Dans cette exposition, Ton image me regarde, présentée jusqu'au 6 juin au Jeu de Paume, Esther Shalev-Gerz propose plusieurs oeuvres pertinentes dans lesquelles l'interaction sociale est tout à la fois la matière première et la finalité. Ce sont les mises en relation qui intéresse l'artiste. Aussi elle met en dialogue et en confrontation, en interaction par l'action de la parole conduite à se libérer. Nous retiendrons ici plus particulièrement une proposition qui a retenu plus que les autres notre attention, tant son principe intéresse les passionnés de muséologie. Au travers de photographies et de cinq audiovisuels rendant compte d'entretiens avec des acteurs intervenant dans l'entretien de la mémoire du camp de concentration de Buchenwald, l'artiste pointe dans MenschenDinge combien des objets retrouvés peuvent être porteur de sens et servir à rendre compte de l'humanité qui nous relie les uns aux autres. Un simple peigne, une bague, un miroir, une cuillère, un fer à repasser... des objets du quotidien qui en disent long quand on les interroge sur le quotidien des camps justement. Ce n'est pas l'objet en soi qui intéresse, mais ce qu'il permet d'exprimer des relations entre les hommes, de leur finitude comme de leur universalité. Ce n'est pas parce qu'ils sont des reliques ou par fétichisme qu'il faut les conserver et les considérer, c'est parce qu'ils nous permettent de saisir de manière sensible les trajectoires d'hommes et de femmes qui ont fait l'histoire. On pourra regarder une vidéo d'un entretien avec l'artiste :
dimanche 4 avril 2010
Ton image me regarde
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07:15
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