sur la sous-traitance de la sécurité à des sociétés extérieures (mais prennent-elles vraiment l'initiative d'expulser des visiteurs sans en informer la direction du musée, comme Orsay tente de le faire croire ?). C'est quoi déjà la magnifique phrase de Clemenceau ? : "Laissez rêver les pauvres...". 

  • Autre information étonnante dans Le Monde du 30 janvier, dans un tout autre registre : la demande de la Belgique au musée des beaux-arts de Nantes, de restitution d'un Rubens à la cathédrale de Tournai, prélevé en 1794 par notre amoureux des arts, l'emporté Napoléon pour son musée universel des arts ! La logique de la restitution, théorisée depuis quelques décennies, entre enfin dans sa logique concrète. Le vers est dans le fruit ! On n'a pas fini de s'amuser si on poursuit ainsi, on va bientôt restituer tous les biens spoliés. C'est Quatremère de Quincy qui va être content. Mais jusqu'à quand faudra-t-il remonter ? Au vu du délabrement de toutes les valeurs de la Révolution et de l'héritage des Lumières, la réhabilitation de l'Ancien Régime se profile. Ainsi, les agités de Civitas vont sans doute un jour s'emparer du dossier pour plaider la restitution des biens nationaux au clergé et espérer ainsi repeupler les églises, puisque ces objets de culte attirent dans les musées ! On va remettre les choses en ordre et un jour replacer toutes les oeuvres à leur place dans leurs pays d'origine, niant par la même l'histoire et la circulation inéluctable de par le monde. Et du même coup la volonté de faire des musées pour permettre au Peuple d'avoir accès à un bien artistique universel, en neutralisant ses usages, en toute laïcité. 

samedi 26 janvier 2013

Fermeture du Bioscope


Cela est passé inaperçu dans la communauté muséo me semble t-il, mais j’apprend en lisant Terra Eco (et oui !) que le Bioscope, ce parc d’attraction culturel que les collectivités avaient eu l’idée de susciter à deux pas de l’Ecomusée d’Alsace a fermé ses portes après sa saison 2012 (voir aussi l'Alsace). Cela mériterait un examen approfondi, car c’est emblématique des rêves qui tournent en cauchemar ! Avec 90 000 visiteurs l'an passé au lieu des 300 000 espérés, le parc ne dépasse pas sa septième année d'exploitation. Rappelons 30 millions d'investissement et des déficits d'environ 4 millions par année d'exploitation (voir ici). Que va devenir le site ? Les idées sont à l'étude. Espérons que les effets ne seront pas trop négatifs pour l'Ecomusée d'Alsace qui avait été lié à cette aventure. 
Les élus envisagent des "Futuroscopes" sur leur territoire pour impulser avant tout des dynamiques économiques et n’hésitent pas à financer des investissements très lourds pour des équipements gérés le plus souvent ensuite par le privé (ici la Compagnie des Alpes). Le Bioscope a connu un premier échec et a du revoir son projet au bout d’une saison, puis a consenti de nouveaux investissements pour s’orienter vers des propositions plus ludiques encore sur le thème du développement durable ! La réussite s’est fait attendre... Le pari réussira t-il mieux ailleurs ? Eana, à l'abbaye du Valasse à également fermé ses portes cet hiver... D'autres lieux tel Terra-Botanica le parc du végétal à Angers, trouveront-ils leur rythme à l’image de Vulcania qui a également eu des débuts difficiles, de Micropolis ou de la Cité de l’Espace à Toulouse ? La mairesse de Montpellier ambitionne de développer, dit-on, un projet autour du corps humain, sera t-il plus probant ?

lundi 21 janvier 2013

En plein dans le mille

Le thème est à priori étrange : exposer des oeuvres peintes, sorte de tableaux populaires prises pour cibles de tir. La tradition croate fait mieux comprendre ce pays de violence exacerbée où de belles jeunes femmes sont soigneusement peintes pour être dégommées à vue. Car ce ne sont pas seulement, et même rarement des animaux, comme on pourrait s'y attendre, qui figure comme sujets des cibles, mais des expressions de la vie quotidienne, des figures dont on ne sait pas si elles représentent des personnages réels. Le tout est très beau et très cruel. Mais au final, n'est-ce pas aussi que le chasseur exacerbe là un lien passionnel avec l'objet de ses désirs mortifères ? Il était donc à propos de demander à Annie Le Brun de se pencher sur la question dans le très beau catalogue qui accompagne l'exposition. Car de la mort, du désir et de la cruauté, s'entremêlent les fils de la passion. Le musée de la chasse et de la nature, une fois de plus, nous épate en proposant un parcours sensible, au gré de ses collections permanentes, mêlant avec joie les approches, entre art ancien, réflexion anthropologique, art contemporain. Voilà des oeuvres qui prennent ainsi tout leur sens. Nous avons été surpris de ne pas y retrouver Valère Novarina qui tirait sur ses toiles à peine peintes, mais il y a Niki de Saint-Phalle qui s'inscrit dans la même tradition. Une exposition pour un très grand plaisir car comme toujours dans ce lieu la muséographie est tout aussi irréprochable que la scénographie.

à lire aussi cette critique de Libération : http://www.liberation.fr/culture/2013/01/11/cibles-pan-de-l-art-meconnu_873426

et celle sur Lunettes rouges : http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2013/01/19/on-ne-tire-que-sur-ce-quon-aime/


samedi 19 janvier 2013

Chantier autorisé


Voici une exposition qui n’est ni pour les enfants, ni pour les adolescents, ni pour les adultes, mais pour les trois à la fois ! En articulant intelligemment les niveaux de lecture, il ne s’agit pas de proposer un même contenu selon trois angles de complexités, mais de disposer sur un même thème des contenus complémentaires que les trois publics pourront partager. Car l’idée est bien de permettre une communication entre les générations, chacune d’entre elles ayant quelque-chose de spécifique à faire partager aux trois autres. L’idée peut paraitre en soi assez simple et évidente, mais elle est toutefois originale car au final peu courante. Elle permet d’éviter les cloisonnements des publics et de mettre en oeuvre une co-éducation de tous avec tous. L’enfant découvre des choses qu’il peut également partager avec l’adulte, et réciproquement. Le pari est d’autant plus intéressant que l’exposition ne cherche pas à couvrir un sujet facile et populaire, mais à expliquer les démarches de l’archéologie contemporaine, des chantiers de fouille et des métiers concernés. Cette exposition du Latenium de Neuchâtel conjugue les discours et donc les niveaux de vitrines déclinées systématiquement à trois niveaux de hauteur. Une exposition qui pourrait très certainement utilement circuler dans les musées d’archéologie. 

samedi 12 janvier 2013

L’Imaginarium : à inventer ensemble


Nouveaux lieux dédiés aux cultures numériques de l’agglomération lilloise, à proximité du Fresnoy à Tourcoing, au coeur d’un nouvel espace alliant entreprises, centres de ressources, lieux de formation, espace patrimonial et culturel, l’Imaginarium a ouvert ses portes récemment sous la férule de Pascale Debrock et avec la direction artistique de Pierre Giner. Même si le lieu propose une exposition Do It Yourself cherchant à allier science art et bricolage inventif pour en montrer les liens de convergence, c’est moins un lieu institutionnel d’expositions qu’un lieu de créations et d’innovations, un co-working space, ouvert aux surgissements de propositions. Dans la tradition du Fab Lab anglo-saxon, l’Imaginarium réserve des espaces pour accueillir, inventer avec et impulser des initiatives. Le pari est que cet espace trouve à l’avenir son usage par ses usagers. La prochaine exposition dédiée aux jeux vidéos qui devrait ouvrir ce printemps sera sans doute l’occasion d’associer les passionnés et amateurs du domaine. 

mercredi 9 janvier 2013

Exposer des photos dans le noir


La photographie est l’art de la révélation. C’est sans doute de ce fait d’évidence que le FRAC Lorraine s’est inspiré pour proposer au dernier étage du Centre Pompidou Metz une exposition FRAC Forever de sa collection de photographies que l’on visite et découvre à la lampe de poche, plongé dans une obscurité déconcertante. L’affaire est amusante et parait novatrice, et il est dommage qu’aucun texte ne mentionne l’histoire de la chose, alors que les surréalistes avaient inventés cela dans les années 30, avec Man Ray distribuant des lampes à l’entrée de l’exposition tandis que Duchamp éteignait les lumières. L’idée était évidemment d’accroitre la vision en la stimulant. Aujourd’hui, au règne de l’expérientiel, l’affaire est ludique et vise à exciter le visiteur. Il faut bien reconnaitre qu’au-delà de l’étonnement premier la chose est assez vite lassante car à savoir toutes ces magnifiques photos présentes et malgré tout très peu visibles, le visiteur est saisit surtout de frustration. Bref, si l’exposition était de taille plus modeste, elle serait agréable, mais à occuper tout un plateau du centre, elle devient énervante. Le visiteur filera donc assez vite et ce n’est pas l’exposition Sol LeWitt au second qui le retiendra, tant les très belles perspectives dégagées peuvent malgré tout être traversées en courant. Reste l’exposition sur le rideau de scène du ballet Parade au rez-de-chaussée. Mais une fois avoir contemplé l’objet en question, pour le reste, mieux vaut pour le visiteur intéressé lire un catalogue confortablement installé dans son fauteuil. Est-il vraiment nécessaire de faire des expositions pour proposer ça ? D’un côté l’hyper expérience, de l’autre l’absence totale d’expérience, le visiteur pourra dans tous les cas passer son chemin.

dimanche 6 janvier 2013

Hors-Champ : cap aux pôles

Quatre belles pages dans le journal Libération de ce week-end, avec un article signé de la muséologue et muséographe Martine Thomas-Bourgneuf sur l'exposition en cours au Musée d'Ethnographie de Neuchâtel, accompagné d'une interview de Marc-Olivier Gonseth, son directeur. Exposition renversante, nouveau défi de la part de l'équipe du MEN, un de plus !, qu'il est bien difficile de raconter, tant la démarche étourdissante peut laisser sans voix. C'est donc une prouesse que de commenter l'exposition, à l'image des étudiantes du Master Expo-Muséographie lors de notre visite de l'exposition en décembre, et davantage encore d'en écrire une critique dans un quotidien national. L'exercice n'est pas facile et l'auteure s'en tire fort bien. Il faut dire que le propos de l'exposition est aussi riche que complexe, nourrie de références, mais aussi d'humour et de dérision. La très belle scénographie donnant son relief au tissage conceptuel appréhende le hors-champ. L'exposition force, comme toujours au MEN, à s'interroger non seulement sur la discipline ethnologique, mais aussi sur la muséologie et sur le rapport au patrimoine en général. Nous sommes toujours étonnés que les professionnels du musée ne s'y précipitent pas dès l'ouverture, car les occasions de penser sur le métier ne sont pas si fréquentes. Que l'on n'aime ou non les propositions du MEN, on ne peut pas les ignorer tant elles sont la résultante d'une intense activité intellectuelle. Des expositions comme ça, ce sont des perles rares. Mais laissons la parole au bac à glaçons, la matrice du scénario de l'exposition !

vendredi 4 janvier 2013

Démocratiser l’art contemporain


Lille 3000 et plus spécifiquement le Tri Postal fait beaucoup pour la démocratisation de l’art contemporain, non seulement par sa politique de communication liée à l’événementiel, par le travail de ses médiateurs, mais aussi par sa programmation grand public et malgré tout exigeante. Les fantômes sont à l’honneur dans ce Phantasia  habitant l'hiver lillois. Toutes les oeuvres ne sont pas d’égal intérêt et certaines retiendront davantage l’attention, d’autres semblent surgies du train fantôme et de la maison hantée d’Harry Potter, mais elles expriment ainsi la convergence récurrente entre lieux de culture et parc d’attraction. Les artistes en sont souvent les fer de lance, depuis les années 60. Reste que d’autres créations sont émouvantes, sensibles ou intelligentes et pas seulement ludiques. Ce qui caractérise ce que l’on nomme art contemporain de manière simpliste, c’est au final une extrême diversité de propositions qu’il est parfois incongru de rassembler dans de mêmes lieux. Mais c’est à chaque visiteur de puiser ce qui lui paraitra à l’instant signifiant et viendra l’interpeller. Le commissaire propose, le visiteur tranche pour retenir dans sa mémoire ce qui pour lui fait sens. Le travail de Lille 3000 est un travail de rapprochement et de décloisonnement et en cela il est appréciable alors que d’autres lieux s’enferment dans l’élitisme et l’ésotérisme réservé à un entre-soi détestable. 

mercredi 2 janvier 2013

Un musée à visiter pour son enveloppe ?


Le centre d’art contemporain de Graz est spectaculaire et l’on n’hésite pas à venir de loin pour le voir. Inauguré en 2003 à l’occasion de la capitale européenne de la culture, il est intéressant de constater que dix ans plus tard l’architecture reste étonnante. Ce "gentil extraterrestre" comme l’appelle les habitants s’est posé là au sein d'une coquette ville historique classée au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est plutôt sympathique de voir ce mariage bien fonctionner. Le problème est que, par un syndrome trop courant, on visite d’abord l’architecture, car non seulement le programme ne semble guère adapté aux fonctions muséales, mais les expositions présentées sont, en cette fin décembre, plutôt rébarbatives. Véritable caricature des centres d’art contemporains dans ce qu’ils ont de plus affligeants où l’on aligne par exemple des séries de téléviseurs diffusant des vidéos d’artistes, aux contenus plus ou moins abscons, mais à regarder debout en enfilade, même si elles durent 7, 20, 50 voire 95 minutes chacune ! Ce manque d’attention au visiteur, qui de ce fait déserte les lieux, est emblématique (avec de telles souffrances, on se croirait presque au Consortium à Dijon !). On rêve alors de forcer les commissaires à s’infliger la visite de leur exposition ! 

lundi 31 décembre 2012

Les voyages forment les étudiants !


S’il ne tenait qu’à nous et sans les contraintes académiques françaises qui imposent aux formations universitaires des maquettes quadriennales, des ECTS, des jurys de semestre et autres évaluations bureaucratiques, nous développerions plus encore une formation composée de projets, d’exercices in situ, de commandes institutionnelles, d’interventions et de rencontres, ainsi que de voyages sur sites. Car c’est bien là que la formation pour un professionnel de la culture nous semble la plus opérante, dans ce compagnonnage de chaque instant, dans cette incarnation, et non pas dans la compilation de cours mâtinés au mieux d’un stage de fin d’année plus ou moins bien préparé. Cela ne suffit pas à notre goût à métamorphoser un diplôme en formation professionnelle... Pour cette raison, les explorations en Master Expo-Muséographie nous ont conduit pour cette seule fin d’année 2012 du musée d’Ypres, In Flanders Fields en Belgique au musée d’Ethnographie et au Laetenium à Neuchâtel, à l’Alimentarium à Vevey, à la Fondation Claude Verdan à Lausanne, en passant par le FRAC Lorraine et le Centre Pompidou Metz. Que tous les professionnels qui ont pris le temps de nous recevoir en soient remerciés. Nous poursuivrons par bien d’autres réjouissances en 2013, car, au sens propre, la muséologie exige les transports  !

jeudi 27 décembre 2012

Mise en lumière à Vienne

Collections de mise en lumière. Si le musée de Unna en Allemagne (cf. notre critique du 8/09/2011) nous avait davantage impressionné, l'exposition de Dan Flavin, intitulée tout simplement Lights n'est pas inintéressante, même si l'on n'y reste pas des heures ! Les perpectives et les ambiances déclinées sont particulières. Toutefois, il faut bien avouer que c'est surtout le bâtiment qui retient notre attention, le Mumok en plein centre de Vienne capte évidemment l'intérêt. Car il était osé d'implanter un tel bâtiment en plein coeur du quartier historique des musées. Si le musée Léopold en face ne brille pas particulièrement par son intérêt architectural, il faut reconnaître que le Mumok n'est pas pleinement réussi non plus. Son toit bombé n'est pas du meilleur effet. Plus globalement, les musées de Vienne en général ne détonnent pas pour leur muséographie ou leur scénographie. Si le muséum conserve évidemment son charme, et le musée d'histoire de l'art (Kunst Historiches Museum) ses magnifiques collections, comme le musée Albertina ou le musée du Belvédère leur intérêt pour leurs collections d'Egon Schiele ou de Klimt, ils ne sont pas davantage que le musée des arts décoratifs (le MAK) récemment rénové très à la pointe de la muséo. On sera en revanche captivé par la curieuse collection de cire du Josephinium de l'université de médecine. Un musée certes confidentiel.

lundi 24 décembre 2012

La ville magique

Très belle exposition, que propose le LAM de Villeneuve d'Ascq, fortement construite et structurée, à partir de trois villes : New-York, Berlin, Paris, occasion de présenter des oeuvres plus ou moins connues, mais surtout de les faire dialoguer et de les marier aux productions cinématographiques de leur époque, aux créations littéraires, aux appréciations des poètes au travers de citations choisies. Si la ville est d'abord une ville fantôme, architecturale, elle se rêve habitée, se peuple de foules solitaires, puis de fantasmes, de passants étranges, enfin de meurtres et d'êtres louches. Les artistes en rendent compte. L a scénographie est métaphorique sans être pesante et trouve d'ingénieuses solutions parfois pour mettre en valeur les oeuvres, isoler le spectateur pour visionner un extrait de film, pour mettre en regard des approches convergentes. Dommage que l'on ne puisse y faire des photographies, mais à défaut on pourra se reporter au site internet et au catalogue.

jeudi 20 décembre 2012

Exposer les hommes nus

Dieu sait si le musée est prolifique en corps nus, mais il s'agit généralement de corps féminins tant les artistes depuis le XIXème siècle en proposent. Les corps masculins sont peu fréquents si on exclu les antiques, corps de Dieux, d'athlètes ou d'éphèbes. C'est pour briser le tabou que le musée Léopold à Vienne présente cette exposition choc. Cependant, au-delà de l'oeuvre provocante et un brin racoleuse qui fait le support de l'affiche, le reste est assez sage et même un brin décevant. La réflexion demeure assez basique, et le parcours en histoire de l'art esquive le corps masculin glorifié par le 3ème Reich où ne s'y attarde guère. Pourtant, il y aurait été intéressant de suivre le fil, et de mieux comprendre ce rapport si ambivalent au corps masculin au cours des âges. Ce qui est montré est assez commun et attendu, et la réflexion anthropologique demeure en deçà de ce que l'on pourrait attendre sur le sujet. La fin de l'exposition n'évite pas le poncif de la sexualité homosexuelle, comme si le sujet ne pouvait être que celui-là. Plus intéressante est l'approche féministe, même si les oeuvres choisies ne sont pas les plus pertinentes.

dimanche 16 décembre 2012

Touch. Le monde au bout des doigts

Ingénieuse exposition, comme souvent à la Fondation Claude Verdan à Lausanne, dédiée au toucher : Touch. Le monde au bout des doigts. Le musée de la main conduit d'exposition en exposition de pertinentes explorations sur le corps, les sens, la médecine, le rapport à la vie dans ses aspects biologiques et ses interactions avec la société. Le regard anthropologique est toujours de mise. Les moyens sont souvent modestes, mais l'intelligence est de mise pour trouver des moyens de médiations opérants. Un véritable discours est construit, cohérent et structuré, qui invite le visiteur à une réflexion immersive et expérientielle sur un sujet donné. A partir du toucher, les sens sont ici sollicités, puis progressivement interrogés dans leur interactivité physique. Les illusions sensorielles, les relations corps - cerveau, puis les extensions du corps, le corps démultiplié, prolongé, remplacé amène en douceur au corps virtuel. Le second étage propose des expériences et des vidéos de prospectives captivantes. Une visite agréable, amusante et instructive, suscitant une véritable interactivité entre visiteurs.

mercredi 12 décembre 2012

Temps de fantômes

Nous ne sommes plus à Halloween, mais les fantômes pullulent ces temps ci. A la maison Victor Hugo à Paris une exposition sur les spirites ne retient guère l'intérêt, mais participe de cet univers hanté qui sévit surtout en Nord Pas de Calais. C'est au Fresnoy bien sur que l'on peut voir la formidable exposition de Georges Didi-Huberman et Arno Gisinger, Histoires de fantômes pour grandes personnes. Ingénieuse, l'exposition part de la planche de Warburg comparant des mises au tombeau, projetée telle une élévation et transposée au plan horizontal par une série d'images et d'extraits de films qui ont marqué nos mémoires. Ce sont les images qui sont fantomatiques dans Mnémosyne 42, où sur un océan de larmes et de lamentations, nous nous embarquons immobile depuis le bastingage. Belle proposition où se télescopent les archives, les films de répertoires et l'actualité.
Le Nord Pas de Calais accueillent bien d'autres fantômes, dans les reflets du Louvre-Lens, au coeur de La Ville magique du LAM, ou encore très présentifiés dans l'exposition Phantasia au Tri Postal. Mais nous en reparlerons !


samedi 8 décembre 2012

Aux reflets de nos rêves

Il faut bien avouer que nous étions dubitatif lorsqu'il y a quelques années nous entendions dire que le Louvre-Lens se devait d'être un musée du XXIème siècle, innovant et visionnaire. Nous pouvons enfin commencer à apprécier, même si la période de croisière de cet énorme paquebot arrimé à Lens prendra certainement quelques mois pour se régler. Il faut tout d'abord noter l'enthousiasme formidable de la population qui était bien présente lors de ce week-end de portes ouvertes, en prémisse de l'ouverture au public le 12.12.12. La foule jusqu'à tard dans la nuit donnait déjà le ton : le Louvre était attendu dans un bon esprit. C'est déjà un point positif que cette réception généreuse.
Bien sur, certains esprits chagrins pourront regretter que les médiations soient encore bien timides (mais sans doute pas encore installées complètement) et ce n'est pas à ce sujet, il est vrai, que le lieu est révolutionnaire. D'autres s'étonnent que l'intérieur du Pavillon de verre soit si peu convaincant et que la présence incongrue des géants en fin de parcours procède d'un racolage régionaliste complètement décalé. Les critiques les plus fines déplorent le manque de lisibilité de cette grande leçon d'histoire de l'art, et des liens comparatifs entre les oeuvres. Mais c'est là s'accrocher à une vision du musée trop classique. Les plus réactionnaires des critiques reviennent sur l'absence des chefs d'oeuvre au Louvre Paris. Laissons cela, si le Louvre-Lens est novateur, c'est qu'il se place ailleurs et autrement. Là où nous ne l'attendions pas.
Dans une certaine mesure, il vient confirmer ce qui n'était encore qu'une amorce au musée du Quai Branly, l'autre musée qui se proposait lui aussi d'ouvrir une nouvelle ère de la muséologie, celle du nouveau siècle. Bien des points communs semblent pouvoir être établis. D'abord François Mairesse y trouvera confirmation de ce concept qu'il entend proposer, de "muséologie de passage". Car ce sont des espaces de ballade traversés, davantage que des lieux visités, qui caractérisent aujourd'hui les espaces d'exposition. Mais surtout en affirmant la stricte égalité des expôts, en plaçant les oeuvres sur un même registre, abordées systématiquement de la même manière et en vouant l'effet de surprise à l'ensemble plutôt qu'à chacune des pièces de la collection, s'incarne une forme scénographique inattendue. Si l'on parcourt ici un paysage c'est d'abord celui de la collection rassemblée et dévoilée dès l'entrée.
Surtout, ce qui est purement génial dans la proposition du Louvre-Lens et qui pour nous signe ce lieu comme un événement muséologique inégalé, c'est qu'il fait le lien entre le musée physique et le musée virtuel. Ce qui est extraordinaire, ce sont les reflets, les jeux d'optique, les dépassements, les détournements, les floutés et l'échos des images. Car tout conduit à une perception incertaine, du pavillon d'accueil avec ses murs de verre aux reflets de la Galerie du Temps. Les oeuvres surgissent alors du temps retrouvé et trop vite disparu. C'est finalement la leçon que nous donne le Louvre-Lens, quelques oeuvres surgissent, rescapées d'un long et continu écoulement du temps qui s'évanouit inexorablement dans la perte et l'oubli. Les reflets sont comme des rêves, métaphore suprême de l'image, par nature évanouie, évanescente. Les visiteurs eux-mêmes ressemblent à ces esquisses d'architectes, qui fait que l'on ne se sent plus soi-même véritablement physiquement matériel. C'est là le suprême et malicieux retournement, une ode au portrait dans un lieu fantomatique. Arrachés à l'oubli et à la mort quelques visages, signés de Raphael, d'Ingres, ou de Georges de La Tour alors que tout le reste s'efface...
Nous sommes entrés dans l'ère du virtuel et de la dématérialisation, c'est ce que le Louvre-Lens nous signifie. Demeure quelques oeuvres qui surgissent de ce néant, pour mieux y disparaitre sans doute à terme, nous rappelant modestement que tout est éphémère, y compris ces traits de génie. Vanité des volontés patrimoniales sans doute que de prétendre en conserver les traces. De manière subliminale, le Louvre-Lens inscrit sa réflexion dans la post-médiation. A l'heure de la fragilité généralisée, d'une espèce humaine plus que jamais en péril, la Galerie du Temps revient sur cette histoire longue, mêlant brusquement les époques et les civilisations, en une formidable tirade exaltée et tel le génie de la lampe merveilleuse rend le tout vaporeux (donnant une autre signification encore au concept d'art à l'état gazeux d'Yves Michaud). C'est très fort et visionnaire.
Le Louvre-Lens est un mirage, non pas des sables, mais des mines. Un coup de grisou tout blanc, une violence douce, comme de la ouate, l'éther du temps qui passe et s'évanouit. Une trop belle image, posée là comme un ovni, dans ce pays longtemps considéré comme un trou noir. Une révélation fugitive de nos sensations. Ce qui compte ici dans cette prouesse, ce ne sont pas tant les oeuvres que les reflets. Revenir à la caverne de Platon, pour repenser le monde. Ce qu'au fond tous les habitants se demandent encore : "tout cela est-il vraiment réel ? Est-ce que cela nous est bien arrivé ?".

mardi 4 décembre 2012

Enfin, il est là !

Nous l'attendions avec impatience ! Enfin, il est là, presque accessible. Inauguré ce soir. Découvert de nuit le week-end prochain avec les étudiants du master ! Et pour nous tous à partir du 12.12.12.

Qui-suis-je ?

http://www.youtube.com/watch?v=zQ2zkNC_XYw&feature=player_embedded


vendredi 30 novembre 2012

Plonk et Replonk se plankent au musée de la poste

Ballade urbaine au musée de la poste avec cette nouvelle exposition de Street Art. Intitulée Au-delà du Street art, elle découpe dans le réel de la ville des tableaux qu'elle emporte dans la galerie d'exposition. Peut-être est-ce pour cette raison qu'il est interdit de photographier dans l'exposition ? Car il est pour le moins paradoxal de pouvoir photographier une "oeuvre" de Miss.Tic ou de Invader dans la rue, d'en regarder à profusion sur internet mais de ne pas pouvoir dégainer son appareil sous prétexte que nous sommes au musée ! Il est où l'espace public ? ! Bref, peu importe, l'exposition est toute en contraste, montrant les travaux les plus classiques depuis Ernest Pignon-Ernest jusqu'à Banksy pour les plus connus. De belles découvertes aussi...

Puisqu'il n'est pas possible de montrer l'exposition temporaire, signalons surtout les ingénieuses interventions de Plonk et Replonk dans les collections permanentes du musée. Ce musée trop peu connu, mérite pourtant davantage de renommée, tant son approche comme musée de société est originale. Bien que la rénovation du lieu soit en marche, les présentations demeurent attractives et des interactifs souvent originaux sont présents. L'idée de l'invitation des deux humoristes est ingénieuse, elle permet un second degré qui sied parfaitement à la collection. Même si l'on peut regretter que les interventions soient restées dans le genre déjà connu de la carte postale - ce qui va évidemment bien dans le ton du musée - et que Plonk et Replonk n'aient pas davantage présentés des objets décalés et des petites installations comme cette Gastéropostale. Mais on se régalera avec les six petits films à la fin...

jeudi 29 novembre 2012

Dieu(x) suite...

Voilà qu'après Bruxelles, Madrid, Ottawa, Québec..., l'exposition arrive à Paris où elle est présentée au Petit Palais. Dieu(x), mode d'emploi refait parler d'elle ! Nous l'avions vu à Québec au musée de la civilisation et nous en avions fait une critique en mai 2011 sur ce blog, disant combien elle était convenue et lisse. Noémie Drouguet avait signé un article très critique après l'avoir vue à Bruxelles, y dénonçant les idéologies qu'elle contenait. Et bien ce n'est pas du tout la même exposition qui est aujourd'hui présentée à Paris ! Comme quoi, il faut se méfier des expositions itinérantes. Car l'exposition montée à Paris est tout à fait honorable et même très belle. Non seulement les objets de collection y sont magnifiques, et l'on y voit des créations contemporaines remarquables, dans une scénographie soignée, mais le propos est moins convenu et plus ouvert. En mettant en regard les religions de cette façon, l'exposition permet de développer un discours relativiste qui lamine de ce fait tout prosélytisme. Certes, on peut regretter que les abus et les effets abrutissants des religions ne soient pas davantage dénoncés, mais malgré tout, le fait de les mettre sur un même plan a pour effet de les rendre toutes aussi ineptes, ce de manière malicieuse, et c'est peut être le plus efficace au bout du compte. En ces temps d'inflations intégristes, insistons sur l'urgence qu'il y a à dépasser les lectures simplistes du monde, unilatérales, et si cette exposition peut y contribuer, nous ne pouvons que nous en réjouir.

mercredi 28 novembre 2012

AJAP 2012

Scénographie originale pour cette exposition présentée à la Cité de l'architecture de l'AJAP 2012 : Association des Jeunes Architectes et Paysagistes. Même si on pourra déplorer une présentation un peu caricaturale des architectes où la forme semble plus compter que le fond..., cependant les propositions sont amusantes. Placés sur des panneaux roulants, les textes et l'iconographie de l'exposition apparaissent et disparaissent, puisque les panneaux sont cadencés et le temps de lecture est ainsi minuté. Cela provoque un léger stress chez le visiteur lorsqu'il entre vraiment dans un propos qu'il sait voir disparaitre quelques minutes plus tard ! Les jeunes talents se mettent en scène de façon originale au travers de petits films dont certains sont assez éloignés des projets, mais qui entendent transmettre un esprit et un rapport aux projets. Plus loin, des fiches absolument irregardables flottent dans l'espace dans un très bel effet visuel, et tant pis pour l'information qu'elles comportent ! Bref, on a un peu l'impression que les architectes se caricaturent eux-mêmes ! Mais ne boudons pas notre plaisir l'exposition est plaisante parce que l'on y découvre la jeune création et des projets contemporains.
Pour les amateurs d'histoire, on pourra voir à proximité l'exposition Labrouste, dans une scénographie moins convaincante de Manuelle Gautrand, et une exposition de photographies assez étranges de Chantal Stoman, dont on ne peut pas dire que les clichés soient beaux, mais qu'ils dégagent une impression étrange sur les villes traversées depuis l'autoroute. La présentation y est aussi intéressante.

samedi 24 novembre 2012

Cheveux chéris. Frivolités et trophées

Quelle drôle d'exposition, quelle exposition bizarre ! A partir d'un sujet futile, dont on croit d'abord qu'il a pour ambition de venir en aide une fois encore à L'Oréal (puisque Universciences ne peut pas décemment le faire en permanence), en réalité le Quai Branly arrive à nous faire frissonner et ressortir très dubitatif. Cela commence par une entrée d'exposition (au demeurant très belle) où bustes blancs et noirs se regardent en chiens de faïence, et si quelqu'un a compris cette symbolique pour le propos de l'exposition, nous sommes preneurs de l'explication... Ensuite on se délecte de sujets et d'objets plus ou moins légers et délicats (les frivolités) avant que de se faire assommer une première fois par la perte des cheveux et par un film choc balancé en plein écran sans aucune prévention. Et puis une fin d'exposition qui semble avoir été conçue pour un autre sujet... Car on dépasse largement la seule question des trophées, pour finir en queue de poisson... Cela fait sensation et peut-être est-ce là l'effet recherché pour faire recette ? Mais n'en dévoilons pas trop, on ressent surtout un peu d'énervement à voir un musée d'ethnologie passer une fois de plus à côté des problématiques contemporaines : car si il y a un sujet sur lequel on peut porter son analyse de l'interculturel, c'est bien celui là, alors que les asiatiques se teignent en blonde et que les femmes africaines se font défriser... Mais de cela pas un mot dans l'exposition... 

mercredi 14 novembre 2012

Bêtes de sexe

Exposition itinérante conçue par le muséum de Londres, et présentée au Palais de la découverte, où l'on ressent sous-jacente l'approche socio-biologiste anglo-saxonne, même si le trait n'est pas appuyé. Toutefois, le glissement de la dernière salle qui conduit à passer de la sexualité animale aux questionnements sur les humains est quelque-peu discutable. De plus on passe d'une approche sur les sexualités à des dimensions qui concernent davantage la séduction et la construction sociale du couple... Car même si Bêtes de sexe est sous-titrée La séduction dans le monde animal, c'est largement la question sexuelle qui est investie dans le parcours. Une des questions posées à la fin au visiteur est si alambiquée que nous parions que la moitié des personnes la comprennent de travers : "L'amour sans sexe vaut-il mieux que le sexe sans amour ?" Ce à quoi une majorité de visiteurs répond non... En ces temps d'hystéries intégristes anti-mariage pour tous, les cathos apprécieront l'évolution !
Les niveaux de texte et le graphisme de l'exposition ne sont pas toujours convaincants, cependant, les audiovisuels sont magnifiques et pas seulement ceux ingénieux d'Isabella Rosselini. Mais notre objet préféré, ce sont ces bois de cerfs inextricables qui valurent à leur porteur rivaux de devenir inséparables dans la mort ! Belle symbolique de la connerie du mâle, et l'on ne peut pas s'empêcher de penser au tiers qui a du bien rigoler en s'envoyant en l'air ! Bref, inévitable anthropomorphisme... Les spécimens présentés sont en effet étonnants, et nous ne savions pas que l'Angleterre victorienne avait ainsi naturalisés tous ces animaux en plein coït ! Il est bien que de pareilles expositions puissent avoir lieu, quel chemin parcouru en un siècle !

lundi 5 novembre 2012

Cas Oorthuys

Riche idée, assez simple au demeurant, mais à laquelle il fallait penser, que d'accompagner une exposition de photographies de témoignages audio. Le Bruxelles de l'après-guerre est ainsi documenté par des récits de vie, souvent amusants et qui viennent prolonger efficacement les clichés de cet artiste néerlandais, Cas Oorthuys. Certes, les récits sont souvent trop longs et une sélection plus rigoureuse aurait permis à l'exposition de gagner en force, mais chacun vient picorer ce qui lui convient. Ainsi, il n'y a véritablement aucune visite qui ressemble à une autre. Le système d'audioguide transforme cependant la visite qui pourrait être conviviale en visite solitaire, c'est là le seul regret.
On reverra aussi avec amusement au même étage du musée de la ville de Bruxelles la collection liée au Manneken-Pis, du kitsch assuré !

Sur Cas Oorthuys.

samedi 3 novembre 2012

Adel Abdessemed Je suis innocent

Avions tressés comme des guimauves au coeur du Centre Pompidou, mais aussi cercles de lames acérées, série de christs en fil de fer barbelés (est-ce là un blasphème ?...) ou encore performance co itale comme aux plus belles heures de la contre-culture, mais ici en vidéo, voitures moulées, Adel Abdessemed dans son exposition Je suis innocent, propose sans hésiter des images chocs et souvent dérangeantes. Comment aborder par exemple ce tableau de chasse d'un genre si curieux, entre collage surréaliste et compression à la César ? La violence et la cruauté de notre civilisation s'y exprime et rend mal à l'aise. Nous ne sommes pas toujours convaincus par les soit-disants rapprochements avec les oeuvres classiques affirmés par la présentation de l'exposition, mais peu importe, les oeuvres n'ont pas besoin de trouver une justification, même si elles sont parfois assez énigmatiques à interpréter, ce qui participe de leur mystère. 

jeudi 1 novembre 2012

Terres cuites, Hommes du cru

Curieuse petite exposition, fort sympathique présentée à la Chapelle St Pry par le musée d'ethnologie régionale de Béthune. Les très beaux bustes de Louis Delaville, mais aussi ses personnages historiques, mythologiques, ses oeuvres religieuses ou encore ses figures allégoriques, sont mis en regard de créations contemporaines signées par François Dufour. A défaut de l'esthétique, les deux approches partagent les mêmes techniques et c'est ce contraste qui est intéressant et fait ressortir l'un par l'autre. Une même satyre sociale anime les deux approches à deux siècles de distance. Delaville a travaillé à Lens, Dufour est né à Valenciennes, le musée de Béthune leur rend hommage dans une petite exposition soignée et de belle tenue.

mardi 30 octobre 2012

Comment tout ça tient ?

Belle petite exposition d'architecture, dans laquelle un non-initié comprend enfin quelque-chose aux arcs-boutants, aux contreforts et autres portants... Par une démarche didactique fort sympathique, sous forme de jeux, de manips, et de dessins agréables, l'exposition propose un parcours très bien fait au pays des structures. On peut ainsi découvrir ainsi les hauts lieux de l'histoire architecturale bruxelloise. Exposition socratique s'il en est, c'est par le style de questions-réponses que l'exposition déroule sa narration. Alternant les propositions, tout un ménageant un rythme et une progression, avec des modules construits de manière symétrique dans lesquels s'identifie de suite la logique interne, le visiteur est pris par la main et conduit dans l'exploration d'une question d'ingénierie essentielle à la construction. Cette exposition gratuite au coeur de l'ancien marché des halles St Gery à Bruxelles, accompagnée d'un beau catalogue, est intelligente. Elle pose la question au visiteur à la fin de son parcours : "et au fait comment ce lieu même des halles tient-il ?" Commence alors les travaux pratiques.

dimanche 21 octobre 2012

A votre bon coeur... brisé

Le 104 organise une collecte originale en vue de la construction d'une exposition qui se tiendra à partir du 19 décembre jusqu'au 20 janvier 2013. L'exposition s'appellera Le Musée des Coeurs Brisés (en rouge sang évidemment) et exposera les chagrins d'amour. Pour cela les dons sont les bienvenus, tout ce qui vous rappelle vos amours défuntes est collectable (non ce n'est pas une faute, amour au pluriel devient féminin, bizarre, bizarre...). Exposition du patrimoine immatériel, puisque ce sont les histoires qui accompagneront les objets qui seront au final importantes. Le principe est intéressant et mérite d'être observé. Cela n'est pas sans rappeler la fraicheur de certaines expositions réalisées par des compagnies d'arts de la rue. Une exposition qui va nous faire pleurer c'est certain, on s'en régale déjà !

samedi 20 octobre 2012

Homo Mobilus

Après la petite exposition Emballage qui propose de tout comprendre sur ce qui alimente nos poubelles de déchets et la manière de rendre moins lourde la facture environnementale - bien que l'on puisse regretter que la chose soit pas suffisamment explicite dans le propos de l'exposition -, voici que le musée des arts et métiers s'intéresse aux portables et à nos méthodes de communication. Une petite exposition mécénée par Orange, intitulée Homo Mobilus,  qui ne s'attarde pas trop il est vrai sur les problèmes et les inconvénients éventuels de santé publique, - les choses ne sont abordées qu'au travers d'un document rébarbatif, alors que le reste de l'exposition est très interactive et attrayante. Cependant signalons de très belles manips et des audiovisuels, - certes pas toujours bien positionnés -, qui invitent à découvrir les métiers et les fonctionnements de ce qui est devenu quasi-indispensable dans nos relations de tous les jours. Un panorama simple et accessible sur l'histoire, mais peu de choses en revanche sur les aspects prospectifs concernant la téléphonie de demain.

jeudi 18 octobre 2012

Muséomix : cap sur Lyon

Une nouvelle édition de Muséomix : réinventer le musée vendredi et tout ce week-end au musée gallo-romain de Lyon. 80 participants, des ateliers et des échanges prometteurs, avec on l'espère la même énergie créatrice que pour l'édition au musée des arts décoratifs l'automne dernier. Il s'agit de repenser les médiations, et au-delà les fonctions et le sens du musée dans son territoire, puisque ce sont les publics qui sont au centre des réflexions. Le public pourra venir découvrir les prototypes toute la semaine prochaine au musée. L'opération s'inscrit dans un cycle qui se poursuivra par d'autres opérations dans d'autres lieux en 2013-2014, notamment avec divers partenaires au Québec. Les étudiants du master Expo-Muséographie de l'Université d'Artois y prennent leur place avec un groupe projet qui participera à l'opération lyonnaise avant d'imaginer une opération Muséomix sur le Nord-Pas de Calais en 2013. A suivre donc !
Consulter le site de Muséomix ici.

mercredi 17 octobre 2012

Mutualisation des sites

Belle journée d'étude à l'Abbaye St Vaast avec le musée des beaux arts d'Arras, le conservatoire, la médiathèque et les représentants de la ville, et en invités les Champs Libres de Rennes, le Rize de Villeurbanne, le Pavillon blanc de Colomiers, le Pole Culture de Viroflay, le musée des beaux arts de Dunkerque, avec autant d'études de cas et une journée introduite et animée par Jean-Michel Tobelem avec l'assistance de Frédéric Poulard. Les professionnels présents et les étudiants en muséologie de l'Université d'Artois qui avaient contribué à rendre possible cette journée ont pu alimenter leur réflexion et échanger sur les principes de la coopération culturelle et de la mutualisation.

vendredi 12 octobre 2012

Babel + Fables = Bravo

Le musée des beaux arts de Lille n'offre pas une exposition géniale, mais deux à l'occasion de Fantastic. Car très peu d'expositions dans le domaine des beaux arts sont aussi bien conduites, avec un vrai propos et une scénographie qui fait sens. Babel propose une métaphore au travers d'une proposition visuelle forte, mais surtout avec un parcours en quatre étapes qui structure clairement le propos et donc la compréhension par le visiteur. Les oeuvres présentées y sont judicieuses et l'on y fait de belles découvertes. Preuve s'il le fallait que l'on peut concevoir une exposition d'art à partir d'un discours construit et d'un véritable scénario et que cela n'est pas le fait des seuls musées de science et de société...  On explore ici le mythe, dans ses différentes facettes, avec des oeuvres qui y font écho parfois de manière étonnante. Le concepteur choisit de les faire parler et on les voit alors autrement qu'on l'aurait fait en les voyant dans une galerie. Tout l'art de l'exposition se révèle alors. Bien des conservateurs de musées d'art devraient venir voir cette exposition... On appréciera aussi le catalogue qui réserve de très beaux textes, dont l'un de Jean-Marie Dautel sur ce qu'exposer veut dire. Une initiative suffisamment rare pour être soulignée.
Fables du paysage flamand parait de prime abord plus sage et plus consensuelle, mais elle n'est pas moins structurée, et fait écho en quatre portions qui forment une totalité dans l'espace. Son plan d'exposition original avec un chemin de vie qui coupe l'espace entre monde fantastique et monde merveilleux ressemble au découpage d'un monde parfait, où le cercle s'inscrit dans le carré et détaille ses quartiers de diableries. Les oeuvres sont étranges, fortes, étonnantes, et nous envahissent comme des sorts dans ce pays incertain. C'est très cabalistique et là encore, la scénographie est judicieuse pour exprimer cela. Deux expositions que l'on prendra grand plaisir à revoir.

mardi 9 octobre 2012

Une exposition courageuse

Il n'est pas fréquent de dire qu'une exposition est courageuse, qu'elle est utile, et même nécessaire. Car elles sont rares les expositions traitant de l'Algérie. Le musée dauphinois avait avec Français d'Isère et d'Algérie et Mémoires d'immigrés commencé à s'atteler au sujet, et la question si sensible avait provoquée des violentes réactions. Il semble que la mémoire s'apaise, et les expositions servent aussi à cela. Même si Vies d'exil. Des Algériens en France pendant la guerre d'Algérie présentée à la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration ne traite qu'indirectement de la guerre d'Algérie, et qu'il faudra sans doute encore quelques années avant que l'on aborde ce thème frontalement dans une grande exposition, il demeure que cette démarche est courageuse car elle ouvre une brèche. Mariant avec justesse témoignages, documents d'époque et oeuvres contemporaines, l'exposition sait inviter, dans une économie de moyens, le visiteur à une réflexion nécessaire. Souhaitons que la CNHI trouve le soutien promis par la ministre de la Culture, puisque pour la première fois un ministre en exercice inaugurait officiellement l'événement.

dimanche 7 octobre 2012

Nuit Blanche et pluvieuse

Beaucoup de vidéos et de projections pour cette nouvelle édition de Nuit Blanche à Paris, quelques petites formes peu coûteuses, beaucoup de propositions qui font partie des expositions en cours par les institutions ou des oeuvres pérennes, mais aussi des installations remarquables. Retenons par exemple la mise en lumière de Jacqueline Dauriac du centre multifilière, l'installation performance de Emma Dusong à l'Ecole d'architecture de Paris Val de Seine, Ange Leccia à la Maison de la RATP... Parfois l'intention est bonne, mais l'on déplore la mise en exposition qui massacre les oeuvres, ainsi celles de Tkate MccGwire à la Galerie de Paléontologie ou encore une impression visuelle qui pourrait être plus remarquable comme à la Gare d'Austerlitz. Une mention spéciale pour la banque du souffle de Filomena Borecka à la mairie du XIème avec une sculpture sonore pénétrable, dans une belle mise en espace. Une oeuvre sensible et douce qui apaise dans l'agitation générale. Si le programme est alléchant, on regrette seulement le manque d'un classement par artistes en index, comme si l'on faisait ses choix que par les lieux...

samedi 6 octobre 2012

On avance !

A lire l'intéressant article de Bernard Hasquenoph sur le site Le Louvre pour tous sur la décision récente des Galeries nationales du Grand Palais de faire partie de son époque et d'autoriser la pratique de la photographie dans ses espaces d'exposition sous certaines conditions. Les oeuvres sur lesquelles les prêts ne le permettent pas seront simplement signalées, comme cela se fait désormais de plus en plus couramment, au Centre Beaubourg, au musée du Quai Branly... Demeure dans la réglementation, l'argument que l'on puisse interdire sous prétexte d'une trop forte affluence, argument qui nous parait irrecevable, sauf à mettre bientôt en place un système de minutage, comme dans certaines de ces églises italiennes, où vous payez pour X minutes de contemplation !.... Hormis cette réserve, dont l'application semble du reste difficile, saluons le pas fait par la RMN avec cette décision.
voir l'article complet et documenté ici :
http://www.louvrepourtous.fr/La-RMN-autorise-la-photo-dans-ses,746.html