Si Mons fête son élection puisqu'elle se prépare à être capitale culturelle européenne en 2015, elle a déjà de beaux atouts. Ville au dynamisme culturel impressionnant au regard de sa taille, elle dispose non seulement d'une scène nationale active avec le Manège qui fonctionne en binôme avec celle de Maubeuge, d'une maison folie depuis 2004, et de nombreux équipements pour les expositions. Lieu de culture scientifique avec le PASS à Frameries et haut lieu de l'art contemporain avec Le Grand Hornu, c'est l'exposition du BAM, Musée des Beaux-arts de Mons que nous voulons signaler ici. "Collections montoises des XVè et XVIe siècles. Sous bénéfice d'inventaire 1", voilà un titre pour le moins curieux. A partir d'une peinture énigmatique et anonyme La Mort, seule certitude, Michel De Reymaeker, le conservateur, développe une analyse et une réflexion sur la mort des plus audacieuses. Les oeuvres anciennes et contemporaines dialoguent et interrogent notre regard sur les périodes et les transversalités. Pauline Picry, la scénographe, a intelligemment pensé l'espace selon la métaphore contenu dans le tableau, avec des zones thématiques de l'exposition structurées selon la composition du tableau. Le principe simple en soi est ingénieux et aboutit à une exposition conceptuelle où l'on sent la pensée incarnée dans l'espace, chose si rare dans les musées pour ne pas le signaler.
vendredi 12 mars 2010
A voir à Mons, en attendant 2015
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10:58
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