Si les promotions de l’Institut National du Patrimoine compte environ un quart d’hommes dans ses effectifs, si on en juge par les promotions 2009 et 2010, le déséquilibre est plus flagrant encore pour ce qui concerne les formations universitaires appelées à former souvent les adjoints, les attachés et assistants de conservations. Il serait plus exact de féminiser les noms automatiquement car ce sont le plus souvent des femmes. La promotion dijonnaise cette année est ainsi exclusivement féminine, et ce n’est pas unique. Pour intervenir dans d’autres formations, j'ai le loisir de constater que ce secteur des musées (à l'image de celui des bibliothèques) est de plus en plus féminin. Certains estiment que cette féminisation accrue aura des effets à long terme. Si la baisse des salaires est manifeste depuis quelques années, il ne faut pas tomber pour autant dans un essentialisme qui envisagerait automatiquement des effets. Cependant en cette Journée internationale du droits des femmes (et non "Journée de la Femme" comme nous l'entendons sans cesse dans les médias...), nous pouvons nous interroger sur les significations de cette féminisation. Les hommes seraient-ils devenus insensibles au patrimoine ? Alors pourquoi ne pas changer de terme, parlons désormais de « matrimoine », peut-être cela donnera-t-il l’occasion de remettre à plat ses notions et de les penser autrement ? !! D'inventer d'autres repères... Chiche ?
lundi 8 mars 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

1 commentaire:
I love it! But, what's this "moine" business? Shouldn't it be "matrinonne"?
Enregistrer un commentaire