L'exposition Sexe, mort et sacrifice dans la religion Mochica au Quai Branly est impressionnante par les pièces présentées, non seulement du fait de la curiosité qu'elle suscite, mais surtout de par leur état de conservation. Ces céramiques datant d'avant le 7ème siècle semble avoir été faite avant-hier. Peu de choses du reste est dit dans l'exposition sur la manière dont on les a retrouvé, les conditions de leur conservation. Enfouis dans les sépultures, ces pièces accompagnaient les morts dans leur voyage dans l'inframonde. Le sujet n'aurait pas déplut à Georges Bataille bien sûr puisque Eros se marie avec Thanatos dans une belle équivoque. Les scènes d'accouplements, de fellations, de sodomies et autres joyeusetés sexuelles entre humains et non-humains témoignent d'une grande étrangeté des croyances de ce peuple. Il est sans doute très difficile d'expliquer les idées d'un peuple aussi éloigné dans le temps, mais cela n'excuse pas des textes d'exposition souvent trop chargés et abscons. Passons sur les fausses évidences qui fait associer systématiquement la sexualité génitale à une sexualité reproductive, comme si elle s'y réduisait toujours... Plus ennuyeux est l'approche pleine de certitude sur l'interprétation des pièces, il faut attendre le dernier panneau pour qu'une énigme questionne le visiteur. Pour le reste, l'exposition laisse croire que tout est su et connu, sans que l'interprétation donnée ne soit toujours très probante. De nombreuses contradictions peuvent pourtant être soulevées. Cette exposition conçue par le musée précolombien de Santiago du Chili, d'après le travail de recherche de Steve Bourget, professeur au Texas, rassemble des objets fort étonnant du musée Larco du Pérou.
dimanche 25 avril 2010
Sexe, mort et sacrifice
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23:17
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