lundi 14 septembre 2015
Milan 2015
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Une exposition universelle tient tout à la fois de la foire commerciale, du parc d’attractions, de la promotion touristique et de l’orgueil national, du plateau télévisée et parfois même, avec un peu de chance, de l’exposition ! C’est avant tout un positionnement politique pour le pays exposant. L'importance du marché asiatique faisait que les pays avaient mis le paquet à Shanghai, aussi l’exposition dans son ensemble était nettement plus importante en 2010 que celle de 2015 à Milan. Les pavillons étaient aussi plus fastueux et les expositions plus scénographiées aussi. D’un point de vue général, le site est assez peu imaginatif, les pavillons s’alignant sur un axe central recouvert d’un velum qui cache des architectures comprimées les unes sur les autres. Bien des pavillons soufrent ainsi d’une moindre mise en valeur, et les plus tactiques se sont positionnés en retrait de la parcelle pour être à leur avantage, ainsi la Chine, l’Angleterre ou la France. Toutes les architectures sont représentées, et si certains jouent le même jeu qu’au XIXème siècle avec des reproductions d’architectures locales, voire stéréotypées, ainsi le Palais de Oman d’autres font dans le clinquant kitsch (Turkhménistan, Kazakhstan…) quand d'autres sont dans la recherche architecturale contemporaine (Chili, Pologne…). Certaines architectures se suffisent à elles-mêmes, citons le pavillon du Barhem, d’une belle ligne photogénique.
Sur plus de trente pavillons visités (sur 55 pavillons nationaux), éliminons ceux qui ne présentent quasiment rien à l’intérieur, ceux qui exposent leur artisanat local, et ceux qui confondent l’exercice avec la foire commerciale. Reste ceux, assez nombreux, qui comprennent le thème proposé : « Nourrir la planète », non pas comme un exercice de réflexion sur l’alimentation de demain mais comme occasion de présenter la gastronomie nationale. C’est alors assez peu intéressant. Enfin les rares pays qui ont fait l’effort de problématiser la question et de réellement proposer une exposition, ils se comptent grosso-modo, en étant généreux, sur les doigts des deux mains. Plusieurs donnent l’impression de consacrer un espace à l’exposition par obligation et comme prétexte pour traiter d’autres choses ou vendre leurs produits. Ainsi l’effort de la Belgique de proposer une réflexion sur l’aquaculture aurait été méritant si la question n’était pas restée en suspens dans un espace en déshérence. La boutique à chocolat, la vente de bières et surtout de frites sont les vrais succès du pavillon… C’est aussi le cas des Pays-Bas, de la Slovaquie… Ne parlons pas du Brésil dont le succès vient du filet en suspension que le visiteur explorateur traverse comme à Disneyland pour aboutir sur une exposition invisible, illisible et pour tout dire indigente. Du reste personne ne la voit et tout le monde s’en fiche. Quelques pavillons font de vagues promesses durant deux salles, puis oublient le sujet, ainsi la Russie, la Chine, l’Irlande… Plus tenue et plus dense, l’Espagne s’égare malgré tout dans la valorisation de ses productions au détriment de la réflexion. Saluons par conséquent la Suisse, qui malgré un système alambiqué de quatre expositions successives, fait l’effort d’aborder des thèmes originaux, même si cela demeure assez ésotérique. Enfin, les Etats-Unis traite la question — et ne refait pas l’erreur de Shanghai, contrairement au Japon - de canaliser les visiteurs avec des séances obligées, mais pour leur asséner les miracles des technologies comme réponse aux défis du futur : vive Monsanto ! Le tout est assez laid. Si la pavillon du Japon est très beau d‘extérieur, le système de gestion des flux est une vraie usine à gaz pour une proposition qui l’est tout autant. Recherché au début, le parcours finit dans une sorte de show télévisé affligeant.
Au vue de l’ensemble des pavillons, y compris celui assez indigent et sans intérêt de l’ONU, il reste cinq pays qui véritablement se distinguent et peuvent justifier le voyage (mea culpa, nous n’avons pas vu celui de l’Italie, sur laquelle nous n’avons donc pas d’avis). Enfin, on pourra faire ses courses dans un supermarché du futur (même si on peut toujours espérer que les supermarchés auront disparus dans l'avenir et qu'ils sauront au moins éviter la débauche d’écrans inutiles).
samedi 12 septembre 2015
L'Angola
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Citons d'abord l’Angola. Si l’exposition du pavillon national ne recourt pas à des moyens démesurés, un effort certain est fait pour construire un propos et proposer une scénographie. La proposition est certes assez classique et au final peu innovante, mais nous pouvons malgré tout saluer l’effort aussi rare à Milan qu’il était courant à Shanghai de ces pavillons qui jouent le jeu de l’exposition. Certes, le propos est moins sur les problèmes à résoudre et les solutions d’avenir, et davantage sur le bilan de l’agro-industrie nationale et sur sa gastronomie, mais malgré tout, le pavillon présente une véritable exposition digne de ce nom. On rit jaune parfois dans les pavillons quand l’agriculture moderne est synonyme de traitements avec des images d’agriculture industrielle digne des années 70. Il est vrai que plus souvent ailleurs on vise à faire croire au produit authentique en masquant des conditions de production moins exaltantes. Il est du reste effrayant de constater combien la prise de conscience environnementale demeure embryonnaire en visitant l’ensemble des expositions.
vendredi 11 septembre 2015
L'Angleterre
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L’Angleterre. Comme à Shanghai, où le pavillon nous avait séduit, Le Royaume-unis démontre sa capacité à problématiser une question, à savoir la tenir durant tout le pavillon, à délivrer des messages simples et percutants, et à gérer des flux dans les conditions exécrables d’une exposition universelle ! C’est le bâtiment qui porte le message, qui est le véritable médiateur, et qui conditionne la compréhension, bref qui fait sens et symbole. En axant sur la pollinisation et la survie des abeilles, c’est bien le système alimentaire mondial qui est en cause. Le visiteur le découvre dès la file d’attente, puis s’intéresse aux systèmes de communication des abeilles en expérimentant les vibrations, s’incarne même en abeille pour pénétrer dans une salle exiguë, - et l’on pardonne la chose quand on comprend que ce sont les visiteurs qui ainsi miment la ruche -, puis s’arrête sur une expérimentation mi-scientifique mi-artistique de rencontres avec les petites bêtes. Ajoutons à cela que le pavillon est en lui-même très beau, agréable et inventif. Certes pas aussi fort qu’il y a 5 ans, mais avec les mêmes recettes convaincantes.
jeudi 10 septembre 2015
L'Allemagne
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L’Allemagne. A l’opposé de celui de l’Angleterre, même s'il est censé porté un concept avec ses pétales en forme de dôme, le pavillon de l’Allemagne est d’une lourdeur éprouvante. La scénographie de son exposition l’est également. Cependant, les messages sont là, des recherches pour innover dans leur transmission, et avec l’engagement écologique que l’on pouvait attendre du pays. Avec un système de tablette remis au visiteur, et de savantes projections ciblées, tout porte à craindre l’usine à gaz dans de pareilles conditions. Il est vrai que la file d’attente s’en ressent, tant il faut expliquer, et mettre en condition un visiteur impatient de rentrer dans le pavillon. Mais une fois compris, le système fonctionne plutôt bien et devient convaincant. Heureusement, le jardin des idées s’achève dans une ambiance berlinoise ou d’Hambourg, avec des aménagements forts agréables. Dommage de n’avoir pas terminé ainsi la visite et de devoir subir un show ridicule à la fin. Mais vous n’aurez pas le choix, ici tout est sous contrôle et il est impossible d’y échapper. Bref, un pavillon en demi-teinte, mais vu l’offre générale, on s’en satisfait.
mercredi 9 septembre 2015
La France
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La France. Autant le dire d’emblée, ce n’est pas par patriotisme que l’on retient la proposition de la France. Nous avions eu honte de la proposition ridicule faite à Shanghai en 2010. Mais là, il faut reconnaitre que c’est l'un des pavillons les plus réussis. Tout d’abord une gestion de l’entrée intéressante avec une déambulation dans un jardin botanique où l’on voit des plantes comestibles (contrairement à ailleurs), et la métaphore simple mais efficace d’une halle de marché. Ensuite, le parti pris osé de séquences audiovisuelles, un peu longue certes, mais fort bien faites et attractives. Surtout un discours intelligent, mesuré et aussi engagé qu’il est possible de l’être dans pareilles circonstances. C’est une bonne synthèse des problématiques. Dans une scénographie agréable et qui fonctionne bien, où l’on peut flâner sans se gêner malgré la foule, et découvrir de multiples propositions adjacentes. Les petits textes, certes un peu trop longs, placés sur les pupitres sont intéressants et mériteraient d’être regroupés et proposés dans un catalogue. Regrettons seulement l’espace régional, dédié à la Bretagne lors de notre passage, et qui n’était pas à la hauteur de l’ensemble (et aussi la voiture à l'entrée dont on se serait volontiers passé !). Le Pavillon est efficace, tant par son contenu que par la manière de le véhiculer. Bravo.
mardi 8 septembre 2015
La Corée
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La Corée. Enfin la proposition de la Corée est sans doute la plus marquante. Si le système d’entrée par groupes n’était pas pour nous convaincre au départ, on peut vite s’en émanciper une fois dans la place. La Corée sait allier le bon gout pour la forme (le vrai design est là), l’ancrer dans une tradition et nourrir un propos porté par les nouvelles technologies qui caractérisent le pays désormais. Cette alliance de traditions et de modernité, au travers d’un propos allant de la science à l’artistique se décline dans un parcours rythmé qui ménage les surprises. Tout est précis et raffiné. De belles photographies mettent en appétit et donnent envie de se précipiter pour dévorer du Kimchi, puisque le propos est de réhabiliter le fermenté, et de plaider avec lui pour une lutte contre l’obésité. Le tout procure une exposition fort agréable. La comparaison avec le pavillon du Japon est cruel pour ce dernier. Bref, un pavillon intelligent qui donne envie d’aller en Corée, sans déployer le bête plaidoyer touristique que l’on trouve ailleurs. Superbe.
samedi 29 août 2015
Habiter Chamarande
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Si faire de la barque dans une salle du Palais de Tokyo ne vous emporte pas dans des ravissements esthétiques, vous avez une autre possibilité : prendre le RER et filer au domaine de Chamarande. Là vous prenez la barge pour traverser et rejoindre le milieu du lac, et là miracle ! Vous vous installez sur le dispositif mis en place par Florent Albinet et vous contemplez la nature. Effet relaxant garanti. Et puis pourquoi pas profiter de ce merveilleux parc et de l'exposition de l'année : Habiter 2015. Florence Doleac et David de Tscharner vous proposent même des cabanes pour passer la nuit sur le site et Coloco d'explorer le paysage sur une structure mobile. Bref, une interaction avec le paysage animée qui a du sens. Des tables de pique nique vous attendent, et même si vous êtes chanceux et qu'il est ouvert un petit café ! Il vous restera encore l'exposition dans le Château qui révèle quelques bonnes surprises sur l'habiter.
lundi 24 août 2015
Une sur cinq, c'est pas mal !
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Bon ok c'est drôle et étonnant, inattendu, bref c'est une performance technique que de proposer de faire du bateau dans des salles d'expo. Ok, et après ? La tendance Disneyland se confirme. On préfère de loin l'exposition de Patrick Neu, un travail subtil et délicat, patient, plein de finesse. De vraies merveilles. Du reste, le cartel à l'entrée de l'exposition est délicieux, demandant aux visiteurs de respecter les oeuvres qui pour cette exposition ont demandé des années de travail... Autant dire que dans les autres expositions... On préférera ne pas parler du sous-sol et de ses immondices. L'installation de Céleste Boursier-Mougenot est une curiosité, certes, et les projections vidéo des visiteurs sur les murs sont de loin ce qu'il y a de plus intéressant, mais nous demeurerons malgré tout en désaccord avec l'artiste quant il prétend que pour bien voir il faut être actif. Lorsque vous vous escrimez à faire avancer votre barque, vous êtes concentrés sur votre travail et pas du tout contemplatif, c'est encore là une idée convenue. Enfin bref, dépaysement garanti quand même pour ces cinq expos présentées actuellement au Palais de Tokyo.
mardi 18 août 2015
Chut ! Une exposition à ne pas ébruiter
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Il devrait être obligatoire lorsque l'on travaille dans les musées de faire le pèlerinage à Neuchâtel chaque année ! Mieux qui dispose de la carte ICOM devrait se le voir imposer ! C'est à chaque fois une révélation et un régal. Les expositions des institutions de la ville sont toujours excellentes, que ce soit au muséum d'histoire naturelle, au Laténium, ou encore au Musée d'art et d'histoire dont la présente exposition sur la Suisse durant la première guerre mondiale est de très belle facture. Mais c'est évidemment au MEN que nos pas se dirigent à nouveau pour deux expositions, l'une convaincante sur la mort ("C'est pas la mort"), exercice réalisé avec les étudiants de l'Institut d'ethnographie, et l'autre, l'exposition annuelle du MEN intitulé Secrets et sur laquelle nous ne pouvons rien divulguer, comme il se doit. Ca nous démange pourtant, tant il y a à dire. Contenus et parcours dans dix-sept lieux de la ville tenus secrets, le visiteur s'engage à n'en rien révéler ! C'est une exposition performance, inventive et comme vous n'en avez jamais vu ! C'est dit.
vendredi 7 août 2015
Sous la pyramide...
Après avoir obtenu et et réalisé une mission d'étude et de proposition d'aménagement de l'espace d'accueil du Louvre pour le réaménagement face à la hausse inexorable de la fréquentation, François Fressoz, de l'Agence Café Programmation, défriche un sujet inexploré, la fonction d'accueil des institutions. Car malgré son cas particulier, l'ouvrage ne s'intéresse pas qu'au Louvre, mais le prend comme cas d'étude pour élargir la réflexion à l'accueil en général dans les musées. D'une plume alerte, l'auteur conduit ainsi le lecteur dans une stimulante investigation pour imaginer ce que l'institution pourrait faire si elle n'était si frileuse envers l'innovation. Sans doute les propositions resteront lettres mortes, mais l'étude fournit une intéressante publication pour tous ceux que les musées et leurs rôles dans l'espace public intéresse.
mardi 4 août 2015
Tout savoir sur la croix et le croissant rouge
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Intéressant parti pris du musée international de la croix rouge et du croissant rouge à Genève qui présente moins l'histoire de l'institution comme on pourrait s'y attendre, mais les missions, les rôles, et les objectifs de l'organisme. En trois espaces structurés par des prestataires différents, consacrés aux risques naturels, aux liens familiaux, et à la préservation de la dignité humaine, que l'on visite librement dans l'ordre que l'on souhaite, se déploient des ambiances différentes, complétées d'une quatrième séquence consacrée aux grands témoins. On apprécie évidemment les petites installations très drôles de Pierrick Sorin, dans l'espace des risques même si elles peuvent paraitre curieuses et un peu déconnectées du reste du propos.
mercredi 15 juillet 2015
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le mariage...
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Daoulas vous dit tout sur le mariage ! L'exposition de l'année de Daoulas, Petits arrangements avec l'amour, sur laquelle nous avons eu la chance et le bonheur de travailler comme conseiller scientifique est consacrée au mariage ! Car si les apparences laissent à penser qu'il s'agit là d'un phénomène universel, comme l'ont laissé entendre quelques voix mal informées les années passées... en réalité il apparait que les motivations à se marier, les manières de se marier et les conséquences du mariage sont bien différentes selon les cultures. Ainsi Daoulas poursuit ses invitations à voyager d'un pays à l'autre, d'une époque à une autre et à relativiser nos évidences et nos bien pensances. Pourquoi devrait-on se marier, à deux ? Pour la vie ? Avec quelqu'un de l'autre sexe ? Doit-on tout faire par amour ? Chacun place le curseur de ses normes selon sa culture : s'ouvrir à la raison de l'Autre, c'est pousser la réflexion et transformer son rapport à l'existence. L'exposition ambitionne de faire bouger les lignes ! La scénographie de l'Atelier Pascal Payeur et le graphisme de Pascal Hoarau ne manqueront pas de vous séduire ! Un cycle de films et une exposition de photographies de Gérard Uféras complète le paysage dans les jardins de l'abbaye.
mardi 14 juillet 2015
L'Homme qui marche, Giacometti arrive à Landerneau
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Très classique, mais très belle exposition Giacometti au nouveau lieu pour l'art moderne et contemporain situé dans l'ancien bâtiment des Capucins à Landerneau. Les Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture, fondation qui oeuvre pour mettre en valeur des collections dans le Finistère et qui a déjà exposé les années précédentes, depuis 2012, Jacques Monory, Dubuffet, Miro, Kersalé, Fromanger et même Métal Hurlant ! Programme éclectique donc, mais qui se loge dans un bâtiment à l'étrange destinée. D'abord bâtiment religieux, ancien couvent du XVIIème, voisin du premier supermarché d'Edouard Leclerc avant d'être converti pour sa patrie natale en lieu d'exposition par le chef d'entreprise. Le lieu est agréable et l'exposition réalisée avec la Fondation Giacometti de très belle facture se divise en onze parties thématiques. A voir jusqu'en octobre.
samedi 11 juillet 2015
Corps et âmes à Jublains
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Sculpter l'Homme, sculpter les Dieux suppose des partis pris et toutes les périodes de l'antiquité n'opère pas les mêmes choix. Le musée départemental de Jublains dédié à l'archéologie sur un site de fouille traite de ces questions dans son exposition temporaire de l'été, Corps et âmes. Les collections du musée d'art et d'histoire de Château-Gonthier, rapportées par Pierre Aristide Boullet-Lacroix, au XIXème siècle sont exposées à cette fin. Outre de belles pièces présentées, ce sont surtout les médiations qui sont intéressantes, avec des manips inventives. Ainsi est-il proposé des découvertes tactiles et des petits jeux, qui fonctionnent assez bien avec le public scolaire. Une exposition simple qui trouve son public. A voir jusqu'au 31 mars 2016.
dimanche 5 juillet 2015
My Buenos Aires
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Hormis quelques oeuvres, telle cette respiration géante de Pablo Reinoso qui couvre un mur entier d'oreillers poumons, ou encore les installations provocatrices de Leon Ferrari, il faut reconnaitre que si certaines installations font sourire, le tout donne un peu l'impression d'un ramassis un tantinet sale et vieillot. Bref, pas de quoi nous donner envie de partir découvrir la jeune création de Buenos Aires. Pourtant l'idée de cette série de portraits de ville est intéressante et après Winnipeg en 2011, et Johannesburg en 2013, ce tour du monde donne à priori envie. Avec cette forme de biennale La Maison rouge inscrit un rendez-vous régulier dans le paysage. Toutefois le choix des oeuvres ne nous a pas transcendé en 2015, vivement 2017 dont la destination demeure mystérieuse.
vendredi 3 juillet 2015
Chasseur sachant chasser à Kerjean
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Les chasses seigneuriales du XVIème siècle sont un point de départ, et si les passionnés d'histoire y trouveront leur compte, ce sont surtout les amateurs d'une vision de la chasse renouvelée par les artistes qui prendront leur plaisir. Dans cette belle exposition conçue avec le musée de la chasse et de la nature à Paris, le Château de Kerjean invite à un voyage qui place en perspective des collections du musée et des interprétations subjectives. Nous avons aimé Kate MccGwire et son travail avec la plume d'oiseaux, sorte de serpent de duvet lové dans une vitrine monstrueuse, Karen Knorr est son audace de Diane, Eva Jospin et sa forêt de cartons, Julien Salaud que l'on peut voir également dans une exposition que le musée lui consacre en ce moment à Paris, et nous nous sommes esclaffés de l'accident de chasse de Pascal Bernier. De belles propositions à découvrir avant le 1er novembre.
Signalons que les actes du colloque international tenu en mars dernier au musée à Paris sont à présent en ligne sur le site du musée.
Signalons que les actes du colloque international tenu en mars dernier au musée à Paris sont à présent en ligne sur le site du musée.
lundi 29 juin 2015
Histoires de chiens, histoires de chats
Connaissons-nous si bien ces êtres qui nous sont si proches ? Nous croyons les connaitre, mais peut-être ce sont eux qui nous saisissent vraiment ! La Cité des sciences propose une exposition sur les chiens et les chats, exposition plutôt pour les enfants, mais qui s'adresse à toute la famille. Plaisante avec ses manips et ses vidéos étonnantes, l'exposition délivre de nombreuses informations. Certes, ce n'est pas aussi surprenant que celle proposée l'année dernière sur les chiens au muséum de Neuchâtel, mais l'exposition est bien faite et aborde le sujet d'un autre angle. Dans leur tête, dans leur peau, dans notre société, découpée en trois parties cohérentes, l'exploration permet de réfléchir au statut de l'animal. Puisque la France compte 19 millions environ de chiens et de chats, cela mérite d'être examiné avec attention. L'exposition fait découvrir la manière de miauler en japonais ou encore des jeux où l'on se met à la place de l'animal pour comprendre ses logiques. De quoi aller de surprises en surprises et passer un beau moment !
jeudi 25 juin 2015
Carnaval de Marseille à Binche
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Après avoir été présentée au Mucem l'année passée, l'exposition Le Monde à l'envers sur le carnaval est visible à Binche en région wallonne, dans une présentation remaniée, au musée international du carnaval et du masque, le MÜM. Passant en revue les ambivalences festives d'un événement fait tant de rituels que de recréation, d'arts populaires, si ce n'est d'art naïf, l'exposition ne cesse de surprendre son monde, en mettant la tête du visiteur à l'envers ! Comment une telle diversité, une telle ingéniosité, de telles manifestations d'inventivité viennent à l'esprit humain ? C'est ce que la commissaire de l'exposition Marie-Pascale Mallé invite à découvrir à partir des collections exceptionnelles du MÜM et de celles du Mucem.
jeudi 18 juin 2015
La Guerre est finie, le débat commence
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actualités des musées
Drôle de sculpture, ambivalente, qui accueille le visiteur au Mémorial de la Paix à Caen. Seward Johnson s'est inspiré d'une photographie célèbre aux Etats-Unis, prise à la libération, un soldat embrasse fougueusement une jeune femme. Emblème de joie ? Peut-être, mais d'autres voix se sont élevées pour témoigner, celles de ces femmes embrassées qui n'étaient pas forcément consentantes. Ainsi le symbole révèle une autre allure, et c'est le mérite du Mémorial que de rendre compte de la polémique ou de la divergence de vue en invitant le visiteur à la réflexion. Méfions-nous des représentations, qui sans le contexte peuvent être trop vite interprétées. Cette oeuvre est-elle sexiste comme certains l'affirment ? Est-ce au contraire une dénonciation ? En prenant l'option de donner le choix au visiteur de se forger sa propre opinion, avec deux cartels apportant les deux points de vue, le lieu joue pleinement son rôle. On pourra par la même occasion visiter les nouvelles présentations du Mémorial ou se rendre sur le site internet qui propose pour les 7-11 ans jusqu'à fin aout une animation intéressante, avec le Journal de Suzon.
mercredi 10 juin 2015
Cap sur les iles
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Mise en perspective des oeuvres de Mathurin Meheut au musée du même nom à Lamballe dans les Côtes d'Armor, avec les peintres de son époque. Des marines, des portraits et des scènes de voyage exposées dans deux petites salles de la maison du Bourreau en attendant la rénovation du lieu. Le musée doit en effet déménager sur le site des haras et l'antique maison sans doute revenir à sa destination antérieure d'Office de tourisme. Drôle d'endroit assez amusant puisque la maison dite du bourreau pour donner du pittoresque aux cartes postales de la fin du XIXème est en fait un ancien commerce appartenant à un certain monsieur Bourreau. Ainsi se fabrique les légendes.
vendredi 5 juin 2015
Confidence d'un maccabé
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Beau sujet d'exposition au musée Dauphinois en partenariat avec le musée archéologique St Laurent de Grenoble, le CCSTI La Casemate et l'INRAP au sujet des restes humains. Confidences d'outre tombe au musée dauphinois est une exposition originale. Comment définir et caractériser un squelette retrouvé lors de fouilles au moyen des diverses techniques archéologiques, quels renseignements en tirer et quelles conclusions pour l'historien, voici quelques-uns des thèmes abordés par l'exposition, au travers de manifs et de résultats d'enquête. Des dispositifs sonores originaux narrent la vie supposée des hommes, des femmes, des enfants retrouvés, et des rites funéraires des plus curieux. Les reliques ont longtemps aussi été le support de croyances et de dévotions. Les cultures populaires s'approprient les représentations des squelettes, puisque la tête de mort est bien souvent un leitmotiv que ce soit dans les musiques actuelles comme dans les ligues sataniques. L'exposition conduit le visiteur dans les différentes explorations au travers d'une scénographie certes un peu distendue mais efficace. A noter un volet contemporain fort curieux et amusant au travers d'un concours de tête de mort interprétés par de jeunes artistes.
jeudi 28 mai 2015
Pour une petite robe noire
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L'exposition sur la môme à la BNF est d'une belle qualité, un propos clair et bien structuré. On y découvre des chansons oubliées depuis longtemps et toute l'époque qui préside aux débuts de la Piaf. Si la partie de la biographie familiale est évincée à juste titre en début d'expo, dans un espace trop contraint, celui central autour de la petite robe symbolique décline les thématiques des chansons et les confrontent à d'autres interprètes mais aussi à des interprétations des chansons de la Piaf invitant ceux qui l'osent à l'exercice de karaoké dans l'espace concomitant. Bien que surpris de ne pas retrouver Moustaki parmi les proches, l'exposition invite à revivre la trajectoire dans les années d'après-guerre. Très belle scénographie et de belles trouvailles de mise en valeur, sans tomber dans les excès du genre, la relique pour les fans.
jeudi 21 mai 2015
Retour à Marcel Broodthaers
La Monnaie de Paris s'est attaquée à un sérieux défi : remonter l'exposition, ou plus exactement les expositions présentées par Marcel Broodthaers dans les années 60/70 avec son Département des Aigles. Intéressante à bien des points de vue, la démarche est d'abord une réflexion muséologique. Témoin d'une nouvelle période où des expositions de référence constituent un répertoire classique, comme pour le théâtre et désormais pour la danse contemporaine, expositions que l'on peut "remonter" ou évoquer. L'année passée la Biennale de Venise l'avait fait avec l'exposition mythique de Harald Szeemann et le Centre Pompidou avec un retour réflexif sur Les Magiciens de la terre. Plus fondamentalement, la critique du fonctionnement muséal, du marché de l'art, mais aussi la manière de penser l'exposition comme oeuvre demeure au coeur de la démarche de Broodthaers et en fait un pionnier. Une exposition importante à voir par conséquent, et pas seulement pour l'humour et la provocation.
mardi 12 mai 2015
Van Gogh, Yan Pei-Ming et Bertrand Lavier se rencontrent à Arles
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La nouvelle Fondation Van Gogh, en plein centre d'Arles, installée dans un superbe bâtiment réhabilité, accueille des artistes que Van Gogh inspire peu ou proue. Avec Yan Pei-Ming comme artiste invité nous nous réjouissions par avance tant nous aimons depuis longtemps son travail. Ce n'est pourtant pas là le meilleur de sa production et hormis quelques oeuvres, comme celles consacrées aux réfugiés, réellement superbes, et qui résonnent avec le temps présent, les autres, chiens, papes et autres bestioles nous laissent assez froids. Enfin, c'est toujours plus intéressant que l'autre artiste invité, Bertrand Lavier, toujours aussi fumiste. La plus intéressante de ses productions est encore le portail extérieur de la Fondation ! Le commissaire d'exposition Xavier Douroux n'a pas eu à aller chercher trop loin son inspiration. L'exposition est désormais terminée, vivement la prochaine !
samedi 9 mai 2015
Beau comme Bowie
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Bah oui forcément, Bowie c'est beau ! Bon vous doutiez-vous que Bowie disposait d'un logement et même qu'il possédait un trousseau de clés ? Et bien vous pourrez aller admirer la relique bien vitrinifiée et accompagnée de son étiquette sacralisante. Etonnant tout de même ce que l'exposition parvient à faire ! Bon soyons juste l'exposition ne se résume pas à cela. Il y a aussi la vie et les multiples métamorphoses de l'artiste, ses explorations, ses rencontres, ses découvertes, ses audaces. L'exposition présentée dans le nouveau bâtiment de la Philharmonie de Paris après avoir été conçue et présentée au V&A de Londres ne désemplit pas et ne déçoit pas les aficionados. Nous sommes dans l'industrie culturelle dans tous les sens du terme, expo comprise. Même si le système de sonorisation est toujours aussi insupportable, empêchant tout mouvement non concordant avec ce que le concepteur à prévu que vous fassiez, même si on vous y interdit les photographies et si l'on voit au final assez peu d'extraits de concert. Le visiteur constate combien cet artiste a expérimenté, et combien il semble prendre du plaisir à le faire dans une course effrénée. Son désir de personnages est manifeste. La scénographie est intéressante sans être spectaculaire. Nous avons surtout aimé le tableau final à la manière du classement de Mendeleiev, une ingénieuse trouvaille des concepteurs.
dimanche 3 mai 2015
Muséographier les émotions ? Défi relevé au muséum de Neuchâtel
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Etonnante exposition, ingénieuse et pleine de surprises au muséum de Neuchâtel. Que sait-on de la manière dont les émotions sont produites chez l'homme ? Quels sont leurs ressorts et leur fonctionnement biologique et psychologique ? Mais aussi comment partage-t-on ces ressentis avec d'autres espèces ? Depuis que les animaux ne sont plus considérés comme des machines, et que Antonio Damasio nous a rappelé l'erreur de Descartes, on peut s'interroger sur le sujet. Les scientifiques sont de plus en plus nombreux à investir ce terrain d'exploration difficile. L'exposition invite à croiser les données, même si le visiteur découvre d'abord ce qu'il en est pour l'homme avant de s'intéresser aux autres espèces dans une seconde partie. Pleine d'astuces, et surtout d'humour, ce qui est devenue une spécialité du muséum, l'exposition décline informations, interactivités, mais aussi approches poétiques pour surprendre le visiteur. De petites vidéos fascinent aussi les visiteurs. La scénographie fort belle rend cette exposition très attractive, et nous pouvons espérer qu'elle circule ensuite dans d'autres sites pour sensibiliser à ce très beau et difficile sujet auquel le muséum de Neuchâtel s'est attaqué avec courage.
samedi 2 mai 2015
Antonioni Aux origines du Pop
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Vous ne connaissez pas ou assez mal Antonioni ? Il serait logique de penser que vous allez combler ce manque en vous rendant à l'exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque française. Ce serait faire abstraction des réflexes de spécialistes qui président souvent à la conception des expositions. Encore un cas, où il manque visiblement un muséographe dans le projet. C'est fréquent à la Cinémathèque. Ainsi l'exposition, assez classique dans sa structuration, film par film, motivant 9 sections du parcours, propose à chaque fois un texte introductif. Celui-ci fait appel à une multitude de références qui n'éclaireront pas ceux qui n'en disposent pas. Et sans intermédiation, des objets sont alignés dans de belles vitrines, avec des cartels basiques pour toute aide. Bref, les spécialistes parlent aux spécialistes. Le caractère frustrant des extraits de films, comme il est souvent le cas dans les expositions de films, donne envie de voir les oeuvres, c'est déjà cela. On ressort de l'exposition en ayant compris surtout que le cinéaste avait un lien fort aux arts plastiques qui l'ont influencé et qu'il a même pratiqué. C'est bien.
jeudi 30 avril 2015
Dans mon HLM : Paris habitat
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Il n'y a pas que les châteaux et les demeures princières dans la vie ! La plupart de nos concitoyens vivent simplement dans des habitations simples, cela ne les empêche pas d'être intéressantes ! Ainsi les habitations à bons marchés puis à loyers modérés ont fait l'objet d'inventivité, et de nombreux architectes ont tenté de proposer de nouvelles formes, avec plus ou moins de succès depuis 1914. L'exposition présentée au Pavillon de l'Arsenal s'intéresse à cette histoire de la ville de Paris. Sujet original et qui s'avère passionnant. Si les années 50 à 70 sont souvent désastreuses en la matière, on y découvre en revanche de très belles approches, souvent situées avant et après cette période. Des modes de présentation expographique attractifs, même s'il manque souvent des repères pour localiser les lieux dans Paris, ce qui serait pourtant assez simple si chaque projet était accompagné d'une petite carte. Les cartels à emporter sont en revanche efficace, une bonne idée à conserver. La maquette imaginaire au centre de l'espace est aussi ingénieuse.
dimanche 26 avril 2015
Des Alyscamps à Ephèse, Kairouan, Baalbek où Syracuse...
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Sympathique petite exposition, peu couteuse et malgré tout fort ingénieuse, qui démontre que l'on peut parfois faire avec peu lorsque la créativité s'en mêle. Le Musée de l'Arles antique invite les visiteurs à fournir les photos faites lors de voyages sur les sites archéologiques de méditerranée. Cela donne une petite exposition, sorte d'album de famille collectif, clichés souvent anonymes qui mélangent les époques et les approches. Mosaïque qui donne surtout à rêver et à imaginer les vies et les destinées derrière ces photos intimes soudain dévoilées. Le tout est agrémenté de citations littéraires sur le voyage qui participe d'une ambiance singulière. Evidemment l'évocation des noms des lieux visités font déjà partir en voyage, sur les pas d'Ulysse, et démontre qu'entre ici et ailleurs, l'archéologie demeure un trait d'union des peuples par l'histoire qui les unit. J'aimerais tant voir Syracuse, la photo de famille et l'antique est un bel exemple de démarche participative (l'appel à collectes date de septembre 2014 à février 2015), et de sa présentation dans la foulée, en toute simplicité. Un anniversaire des vingt ans du musée, avec 350 photos sélectionnées parmi les 1000 reçues, qui se fait grâce aux visiteurs et en toute modestie.
jeudi 23 avril 2015
Le coin coin de l'art : au canard muséographié !
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N'empêche que nous on se marre bien dans le Nord-Pas de Calais ! Loin des musées compassés qui mettent les petits cadres dans les grands avec préciosité, il y a ceux qui font changer l'institution, en la dédramatisant, en la bousculant un peu, et en invitant ainsi de nouveaux publics. C'est le cas du Palais des beaux arts de Lille qui pour cette seconde édition de Open Museum invite le collectif allemand InterDuck. Les artistes ne vendent pas leurs oeuvres, mais juste des produits dérivés en attendant d'ouvrir un jour leur musée ! En faisant quoi ? En transformant les humains en canards ! Ils repeignent ainsi les oeuvres (enfin, pas directement dessus, l'iconoclaste à malgré tout ses limites), - et ils épargnent aussi les sujets religieux, ce qui est dommage, car on aurait bien aimé crucifier un canard. Après tout le fils de Dieu n'est-il pas le canard suprême ? - Plus sérieusement puisque Disney est la nouvelle religion et que l'oncle Picsou nous anime tous dans notre capitalisme décadent, autant communier en beauté. Par la surprise, on regarde autrement les oeuvres, on voyage dans l'histoire de l'art et en comparant on se prend soudain à apprécier tellement les oeuvres sources ! Il y aurait beaucoup à dire sur cette proposition courageuse, qui peut inspirer en spéculations théoriques tant les muséologues, les sociologues que les psychanalystes, mais avant tout c'est une belle occasion de se fendre la poire au musée. C'est l'essentiel.
dimanche 19 avril 2015
Lumière ! une exposition pour tout public
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Très belle scénographie, signée de l'agence de Nathalie Crinière, pour l'exposition Lumière ! Le Cinéma inventé, au Salon d'honneur du Grand Palais. Si le propos est passionnant, réparti en huit chapitres, (bien que nous n'ayons pas compris qui signe le programme muséographique), il demeure somme toute assez classique pour qui connait déjà l'Institut Louis Lumière de Lyon, puisqu'on retrouve une grande partie du propos (certes mieux organisé), et surtout les collections, dont une grande partie est ainsi montée à Paris ! C'est justice puisque la première projection eut lieu à Paris le 22 mars 1895 et il était donc logique de fêter les 120 ans dignement. Le Salon indien du Grand café est reconstitué, grâce à un généreux mécène, ce qui plait visiblement beaucoup au public. On aime davantage deux clins d'oeil amusants : à l'entrée tout d'abord avec le make off de l'exposition, un film aussi drôle que celui d'un autre genre, à la fin, qui lui propose une nouvelle sortie d'usine, répondant à celle mythique projetée en début d'exposition, mais un rien plus people. A signaler une autre exposition sur le cinéma, mais au 104 cette fois, et qui met Gaumont à l'honneur.
mercredi 15 avril 2015
Naissance de l'intime au musée Marmottan
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Il est intéressant que les musées d'art conduisent des expositions à thème, sujettes à discours plus élaborés et plus conceptualisés qu'il n'est de coutume lors des expositions monographiques habituelles, dans les rétrospectives ou bien dans les approches par écoles, etc. C'est le cas du musée Marmottan qui propose une exposition sur la toilette, occasion de se pencher sur l'hygiène (un peu), et sur l'émergence de la notion d'intimité. La démarche est louable, elle demeure cependant timide. Ce sont encore les oeuvres (les chef d') qui sont mises en avant, davantage que les idées. On y fait ainsi de belles découvertes et l'on retiendra particulièrement ce magnifique tableau de Giacomo Favretto. Les thèses de Georges Vigarello, commissaire scientifique sont reprises et illustrées par des artistes de renom. Par ailleurs, le parcours est peu fait pour recevoir des hordes de visiteurs, et les effets d'une communication très présente dans Paris joue en défaveur de l'exposition car les conditions de visite sont de ce fait parfois peu agréables. Une exposition que l'on peut découvrir jusqu'au 5 juillet prochain.
samedi 11 avril 2015
Elles sont au boulot ! La Master Expographie Muséographie toujours sur le terrain
Ils et elles sont partis en stage début avril, et sont ainsi dispersés (snif !) dans toute la France et même de par le monde. De très beaux stages avec de très belles missions pour les masteriens, que ce soit en première ou seconde année. Citons par exemple :
En master 2 : le musée tapisserie d'Aubusson, le Musée Dobrée à Nantes, le Musée Léon Dierx à La Réunion, le MRAC Musée Royal de l’Afrique Centrale, Tervuren à Bruxelles, La Piscine à Roubaix, L’Association des conservateurs en Nord-Pas de Calais, le musée de Saint-Antoine l’Abbaye en Isère, le musée Dauphinois, la Cité des Sciences et de l'Industrie, le Musée national de l’histoire de l’Immigration, le musée de Cambrai, l'Agence Train d’enfer à Montréal, l'Imprimerie nationale, le musée Dauphinois...
Et deux contrats de professionnalisation à La Monnaie de Paris et à France Museum pour préparer le Louvre Abu Dhabi.
Et en master 1 : le réseau PROSCITEC, le musée d’art moderne à Beaubourg, le musée du Carnaval à Binche et le musée des Géants d’Ath en Belgique, le musée Dauphinois à Grenoble, l'agence Abaque à Paris, le Chine Times Museum de Guangzhou, le Palais de Tokyo, le musée Château de Flers, Le Parvis Scène nationale de Tarbes, La Fabrique des patrimoines en Normandie, La Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris-Musées Ville de Paris.
Le Master Expographie Muséographie de l'Université d'Artois poursuit ses projets et prépare les futures actions, nombreuses pour 2015-2016.
En master 2 : le musée tapisserie d'Aubusson, le Musée Dobrée à Nantes, le Musée Léon Dierx à La Réunion, le MRAC Musée Royal de l’Afrique Centrale, Tervuren à Bruxelles, La Piscine à Roubaix, L’Association des conservateurs en Nord-Pas de Calais, le musée de Saint-Antoine l’Abbaye en Isère, le musée Dauphinois, la Cité des Sciences et de l'Industrie, le Musée national de l’histoire de l’Immigration, le musée de Cambrai, l'Agence Train d’enfer à Montréal, l'Imprimerie nationale, le musée Dauphinois...
Et deux contrats de professionnalisation à La Monnaie de Paris et à France Museum pour préparer le Louvre Abu Dhabi.
Et en master 1 : le réseau PROSCITEC, le musée d’art moderne à Beaubourg, le musée du Carnaval à Binche et le musée des Géants d’Ath en Belgique, le musée Dauphinois à Grenoble, l'agence Abaque à Paris, le Chine Times Museum de Guangzhou, le Palais de Tokyo, le musée Château de Flers, Le Parvis Scène nationale de Tarbes, La Fabrique des patrimoines en Normandie, La Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris-Musées Ville de Paris.
mercredi 8 avril 2015
Imagine Japan
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Alors que le MEN, le musée d'ethnographie de Neuchâtel fait ses cartons pour laisser place à une rénovation des lieux, et ne renonce pas pour autant à dévoiler bientôt une prochaine exposition temporaire, vous avez encore quelques jours pour vous rendre au musée et voir l'exposition Imagine Japan. Une très belle exposition, accompagnée comme toujours de son catalogue et de son texpo pour la visite, et qui s'appuie sur une très belle collection de dessins, de gravures, d'estampes, documents collectés par un passionné du Japon, Aimé Humbert, qui en a tiré un bel ouvrage publié en 1870. Mais le musée ne saurait s'en arrêter là et cela lui donne un prétexte pour explorer les relations et représentations entre la Suisse et le Japon actuellement. Cette manière d'intégrer toujours le contemporain est remarquable et donne à voir autrement le patrimoine. Il est assez étonnant de constater combien le Japon est omniprésent dans la société occidentale et son influence sur nos imaginaires est remarquable. L'exposition invite agréablement à un périple riche de découvertes, toujours scénographiée avec beaucoup de soin.
mercredi 1 avril 2015
Après les massages, le naturisme au musée !
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Nous avons expérimenté les visites pieds nus au musée de La Piscine à Roubaix pour ressentir le contact avec les matériaux et développer ses sensations, se mettre ainsi en condition de réception maximale. On a entendu parler dernièrement des massages reçus au musée des beaux arts de Dijon, à proximité des tombeaux des ducs de Bourgogne, pour rejoindre par la relaxation les énergies les plus positives du musée, mais voilà qu'un musée d'Australie, la National Gallery de Canberra, va plus loin encore ! En proposant de visiter l'exposition James Thurrell tout nu, l'artiste invite ainsi le visiteur à abandonner toute barrière avec les oeuvres présentées. Il s'agit de boire la lumière de l'artiste par tout son corps ! Il est vrai que le musée Leopold de Vienne avait lui aussi proposé de visiter dans le plus simple appareil l'exposition sur le masculin l'année passée. Plus que jamais le musée est le lieu de toutes les expériences, et démontrent qu'il peut être ce lieu de surprises et de découvertes ludiques.
dimanche 29 mars 2015
Dans la maison de Jérôme Zonder
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Etrange exposition présentée à La Maison Rouge, avec les oeuvres de Jérôme Zonder qui peuvent désarçonner à première vue et qui finissent par convaincre. On appréciera les oeuvres, fortes et poignantes, souvent angoissantes, et même quelque-fois drôles dans leur caractère morbide. Obsédé par la violence et par les faits divers mêlés à la grande Histoire, le crayon du dessinateur prend aux tripes et atteint le spectateur. La scénographie sinueuse dans son parcours transforme l'espace habituel et plonge le visiteur dans l'univers de l'artiste. Celui-ci a lui-même conçu l'exposition de ses oeuvres qui débordent aisément sur les cimaises. L'immersion est totale et la mise en tension monte progressivement pour atteindre son paroxysme dans la dernière salle. Pour ses oeuvres, mais également pour sa scénographie, l'exposition est à visiter avant le 10 mai prochain.
jeudi 19 mars 2015
Tous photographes ! nous y sommes presque.
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Grâce à une photo envoyée sur les réseaux sociaux, prise par Fleur Pellerin lors d'une inauguration Bonnard Peindre l'Arcadie, à Orsay, Le Louvre pour tous a réagit et questionné sur d'éventuels privilèges. La ministre a rétorqué qu'elle ne faisait qu'appliquer la Charte du ministère. Par miracle, le musée d'Orsay a annoncé ensuite que la photographie serait désormais autorisée au musée. Le dernier bastion de récalcitrants tombe grâce notamment au travail conduit depuis des années par Orsaycommons, - par conséquent par un comité constitué de visiteurs -, relayé par des travaux de recherche, des journées d'étude, des séminaires, des publications... On le sait le tout a conduit à l'établissement de La Charte. Après la RMN, Beaubourg, la BNF, le MAHJ..., maintenant Orsay, toutes les institutions se mettent ainsi à l'heure des réseaux sociaux qui ne peuvent inviter d'un côté les visiteurs à être actifs et à communiquer tout en continuant de l'autre à interdire de photographier. Preuve que la mobilisation paye, il faudra maintenant poursuivre, par exemple en incitant les institutions au versement dans les banques de données libre de droit.
jeudi 12 mars 2015
Le bord des mondes... de l'art !
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Avec l'exposition Le Bord des mondes, le Palais de Tokyo s'intéresse à un phénomène patent des mondes de l'art : celui de son irradiation, voire de son explosion dans tous les secteurs de l'existence. Quand on entend que les footballeurs eux-mêmes sont des artistes, qui ne le seraient pas ? Toute production humaine est susceptible d'être artistique du moment qu'une mise en concept appropriée l'accompagne. Si l'art brut nous a habitué à ces réflexions, ce sont aussi évidemment les métiers d'art, mais aussi les inventeurs et bricoleurs, les collectionneurs, les sciences et même les comportements ethnographiques qui sont artialisés. Tout devient susceptible d'être transformé en matière à exposition pour les centres d'arts contemporains, comme le font régulièrement La Maison Rouge, La Fondation Cartier, etc. Cette exposition convie à cette réflexion, démontrant parfois de manière ironique que de semblables artefacts présentés ici ou là, par exemple dans un festival d'arts de la rue ou dans un centre d'art, ne répondent pas aux mêmes circuits et donc aux mêmes logiques économiques.
dimanche 8 mars 2015
Jeff Koons expliqué aux enfants
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ça leur plait ça aux enfants, je ne parle pas de la série Made in Haeven où Jeff Koons se met en scène avec la Cicciolina, mais de Popeye, Inflatables avec les jouets gonflables, ses séries de canards et autres sculptures florales. En général les enfants se caractérisent par leur mauvais goût, et c'est sans doute ce qui leur rend Jeff Koons si sympathique, il parle avec des images reproduites, mises en scène dans une absolue simplicité, celle des dessins animés et autre Disneyland. Que le Centre Pompidou y consacre une exposition est certes discutable, non seulement parce que Pinault, par ailleurs au Conseil d'Administration du Centre, y présente un certain nombre de ses pièces qui prennent ainsi de la valeur, comme le sociologue de la culture le sait bien, mais parce que ces produits de consommation artistique sont tout sauf innovants. Certes, Koons témoigne de son époque et de sa culture kitsch de supermarché, mais surtout elle informe ainsi le goût des générations à venir que l'on amène en promenade dans l'exposition. C'est cela qui est effrayant !
mardi 3 mars 2015
Le Musée Testut Latarjet : témoin du musée d'histoire de la médecine
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Un musée en danger de disparition : le musée Testut Latarjet de la faculté de médecine de Lyon, un musée pourtant extraordinaire pour l'histoire de la muséologie, tant il est représentatif de ces musées pédagogiques, et qui demeure dans son jus, avec un charme extraordinaire pour ceux qui s'intéressent à l'histoire des musées et des relations troubles entre science, exposition et mise en spectacle. Le musée est censé déménager, mais ce sera bien difficile de lui conserver son charme, car ce qui compte, c'est la mise en exposition faite de strates impossibles à préserver dans un déménagement. Une malédiction semble ainsi frapper les musées de la médecine en France en général. Après la mise en caisse du musée de l'Hotel Dieu, Lyon semble pourtant toute désignée pour accueillir un véritable musée de ce genre, tant la ville est marquée par la médecine et la pharmacie. Cependant même Montpellier a renoncé à sa Cité du corps humain, et demeurent les collections du musée Orfila à l'université de Montpellier qui nous l'espérons sont mieux traitées. En attendant, il faut se précipiter à Lyon pour voir ce musée qui est menacé de disparaitre à l'automne prochain, sauf si l'Université Claude Bernard prend conscience de l'intérêt et du charme, moins de ce patrimoine que de son mode de présentation, témoin et dernier survivant d'une époque.
vendredi 27 février 2015
Les barbares de Dieu
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Danielle Sallenave faisait remarquer que la culture ne s'oppose pas à la nature, mais à la barbarie. Nous en avons des exemples chaque jour avec le fascisme islamique. Massacres d'innocents, esclavage des femmes et des enfants, mise à sac des lieux de culture, rien n'arrête l'obscurantisme ignare des fous de Dieux. On prétend qu'il faudrait plus d'éducation à la religion, et que l'Islam est une religion d'amour : foutaise ! Toutes les religions sont semblablement dangereuses si on ne les canalise pas et si on n'y oppose pas des remparts. Toutes sont capables de pareilles excès. Ici au musée de Mossoul.
A voir cette vidéo de propagande, car ils en sont fiers.
Les djihadistes de l'EI détruisent des... par 6MEDIAS
mardi 24 février 2015
Menace sur le musée Maillol
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Une brève de Libération nous apprend que le Musée Maillol est en danger et menacé de fermeture. Officiellement fermé pour travaux, la Fondation qui le gère connaitrait quelques difficultés. Ce musée qui entrait dans sa vingtième année serait menacé de disparition. La prochaine exposition temporaire sur le baiser dans l'art est repoussée. Si le lieu a présenté des expositions inégales, nous avons pu néanmoins apprécier par le passé quelques belles expositions, telle que Vanité, ou encore Artémisia Gentileschi. C'est toujours triste de voir une offre se réduire, espérons que cette mauvaise nouvelle sera bientôt contredite. Les lieux privés proposant de belles expositions se sont multipliés ces dernières années, il serait dommage que l'on connaisse désormais un retour en arrière.
jeudi 19 février 2015
Les Contes de la Cour
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Entendu hier aux informations : la Cour des comptes épingle le MUCEM et lui reproche une mauvaise gestion des travaux, critique son projet scientifique et ses expositions. Acceptons le premier point, dénoncer le marché en PPP pour construire et gérer le Centre de Conservation et de Ressources est plus que justifié, mais depuis quand les magistrats de la Cour des comptes sont-ils compétents pour juger le projet scientifique d'une institution culturelle ? En quoi peuvent-ils évaluer que le MUCEM fait doublon avec le Quai Branly ? On croyait que cela exigeait de vraies compétences dans le domaine. La Cour des comptes consulte t-elle des personnes qualifiées ? Ces gens là sont-ils des Dieux, omniscients dans leur toute puissance ? Déjà, il y a quelques années, la Cour reprochait à la Cité des Sciences de ne pas produire suffisamment d'expositions grand public, bref des blockbusters. Ce qui devrait provoquer un tollé du milieu culturel passe inaperçu. Au nom de quoi leur vision de la culture est-elle meilleure qu'une autre, sans aucune concertation ni discussion ? Ainsi s'impose l'idéologie de ce que doit être la culture, par des visions d'abord de gestionnaires, auxquels on laisse occuper une position d'autorité.
mercredi 18 février 2015
Que sont les ouvriers devenus ?
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On croirait presque, à les entendre, que dans la France désindustrialisée, il n'y a plus de classe ouvrière, et que cette catégorie absente des musées est aussi absente de la vie quotidienne. Ce n'est pas par hasard qu'on tend à le faire croire, cela participe d'une stratégie d'invisibilité et de dissolution des rapports de force. Pourtant, ils sont encore officiellement 20% selon les statistiques de l'INSEE, c'est-à-dire un cinquième de la population active. Ou sont les expositions qui traitent de l'histoire et surtout de la vie des classes laborieuses ? Qui relate leur point de vue ? Mieux qui leur propose de prendre la parole ?
En posant la question Le Rize, Centre mémoire et société, de Villeurbanne, fait acte de courage avec une exposition accessible, sympathique et fort intéressante sur le fond. Et ils sont où les ouvriers ? Est-ce que la classe ouvrière a été dissoute ? Est-ce que le mot est devenu tabou ? Est-ce que les employés les ont remplacés ? Devient-on ouvrier par défaut ? En suivant ces axes, l'exposition invite à rencontrer des hommes et des femmes via leurs témoignages, mais aussi à d'astucieuses manips pour rendre compréhensible certaines notions sociologiques. Le visiteur pourra se confectionner un petit journal fort documenté. Voilà une exposition qui prouve, s'il était besoin, que l'on peut encore faire des expositions utiles, posant de vraies questions, avec peu de moyens financiers.
En posant la question Le Rize, Centre mémoire et société, de Villeurbanne, fait acte de courage avec une exposition accessible, sympathique et fort intéressante sur le fond. Et ils sont où les ouvriers ? Est-ce que la classe ouvrière a été dissoute ? Est-ce que le mot est devenu tabou ? Est-ce que les employés les ont remplacés ? Devient-on ouvrier par défaut ? En suivant ces axes, l'exposition invite à rencontrer des hommes et des femmes via leurs témoignages, mais aussi à d'astucieuses manips pour rendre compréhensible certaines notions sociologiques. Le visiteur pourra se confectionner un petit journal fort documenté. Voilà une exposition qui prouve, s'il était besoin, que l'on peut encore faire des expositions utiles, posant de vraies questions, avec peu de moyens financiers.
mercredi 4 février 2015
Qu'apporte la scénographie ?
Conférence débat au SIM-SITEM , jeudi 5 février 10h-12h
Indéniablement depuis trente ans, la scénographie d’exposition s’est imposée comme un mode incontournable d’expression des expositions, aussi des choix et des orientations se font jour comme autant de positionnements. Les enjeux sont certes différents dans le domaine des arts, des sciences, de l’ethnographie ou de l’art contemporain, mais des questions transversales se posent.
Le SimeSitem invite de grands professionnels, coutumiers de la diversité des œuvres et des scénographies, à apporter leur éclairage en toute liberté. Nous écouterons Arnaud Sompeirac, Scénographe et représentant de l'association des scénographes, Blandine Chavanne, directrice du musée des Beaux-Arts de Nantes, Adeline Rispal, architecte scénographe, Pascal Payeur, scénographe, Marc-Olivier Gonseth, directeur du musée d’ethnographie de Neuchâtel. Pour sa part, Bernard Edelman, juriste spécialiste du droit d’auteur, insistera sur la scénographie comme œuvre authentique et sur les droits afférents.
Serge Chaumier, responsable du Master Expographie Muséographie, sera le modérateur des interventions.
Le SimeSitem invite de grands professionnels, coutumiers de la diversité des œuvres et des scénographies, à apporter leur éclairage en toute liberté. Nous écouterons Arnaud Sompeirac, Scénographe et représentant de l'association des scénographes, Blandine Chavanne, directrice du musée des Beaux-Arts de Nantes, Adeline Rispal, architecte scénographe, Pascal Payeur, scénographe, Marc-Olivier Gonseth, directeur du musée d’ethnographie de Neuchâtel. Pour sa part, Bernard Edelman, juriste spécialiste du droit d’auteur, insistera sur la scénographie comme œuvre authentique et sur les droits afférents.
Serge Chaumier, responsable du Master Expographie Muséographie, sera le modérateur des interventions.
dimanche 1 février 2015
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A la découverte du cinéma d'animation québécois dans une magnifique et très riche exposition au musées de la civilisation à Québec. Hommage au pionnier du cinéma d'animation, la typologie convie du plus drôle au plus émouvant, du plus déjanté au plus sérieux. Rien n'échappe à l'univers de créateurs très inspirés. Cinq univers structurent le parcours du visiteur : le récit social, le musical, l'expérimental, l'humour et l'imaginaire. L'exposition recourt bien évidemment à forces projections, avec presque de 250 extraits de films, mais aussi à des mises en situation, des ateliers d'animation au coeur de l'exposition et à un studio très judicieux pour expérimenter soi-même quelques effets du genre. Petits et grands prennent plaisir à composer et jouer seul ou à plusieurs. Ici le visiteur est impliqué pour comprendre derrière d'apparentes simplicités les constructions savantes. Des objets de collections sont présentés, mais ce sont surtout les succulents bidouillages des ingénieux compositeurs d'images qui fascinent. A voir jusqu'à fin aout.
mardi 27 janvier 2015
On a enfin trouvé le parfait médiateur !
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spectacle vivant
lundi 19 janvier 2015
Le travail. En Corps, Encore. Une exposition en deux actes
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Cela fait toujours plaisir lorsqu'un projet tuteuré du Master Expographie Muséographie arrive au vernissage, car il est plaisant de voir un projet se concrétiser, et on aime à saluer le travail effectué. Mais c'est surtout un immense plaisir lorsque le résultat est enthousiasmant et c'est le cas pour cette exposition en deux parties présentées au Tandem, c'est-à-dire à l'Hippodrome de Douai et au théâtre municipal d'Arras. Il s'agit d'accompagner une programmation de spectacles portant sur le thème du travail, avec des regards et des interprétations réalisés par des artistes. De jeunes créateurs et d'autres plus confirmés se sont prêtés au jeu d'appréhender le corps au travail. Plus d'une quinzaine de regards sur les postures et les gestuelles. La manière de présenter les oeuvres réalisées dans des lieux complexes et parfois ingrats, et de les mettre en valeur est à saluer. Le groupe a aussi inventé un concept : le Finissage, qui aura lieu le 21 février à Arras !
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