
Monter sur ses grands chevaux… Avoir une araignée dans le plafond… Faire l’autruche… Triple buse... La nuit tous les chats sont gris… Elles sont rares les expositions qui sont réellement tout public, au sens où l’accessibilité ne le cède en rien à l’exigence. Plaire à un enfant de six ans comme à un homme âgé, à un lettré comme à celui qui n’a pas eu la chance de faire de longues études, c’est la définition que donnait en quelque sorte Vilar du théâtre populaire. L’exposition Petits Coq-à-l’âne me semble dans son extrême simplicité correspondre à cette définition. Elle est d’une intelligence rare. Ludique tout en étant une invitation à découvrir, à s’interroger pour s’instruire, l’exposition invite à jouer avec soi-même et avec ceux qui nous accompagnent. Le muséum de Neuchâtel qui en est l’instigateur l’avait accompagné d’un véritable canular audiovisuel, mais sa présentation au muséum d’Orléans démontre qu’elle fonctionne à merveille en elle-même. Chaque petite installation se décrypte comme un rebus qui invite à comprendre la langue et son tutoiement avec les sciences naturelles. L’exposition pourrait être présentée aussi bien dans un muséum d’histoire naturelle, que dans une maison d’écrivain ou un musée d’art contemporain. Une gageure étonnante. Souhaitons à cette exposition de connaître une longue vie d’itinérance, elle le mérite.
jeudi 14 février 2008
Exposition Petits Coq-à-l'âne
Libellés :
exposition
à
13:05
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire