La Centrale de Montemarti, en banlieue de Rome est un endroit magique et impertinent. Son discours est entièrement contenu dans son expographie. Du Palais des Conservateurs, alors en rénovation, a été redéployé des statues, dieux et déesses de la Rome antique. Mercure, Jupiter, Mars, Junon ou Minerve voyagent en banlieue, mais surtout dans un univers inattendu. Les idoles et les héros prennent place dans un environnement particulier : une ancienne centrale électrique du XIXème siècle. Machinerie imposante et massive qui occupe un espace gigantesque, à la tuyauterie, aux coursives et aux manivelles graisseuses. Ainsi Dieux de l’Antiquité et dieux de la Révolution industrielle dialoguent en toute simplicité. Pas de grand déploiement de moyens muséographiques, la force de la situation suffit. Le spectaculaire réside dans cette confrontation incongrue. L’intelligence de la situation tient dans ce télescopage temporel et produit une sensation qui surpasse toute installation artistique contemporaine. Le regard redécouvre les illustres tant vus par ailleurs dans les multiples musées romains. En toute simplicité, Rome offre son plus beau visage, celui d’une culture vivante qui sait faire se rencontrer des vies provenant d’univers d’une extrême radicalité. Il fallait oser.
dimanche 24 février 2008
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