lundi 22 mars 2010
Monde injuste
mercredi 17 mars 2010
Former nos petits architectes
dimanche 14 mars 2010
Qui inventera un musée d’ethnologie politiquement incorrect ?
C’est assez fatiguant tous ces musées d’ethnologie qui exaltent le temps passé. Comme si celui-ci était regrettable. Ces expositions entendent nous faire venir la larme à l’oeil. Bien sûr ils s’en défendent et prétendent oeuvrer pour la science et la mémoire. Mais qui osera faire un jour des expositions pour rappeler toutes les souffrances infligées, tous les rituels ridicules, toutes les injustices et les inégalités qu’endurèrent spécialement les femmes, les enfants ou encore les bêtes au nom des fameuses traditions ? Qui rappellera l’absolue bêtise proférée par monsieur le curé, l’aveugle croyance et les effets négatifs de toutes les superstitions ? Qui montrera l’affranchissement et l’émancipation que représentèrent l’éducation et la modernité ? L’abandon de tous ces outils, exposés avec gourmandises dans les présentations, fût souvent une formidable conquête de la liberté. Voilà les musées d’ethnologie qu’il nous faut, et qu’on arrête de nous montrer des collections empreintes de tout un discours nostalgique envers un temps qui n’est plus. Ce sont ces remarques qui me vinrent en visitant le musée du paysan roumain, temple d’une mémoire célébrant le temps passé. On y adore la beauté de la croix ! (voir cette photo d'un cartel...). L’identité nationale s’est forgée ici, à Bucarest, par ce musée fortement idéologique et dévolue à affermir le sentiment collectif. Le parti paysan y puisa sans doute ses forces et puis le parti communiste en fit son instrument de propagande. Il a connu depuis cent ans des phases passionnantes d’instrumentalisation comme beaucoup de semblables musées d’ethnologie. Il doit être rénové, ce serait merveilleux s’il pouvait enfin mettre en oeuvre une approche iconoclaste.
vendredi 12 mars 2010
A voir à Mons, en attendant 2015
Si Mons fête son élection puisqu'elle se prépare à être capitale culturelle européenne en 2015, elle a déjà de beaux atouts. Ville au dynamisme culturel impressionnant au regard de sa taille, elle dispose non seulement d'une scène nationale active avec le Manège qui fonctionne en binôme avec celle de Maubeuge, d'une maison folie depuis 2004, et de nombreux équipements pour les expositions. Lieu de culture scientifique avec le PASS à Frameries et haut lieu de l'art contemporain avec Le Grand Hornu, c'est l'exposition du BAM, Musée des Beaux-arts de Mons que nous voulons signaler ici. "Collections montoises des XVè et XVIe siècles. Sous bénéfice d'inventaire 1", voilà un titre pour le moins curieux. A partir d'une peinture énigmatique et anonyme La Mort, seule certitude, Michel De Reymaeker, le conservateur, développe une analyse et une réflexion sur la mort des plus audacieuses. Les oeuvres anciennes et contemporaines dialoguent et interrogent notre regard sur les périodes et les transversalités. Pauline Picry, la scénographe, a intelligemment pensé l'espace selon la métaphore contenu dans le tableau, avec des zones thématiques de l'exposition structurées selon la composition du tableau. Le principe simple en soi est ingénieux et aboutit à une exposition conceptuelle où l'on sent la pensée incarnée dans l'espace, chose si rare dans les musées pour ne pas le signaler.
mercredi 10 mars 2010
Au pays des merveilles de Juliette
Scarpa a fait Vérone. Du moins il a rénové et proposé un musée dans le château de Vérone, le Castelvecchio des Scaligieri, qui demeure cinquante ans après d’une belle modernité. C’est assez rare pour ne pas le mentionner, le musée d’art et d’histoire de Vérone pensé et aménagé par Scarpa reste une belle référence architecturale, toujours agréable et convaincante. Certes le travail muséographique a davantage vieilli, notamment l’éclairage y est problématique. On peut ainsi constater combien ce qui pouvait passer dans les années 50/60 est devenu prioritaire. Les lustres imaginés par l’architecte, fut-il des plus célèbres, ne suffisent pas à emporter l’adhésion et surtout s’avèrent très inefficaces. En revanche, les cimaises n’ont pas pris une ride, et peuvent toujours faire école. Un musée à ne manquer sous aucun prétexte. Evidemment, on visitera le musée aussi pour ses très belles collections, mais cela mérite t-il mention ?
lundi 8 mars 2010
Du patrimoine au matrimoine
Si les promotions de l’Institut National du Patrimoine compte environ un quart d’hommes dans ses effectifs, si on en juge par les promotions 2009 et 2010, le déséquilibre est plus flagrant encore pour ce qui concerne les formations universitaires appelées à former souvent les adjoints, les attachés et assistants de conservations. Il serait plus exact de féminiser les noms automatiquement car ce sont le plus souvent des femmes. La promotion dijonnaise cette année est ainsi exclusivement féminine, et ce n’est pas unique. Pour intervenir dans d’autres formations, j'ai le loisir de constater que ce secteur des musées (à l'image de celui des bibliothèques) est de plus en plus féminin. Certains estiment que cette féminisation accrue aura des effets à long terme. Si la baisse des salaires est manifeste depuis quelques années, il ne faut pas tomber pour autant dans un essentialisme qui envisagerait automatiquement des effets. Cependant en cette Journée internationale du droits des femmes (et non "Journée de la Femme" comme nous l'entendons sans cesse dans les médias...), nous pouvons nous interroger sur les significations de cette féminisation. Les hommes seraient-ils devenus insensibles au patrimoine ? Alors pourquoi ne pas changer de terme, parlons désormais de « matrimoine », peut-être cela donnera-t-il l’occasion de remettre à plat ses notions et de les penser autrement ? !! D'inventer d'autres repères... Chiche ?
samedi 6 mars 2010
Développement soutenable et muséologie
Développement durable ou soutenable ? Cette question en ouverture du colloque tenu à l'IUP Denis Diderot les 4 et 5 mars, s'est poursuivie en interrogeant les fondamentaux du développement durable et en ajoutant aux trois piliers consacrés dans les textes classiques, ceux de l'économie, du social et de l'environnement, un quatrième, celui de la culture. Des intervenants de grandes comme de petites institutions muséales, nationales ou locales, dijonnaises ou parisiennes et même québecoises, se sont relayés pour donner des multiples exemples des actions conduites ou à conduire tant dans le domaine de la conservation, de la gestion des collections ou des établissements, de l'écodesign, des rénovations architecturales, que de la sensibilisation des publics et des actions conduites dans le domaine de la médiation. En attendant une publication sur le sujet, que nous préparerons dans les prochains mois, avec Aude Porcedda avec qui nous avons eu le plaisir de conduire ce colloque international, il est possible de regarder le petit reportage de France 3, sur le lien de la chaîne !
jeudi 4 mars 2010
Toujours RAS à Tokyo
Etrange phénomène, cette nouvelle exposition, Pergola, tout comme la précédente peut se dérouler dans une profonde indifférence qui nous appelle une fois encore à sa rencontre. On se presse au Palais de Tokyo pour rien, juste parce qu’il n’y a rien qui le justifie. Parce que plus rien nous interpelle, et que c’est justement cela le non-événement. Nous avons connu une période où l'événementiel régnait en maître, voici venu le temps où c’est l’absence de toute chose qui nous convoque. Les plus anciens se souviendront que Malraux désignait la culture comme ce qui nous permettait de puiser des éléments de signification alors que l’on se regardait dans la glace et que l’on y contemplait son visage de mort. C’était valable pour la culture classique. Ensuite fût le temps où le reflet lui-même nous interrogeait, la mort nous passait à la question et l’on trouvait dans ce supplice de délicieuses promesses de no futur. Voici le temps où plus rien ne se passe, la glace est vide, notre reflet muet, nous n’avons plus de question et aucune réponse ne retient de toute façon notre attention. Tout cela ne nous divertit même pas, c’est juste Rien. Règne le calme des zombis que nous incarnons, en visiteurs satisfaits de constater une nouvelle fois l’inanité de toute ce déballage. Marc-Olivier Wehler a réussi le tour de force de conduire le Palais de Tokyo a son extrême limite de non lieu où l’art présente l’intérêt d’incarner le total désintérêt. On y vient quand même, parce qu’il faut bien être quelque-part.
lundi 1 mars 2010
Les mille et uns costumes des Bigoudénes
Adeptes de bigoteries et de costumes traditionnels, il était naturel que Bretons et Roumains se rencontrent et s’attirent mutuellement. On ne sait pas si beaucoup de bretons partirent un jour en pèlerinage en Transylvanie, mais les peintres roumains firent comme d’autres, au début du siècle dernier, leur voyage en Bretagne. Ils y peignirent de belles choses, des femmes aux costumes traditionnels surtout, des prières et des chapelles, et puis aussi des marins, la mer et quelques scènes de genre. Le musée départemental breton de Quimper et le musée national d’art de Roumanie se sont donc associés pour proposer une exposition fort belle que l’on peut découvrir en ce moment au Palais des arts de Bucarest. Il est malheureux que la Roumanie soit toujours en prise avec la croyance et la proie de religieux dignes héritiers des temps obscurs, espérons que cette influence bretonne l’aide à s’en sortir pour remiser enfin toutes les bondieuseries définitivement au musée. Ne désespérons pas, après tout la Bretagne a finit par devenir elle aussi moderne.
samedi 27 février 2010
Rock au musée
Drôle d’ambiance au musée du jouet de Colmar pour des concerts atypiques ! Les poupées n’en reviennent toujours pas de voir déambuler les spectateurs le verre de bière à la main dans cet ancien cinéma porno reconverti en drôle de musée il y a maintenant une vingtaine d’années ! C’est pour faire vivre le lieu avec d’autres usagers et donner un coup de jeune à l’institution que les musiques actuelles ont investi la place de manière fort sympathique, il faut bien le dire. Dans une ambiance bon enfant, il s’agit de proposer des rencontres un peu décalées. C’était réussi pour ce concert de Jookabox dimanche dernier.
dimanche 14 février 2010
Musée à vendre ?
Inaliénabilité, sous ce mot imprononçable se cache un débat politique et grave. Serpent de mer de la muséologie, il revient en surface régulièrement, avec toujours plus de forces dès lors qu'une idéologie libérale revêt le manteau des fausses évidences. On l'a vu dernièrement avec le rapport Jouyet et fort heureusement repoussé par le rapport Rigaud. Les arguments ont beau être démontés les uns après les autres, il y a toujours des tentatives pour revenir à la charge. Les réserves des musées seraient pléthoriques, inutiles, et il conviendrait de gérer les actifs, de porter la logique des flux tendus dans le domaine patrimonial. Faut que ça serve !
samedi 13 février 2010
Diversité de la muséographie belge
Une semaine d'aventures muséographiques dans le Hainault Belge avec les étudiantes de muséologie de Dijon et de Liège pour cette semaine d'étude conjointe. Visites et rencontres de professionnels durant une semaine. Le Pass à Frameries, le Musée de la photographie à Charleroi, Le Bois du Cazier, le Musée Royal de Mariemont, le Centre de la gravure à La Louvières, Le MACS au Grand Hornu, le BAM, musée des beaux arts de Mons, le Mundaneum et l'exposition du Manège sur les transports de l'Après pétrole, le musée du masque et du carnaval de Binche, puis pour finir le musée Hergé à Louvain la neuve. Semaine bien remplie alors que Mons célèbre sa nomination comme Capitale Culturelle 2015. Pays attachant, rencontres multiples et complémentaires, une belle aventure. Une nécessaire découverte des réalités muséologiques sur le terrain et de belles synergies.
samedi 6 février 2010
Faut que ça saigne
Le monde feutré des musées, où sévissent des conservateurs le plus souvent très bien élevés (pas comme ces saltimbanques du spectacle vivant !!), n'est pas habitué des polémiques, des invectives, des prises à parti, encore moins des insultes. Dans cet ouvrage, l'auteur, Paul Werner, n'y va pas de main morte. Son expérience au Guggenheim de New-York semble l'avoir rendu cynique et adepte du vitriol. Mais tout le monde en prend pour son grade, le Metropolitan Museum comme les grands musées qui n'hésitent pas à se lancer dans l'exportation de leur marque à l'autre bout de la terre... Si le propos lapidaire est parfois un peu gratuit, il n'empêche que l'on s'amuse beaucoup à lire ces lignes et que le fond n'est sans doute pas à balayer d'un revers de main. La globalisation de la culture, pour reprendre le sous-titre, concerne aussi les musées. C'est salutaire de le rappeler. Si le livre n'a pas la portée théorique du Malaise dans les musées de Jean Clair, il complète sous un autre ton la critique.
mardi 2 février 2010
Musées et développement durable
Une fois n’est pas coutume : faisons l’annonce du colloque international que nous co-organisons avec Aude Porcedda, chargée de mission au musée de la Civilisation de Québec les 4 et 5 mars prochains : «Musées et Développement durable». De nombreux partenaires se sont investis sur l’opération : SMQ, Société des Musées Québecois, OCIM, Biosphère de Montréal, Zoo de Granby, EANA Terre des possibles, Muséum d’Histoire Naturelle de Dijon, Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris... et beaucoup d’autres institutions seront représentées lors de ces journées : la Cité des Sciences et de l’Industrie, la Cité de l’architecture et du patrimoine, la Bibliothèque National de France, les Muséums nature de Montréal, le Musée de la Civilisation, le Musée des Confluences, le Palais de la Découverte, le Musée des Beaux-arts de Dijon, le Musée de plein air des Maisons Comtoises, le Musée de l’Ile d’Oléron, la direction des parcs et jardins du Conseil Général des Hauts de Seine, l’Espace naturel de Lille Métropole, ainsi que l’agence Altermuséo, des chercheurs, des consultants... Nous aborderons principalement trois thèmes : les actions de sensibilisation et les expositions sur le développement durable ; l’écodesign et la rénovation architecturale intégrant ces principes ; enfin la gestion des établissements. Les journées seront l’occasion de présenter des actions, des programmes internationaux de partenariat, et de réfléchir aussi sur les notions, avec en amont des communications sur la notion même de développement durable et une introduction par l’agence Alterre Bourgogne.
Pour les renseignements et inscriptions, voir ici :
http://web.me.com/cserge1/Séminaires_Denis_Diderot/Podcast/Podcast.html
lundi 1 février 2010
Jouer à soigner la planète: Clim Way
Les centres de sciences et de culture scientifique sont souvent très performant sur les médiations et les techniques de sensibilisation des publics, c'est ce que prouve une fois encore Cap Sciences à Bordeaux qui propose parmi ses expositions virtuelles un jeu en ligne sur le développement durable : Clim Way. Présent à Copenhague, Cap Science se distingue et est remarqué particulièrement pour cet outil de sensibilisation qui apporte des informations scientifiques de manière simple et ludique. Le jeu très performant est accompagné aussi de vidéos thématiques qui constituent des précieuses ressources. Une forme de médiation judicieuse et originale. A découvrir sur le site.
samedi 23 janvier 2010
Musées du monde sur IPhone
et même des chasses au trésor pour votre iPhone. Vous trouverez des visites guidées vidéo et audio, le plan des musées et même le détail des collections. Visitez le site web de votre musée favori ou découvrez-en d'autres, comme ceux du musée du Louvre et du Portland Art Museum. |
vendredi 22 janvier 2010
De la gratuité dans les musées
Séminaire sur les politiques tarifaires organisé par et avec nos collègues de l’Université de Franche-Comté, dans le cadre du PRES, ce mariage qui unit désormais les universités appelées à se rapprocher, voire à fusionner. Nous développons dans ce cadre des séminaires communs pour les étudiants des formations des deux universités. Premier séminaire à Dôle, ville où l’université sévissait au moyen-âge, avant que Besançon et Dijon ne s’imposent. Réflexions autour des questions de gratuité dans les musées, et plus généralement de politiques tarifaires, avec Jacqueline Eidelmann, Claude Fourteau, Dominique Bourgeon-Renault, François Mairesse, Jean-Michel Tobelem... les étudiants et des professionnels des musées. Enquêtes, approches théoriques, débats et controverses... Journée stimulante qui en appelle d’autres.
Pour le programme, voir le site de l’UFC : http://www.publicsdelaculture.com/index.html
Pour les séminaires, voir : http://web.me.com/cserge1/Séminaires_Denis_Diderot/Podcast/Podcast.html ( à coller dans votre navigateur)
lundi 18 janvier 2010
Retour au MacVal
Retour au MacVal, Musée d'art contemporain du Val de Marne, pour le volet Après de l'exposition Christian Boltanski. Si le concept est intéressant, l'expérience que le visiteur est censé ressentir nous a laissé un peu froid. C'est d'autant plus frustrant que les oeuvres de l'artiste nous ont souvent touchées. Les installations vues notamment au Grand Hornu, au Luxembourg, nous avaient bouleversées. Peu importe, c'était aussi l'occasion de visiter la présentation 3 du MacVal et de constater une fois encore la qualité et la pertinence de ce lieu. Si la visite la veille au Palais de Tokyo avait été une agréable sortie pour discuter entre amis au gré d'une ballade dans des salles dans lesquelles des artistes avaient parait-il sévis, la discussion permettait de ne pas trop s'interroger sur la vacuité de tous ces artistes sans art... Le MacVal permet en revanche de renouer avec un art contemporain un peu moins affligeant, et de croire que ce milieu puisse même avoir une certaine éthique.
mardi 12 janvier 2010
Parce Queue
Voyage annuel à Neuchâtel avec les étudiants de muséologie patrimoine. Au menu des réjouissances, l’exposition du muséum d’histoire naturelle, Parce Queue. Belle exposition anthropologique, transversale sur un sujet bizarre et incongru, qui se révèle après visite aussi sérieux et passionnant qu’on le croyait d’abord futile. Voilà comment surprendre le visiteur, l’instruire, le faire rire, car l’humour est, comme toujours au muséum de Neuchâtel, très présent. On fait la queue évidemment pour entrer dans l’exposition et un clin d’oeil en fin d’exposition nous rappelle que l’inauguration s’est faite à la queue leu leu ! Intelligente approche qui de la queue de poisson aux imaginaires de sirène et aux variantes mythologiques, de l’usage à l’inutilité de la queue des mammifères en passant par les fantasmes masculins ne laisse aucun sujet de côté. Mais ne gâchons aucune surprise, encore une belle démonstration du savoir faire en matière d’exposition à partir d’un scénario tenu, d’une scénographie inventive et d’une démarche audacieuse. Jusqu’où iront-ils ? On brûle de savoir quels thèmes, le muséum nous réserve à l’avenir !
dimanche 3 janvier 2010
Irrésistible art contemporain
Les Français s’y pressent tout particulièrement, on ne sait pourquoi ! Sans doute un peu inquiet d’avoir vu s’éloigner une collection dont on dit qu’elle est importante. Mais d’île en île, elle a échoué dans un des lieux les plus fréquentés de la planète. En réalité, cela n’a guère plus, guère moins d’intérêt que ce l’on voit habituellement dans les musées d’art contemporain de France et de Navarre. Les artistes y sont les mêmes, les oeuvres tout aussi souvent indigentes. Bien sûr il y a quelques propositions fortes, de bonnes idées, dans un flot de choses plus désoeuvrantes les unes que les autres. Mais on ne le dira pas, ce serait très mal vu de critiquer la quintessence artistique contemporaine. Donc François Pinault a choisi de présenter sa collection, à Venise, dans deux lieux stratégiques de la ville, Le Palazzo Grassi et Punta Della Dogana. De très beaux lieux, bien rénovés, héritage d’un passé glorieux, dans une ville en perdition. Des lieux pour lesquels de nombreux sponsors ont été mis à contribution et qui ne se visitent pas pour autant gratuitement, cela semble même un bisness d’un bon rapport, à 20 euros l’entrée, et 17 euros tarif réduit ! Car on ne passe pas à Venise sans céder à la tentation, évidemment !
vendredi 1 janvier 2010
A mourir pour mourir !
S’enfonçant chaque jour davantage dans les eaux d’une lagune polluée et contaminée par les industries avoisinantes, Venise est superbe. Evidemment superbe, comme tous ces bijoux que l’on conserve précieusement dans nos vitrines de musées, témoignant d’un passé qui n’est plus. Ville musée, Venise est avec Las Vegas sans doute les deux parcs d’attractions formidables de notre planète, l’une patrimoniale, mise à mort par un tourisme béatifié par l’UNESCO, l’autre enfer du jeu qui étourdit de son électricité les esprits simples. Ville Lumière, elle était le symbole d’un humanisme éclairé et de la prouesse du génie humain, dont ses gloires passées témoignent, peintres, musiciens, architectes, décorateurs d’opéra... Venise rend compte du déclin de notre civilisation, enfermée dans un mouroir festif. Carnaval, parades des gondoles, réjouissantes escapades touristiques pour amoureux insouciants... Régis Debray l'accusait jadis d'être trop policée pour être honnête, son image parfaite est pourtant écornée. Venise condamnée par le réchauffement climatique est aussi en proie au trompe-l’oeil qui la menace. Devenue une sorte de lieu de pèlerinage pour touristes, elle fait semblant de vivre, alors que tout y est devenu factice. La plupart des habitants ont fuis, et ne demeurent que ceux qui travaillent pour l’industrie du tourisme. La vie se singe elle-même pour que les badauds puissent s’immortaliser sur des clichés que l’on efface aussi vite qu’on les prend. Elle est un formidable lieu de réflexion sur les excès de la patrimonialisation.
jeudi 24 décembre 2009
Evaluation ?
Dernier numéro de La Lettre de l'OCIM, consacré à l'évaluation : au sommaire : • L’observation du Patrimoine et de la Culture Scientifiques et Techniques : un défi collectif et un nouveau chantier pour l’OCIM, Louis-Jean Gachet • Évaluation muséale : Hermès ou les contraintes de la richesse , Joëlle Le Marec et Serge Chaumier • Genèse de l’Observatoire du Patrimoine et de la Culture Scientifiques et Techniques , Florence Belaën • Entretien avec René Rizzardo • Une culture scientifique et technique au service d’une co-construction des savoirs , Jean-Pierre Cordier, Séverine Dessajan et Jacqueline Eidelman • Témoignages de pratiques d’évaluation et entretiens avec des professionnels de l’évaluation
mercredi 16 décembre 2009
De Gaule nous poursuit !
Après l’Historial aux Invalides, lieu à découvrir pour sa scénographie originale, le Mémorial à Colombey-les-Deux-Eglises ne démérite pas, loin s’en faut. Le discours est assez similaire de part et d’autre, évidemment hagiographique et consensuel, on ne peut s’attendre à autre chose. Ce qui importe là, c’est la manière dont les choses sont abordées. Si l’exposition de Colombey est forte sur sa seconde partie, elle est plus molle sur le départ, notamment avec le passage obligé par l’enfance du grand Chef et son attachement à une terre nourricière. Nourriture de l’esprit et lieu de retrouvailles avec soi-même et les siens, car les origines familiales n’y sont pas du tout implantées. Peu importe, c’est un bel exemple de centre d’interprétation, avec son recours à différents registres pour entretenir d’une époque et de l’histoire d’une vie, qui concerne et implique le pays tout entier. La muséographie et la scénographie y sont mieux abouties que dans l’exemple parisien. Dans les deux cas de figure les moyens n'ont pas du manquer...
dimanche 6 décembre 2009
Le cas Alan Fleischer
Ce créateur doit entretenir des ateliers clandestins d’artistes, outre son école du Fresnoy où s’exerce les jeunes talents européens. Ce n’est pas humainement possible toute cette production artistique, en littérature, en arts plastiques, en audiovisuel..., ajoutés au montage de projets, de commissaires d’expositions, en plus de ses fonctions de directeur d’une école pour artistes. Cela est diabolique ! L’exposition Choses lues, choses vues, présentée à la BNF rue Richelieu, si elle reprend en partie le principe de Sophie Calle (exposition présentée dans le même lieu), celle de Fleischer soufre de paradoxes, comme le fait de parier sur l’audiovisuel pour inviter à la lecture qui nécessite recueillement et temps long, mais elle est malgré tout réussie. Une belle prouesse qui fait alterner les extraits lus par des comédiens que l’on écoute individuellement et des séquences collectives qui explore le thème de la lecture. Des interprétations multiples. Jusqu'au 31 janvier 2010.
jeudi 19 novembre 2009
Helvetia Park
A son habitude le Musée d’Ethnographie de Neuchâtel mets les pieds dans le plat, mais pas là où on l’attend. En s’attaquant au débat sur l’identité nationale, version helvétique, il ne se demande pas s’il faut où non élever des minarets sur les montagnes pour permettre aux croyants de se rapprocher des cieux, ni d’épiloguer sur la façon d’être Suisse dans un univers mondialisé. C’est la notion de culture elle-même qui est passée au crible, dans une fête foraine iconoclaste et joyeuse. Télescopant culture légitime et populaire, interrogeant les usages sociaux, mais aussi économiques, l’exposition désarçonne et prend le visiteur à contre-pied. Et si l’on s’amusait de toutes ces questions sérieuses ? Et si ces questions n’étaient pas aussi graves qu’on le prétend ? Le visiteur se grattera la tête en sortant, l’exercice est trop déroutant pour nos besoins de catalogages. Le pied de nez, à ce sujet, envers les experts en conseils et marketing culturels transformés en fin d’exposition en Madame Irma, est à ce sujet des plus savoureux. Il est vrai que l’on peut dans certains secteurs, et notamment celui des musées et du patrimoine, parler du syndrome de l’étudionnite comme on parle ailleurs de réunionnite ! A visiter d’urgence jusqu’au 16 mai 2010.
samedi 14 novembre 2009
Exposer des idées. Du musée au Centre d'interprétation
Qu’est-ce qui définit un centre d’interprétation ? Les différents auteurs qui ont participé à cet ouvrage apportent chacun à leur manière des éléments de compréhension. Les limites si difficiles à saisir d’avec le musée, mais aussi avec le parc d’attraction y sont explorées, les fondamentaux du Centre d’interprétation énoncés, et des exemples notamment des CIAP, centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine y sont développés. D’autres auteurs développent des comparaisons internationales. Faisant suite au séminaire organisé à l’IUP Denis Diderot avec ses partenaires, notamment l’OCIM et l’Université d’Avignon en décembre 2007, cette publication vient compléter La Lettre de l’OCIM parue l’an passé sur le même sujet. Les contributions plus denses et plus étoffées du point de vie théorique viennent combler une lacune dans la littérature muséologique puisque bien peu de documents en langue française existaient jusque-là sur le sujet. Une bibliographie permettra au lecteur curieux de poursuivre l’exploration.
Exposer des idées. Du musée au Centre d'interprétation, sous la direction de Serge Chaumier et Daniel Jacobi, Ed. Complicités, 2009.
mercredi 11 novembre 2009
Fragonard à vif
Incroyable musée ! Il y a en a de toutes sortes et celui-ci est tout sauf banal. Lieu d’études pour les apprentis vétérinaires, le musée de Maison-Alfort est un digne représentant de ces musées universitaires qui ont pour fonction première d’être un instrument didactique. Héritier des musées du XIXème, sa récente rénovation n’a rien entamé de son originalité et du témoignage de ce pan de l’histoire des musées. Le lieu est évidemment connu pour ses écorchés de Fragonard, impressionnant résultat d’une histoire de la médecine à laquelle Van Hagens se réfère et à laquelle il fait des clins d’oeil. Notre époque est de plus en plus pudique et le politiquement correct interdira sans doute bientôt d’exposer ces foetus pendus dans un bocal ou la main du géant du cirque Barnum. Il faut se presser de voir ça quand on s’intéresse à la muséologie. Apprécions la rénovation du lieu, respectueuse et économe, qui conserve le lieu dans son authenticité. Certes les médiations ne sont pas fabuleuses, mais un audioguide permet au visiteur d’approfondir la visite.
samedi 7 novembre 2009
Homme-Femme : de quel sexe êtes vous ?
Il y aurait tellement de choses à dire sur le sujet ! La différence entre les hommes et les femmes : de la construction sociale de la différence et de l’approche biologisante qui entend souvent suffire à rendre compte des différences. Le féminisme différencialiste, tendance psych&po et l'affrontement avec les culturalistes. L’histoire, l’ethnologie et la théorie féministe, et puis évidemment l’approche queer du genre et la critique des impositions normalisantes, la remise en cause des stéréotypes sur la nature des êtres... L’indétermination sexuelle, la différence entre transsexualisme, transsexuel et transgender... Rappeler que la différence est tout sauf évidente, contrairement à ce que le sens commun imagine... Tellement de choses possibles à raconter sur ce thème si riche et qui anime une vraie controverse et une actualité scientifique en prise à l’idéologie (et il y en reste pourtant si peu...). Comment peut on à ce point passer à côté du sujet, en mêlant indistinctement sans aucune écriture tenue du scénario de l’exposition les éléments les plus hétéroclites ? Excusons le peu de moyen qui explique la « scénographie», pour utiliser un terme un peu excessif au sujet d’une mise en exposition des plus minimalistes... Mais en revanche on ne peut pas cautionner la polémique facile entretenue autour des positions d’Elisabeth Badinter ramenées à une interprétation digne du café du commerce... Reste l’affiche de l’exposition qui est très réussie... mais au risque de produire beaucoup de déceptions par des attentes frustrées...
Jusqu'au 3 janvier au muséum de Nancy.
mardi 3 novembre 2009
Des villes, mais lesquelles ?
Les expositions sur l’urbanisme se multiplient, elles invitent à la comparaison. Le Pavillon de l’Arsenal propose de se pencher sur les grands projets parisiens conduits ou en prévision depuis un an sur Paris et la proche banlieue. Si les vidéos de La ville de demain s'invente aujourd'hui, sont courtes et un peu frustrantes, ne donnant que peu d’informations, en revanche l’exposition Habiter 09/08-09/09 détaille les projets de logements au travers des planches de concours. Effet inverse ! L’austérité et la complexité les rend illisible pour le non initié ou pour celui qui ne veut pas lire des mentions en caractère 9 insérées au milieu de schéma technique.
D’une autre nature est l’exposition présentée à l’Espace Electra. L'Espace Fondation EDF oriente désormais son action sur les thématiques liées au développement durable. Ainsi, la réflexion proposée dans Villes rêvées, villes durables conduit le visiteur à s’interroger sur les choix à faire pour être le plus efficace en la matière. Par exemple, faut-il respecter les demandes majoritaires des usagers qui aiment disposer d’un espace extérieur et d’un pavillon bien à eux, où construire en hauteur pour densifier l’espace, éviter les emprises au sol et multiplier l’occasion des déplacements énergivores ? L’exposition est belle, si on aime le graphisme un peu branché, mais nous ne pourrons pas vous la présenter pour vous donner envie de vous y précipiter, car la photographie est interdite dans l’exposition. Tant pis pour cette institution qui se prive ainsi de paraître dans les blogs et de démultiplier son impact auprès de visiteurs potentiels !
Enfin, citons l’exposition à la Cité de l’architecture Vers de nouveaux logements sociaux et celle sur les matériaux, notamment l’usage de la terre dans la construction, Ma terre première pour construire demain, à la Cité des Sciences. Des expositions complémentaires.
mercredi 28 octobre 2009
Des expositions temporaires durables ?
La Bibliothèque Nationale de France a intégré la question du développement durable dans ses sujets de préoccupation et propose une démarche d'écoconception avec deux expositions actuellement présentées qui sont deux formes différentes en la matière. Si la très belle exposition Ionesco se déploie avec un mobilier en carton, La légende du Roi Arthur prend pour sa part le parti des calicots en tissu pour délimiter les espaces et servir du même fait de support des médiations. Deux beaux exemples en la matière, pour convaincre qu’une exposition peut conjuguer attractivité et respect de l’environnement.
Et sur le fond ?
Ionesco est très convaincante tant par sa forme que par son propos. Le visiteur s’étonne sans doute que Ionesco demeure si contemporain et si présent, alors que l’on aurait pu s’attendre à ce qu’il passe de mode assez vite. Sa puissance de mots demeure et continue de fonctionner. Ses pièces sont jouées, et le spectateur continue de rire.
La Légende du Roi Arthur est plus classique et demeure très proche d’une présentation de la légende de la table ronde et de ses mythes associés. Si les représentations sociales qui continuent de nourrir l’imaginaire contemporain sont présents par des extraits de films dans une séquence introductive, très vite c’est la narration d’une histoire très compliquée qui prend le dessus. Le spectateur s’y perd, et décroche assez vite d’une intrigue trop complexe à nos cerveaux habitués des scénarios binaires américains ! Sans doute que partir du mythe pour l’analyser, davantage que pour le narrer aurait eu plus d’intérêt. Rappeler le contexte, montrer par la légende arthurienne la réalité des réseaux d’échanges européens, la construction de la littérature par les strates d’interprétations mêlées, l’irrigation de l’imaginaire occidental au travers des produits dérivés, voilà qui aurait permis de dépasser l'exhibition de magnifiques manuscrits.
Si on veut mieux comprendre le propos, mieux vaut regarder la séquence de présentation virtuelle sur le site internet : http://expositions.bnf.fr/arthur/visite/album.htm
mercredi 14 octobre 2009
Une crise de la culture ?
Séminaire du Master 2 MMC. Université de Bourgogne. Dijon, le 25 novembre 2009, bât. Droit-Lettres, salle 202, 14 h-18 h. Marie-Ange Rauch (Paris VIII) : Le Théâtre en Mai 1968 Docteur es Lettres et Sciences humaines, réalisateur des premiers recueils d'archives orales pour le Comité dhistoire du ministre de la culture, ex-déléguée générale du Comité d'histoire de l'Union des artistes-SFA. Actuellement, professeur associé au département arts du spectacle - théâtre de l'Universit de Paris 8, membre de l'équipe de recherche scènes et savoirs. A notamment publié : Le bonheur d'entreprendre, enquête sur le rôle des anciens administrateurs de la FOM dans la construction du ministère des Affaires culturelles, La Documentation Franaise/Ministre de la culture. Paris, 1998 ; De la cigale la fourmi, histoire du mouvement social et syndical des artistes interprètes 1840-1960, L'Amandier, Paris, 2006 et Le théâtre en France en 1968, histoire d'une crise, crise d'une histoire, L'Amandier, 2008. Jean-Marc Rémy (Ub) : La crise des intermittents du spectacle Agrégé de Sciences Sociales - professeur de SES en Lycée, Chargé de cours au département de Sociologie de l'Université de Dijon Claude Patriat (Ub) : Une crise de la politique culturelle ? Professeur de sciences politiques à l'université de Bourgogne, fondateur de l'Institut Denis Diderot. A publié Eloge de la perturbation : l'université dans l'action culturelle : considérations autour de l'expérience de l'Université de Bourgogne, Dijon, les Presses du réel,1993 ; La culture, un besoin d'Etat, Paris, Hachette, 1998 et Pas de Grenelle pour Valois, Paris, Carnets Nord, 2009.
Sous la responsabilité de Philippe Poirrier (Pr. Histoire contemporaine)
Doctorant au Centre Georges Chevrier - Dijon (UMR CNRS 5605)
A publié : L'intermittent du spectacle, figure avancée du néo-travailleur ?, Idées, 144, juin 2006 ; Tous virtuoses ? , Revue des Sciences Sociales, 37, mars 2007 ; Inter-mutants, l'intermittence du spectacle entre exception et exemplarité, Socio-logos, mars 2007, n°2 et Extension du domaine de l’intermittence, Interrogations, 2007, n° 4.
mardi 13 octobre 2009
Un site de ressources pour les séminaires

Nouveau ! nous proposons un site dédié aux séminaires prévus dans l'année. Ces journées sont organisées ou co-organisées avec nos partenaires. Pour accéder plus facilement aux programmes et aux informations pratiques :
samedi 3 octobre 2009
Un cycle de conférences éditoriales
Ce cycle de conférences proposé par le pôle " patrimoines " de la MSH de Dijon, en partenariat avec le Centre Georges Chevrier (UMR 5605) et le Centre de recherche sur la culture et les musées (CRCM-CIMEOS), s'adresse aux étudiants de l'Ub, notamment ceux des filières qui préparent aux métiers de la culture. Il sera librement ouvert au public, et participe d'une volonté assumée de démocratisation des savoirs à l'échelle, non seulement du Grand campus, mais de la cité. Les intervenants sont invités en fonction de l'actualité éditoriale.
Programme :
Guillaume Mazeau (MCF histoire à l'université de Paris I Panthéon Sorbonne). [Le bain de l'histoire. Charlotte Corday et l'attentat contre Marat (1793-2009), Seyssel, Champ Vallon, 2009].
le 15 octobre 2009
Bertrand Tillier (PR Histoire de l'art contemporain à l'Ub) [Les artistes et l’affaire Dreyfus (1898-1908), Seyssel, Champ Vallon,
2009]
le 9 décembre 2009
Claude Patriat (PR de Sciences politiques à l’Ub) [Pas de Grenelle pour Valois. Bon Anniversaire Monsieur Malraux, Editions Carnets Nord, 2009].
le 16 novembre 2009
Gérard Noiriel (Directeur d'études à l'EHESS) [Histoire, théâtre et politique, Marseille, Agone, 2009]
le 17 décembre 2009
Xavier Greffe (PR d'économie à l'université de Paris I Panthéon Sorbonne). [La politique culturelle en France, Paris, La Documentation française, 2009].
le 7 ou 14 janvier 2010
Université de Bourgogne
de 17 h à 19 h.
Entrée libre




















